‹ Traité pratique de la détermination des drogues simples d'origine végétaleChapitre 91 sur 331 · KAMALA · texte numérisé non relu

KAMALA

Kamala. — Glandulæ llutlcræ.

Le Kamala est formé de glandes qui recouvrent les fruits du Mallotus phllippinensis Mull. (. llottlera tinctoria , lloxb.). plante des Indes orientales.

C’est une poussière rougeâtre, mêlée de débris d’épiderme d’un jaune-verdâtre sale. Elle rappelle le Lycopode, parla manière dqnt elle s’enflamme et dont elle surnage l’eau, qui ne lui enlève pas de principes. L’alcool et l’étlier au contraire, mis en contact avec elle, se colorent fortement en ronge.

Le microscope montre bien la nature de la poussière ellemême et des débris qui l’accompagnent. Chaque grain rouge du Kamala est une glande de 0,07 à 0,02 millimètres. Elle aune structure toute spéciale, qui permet de la caractériser lâchement. Dans l’intérieur d’une membrane enveloppante jaunâtre

POILS DE CIBOTIUM.

et transparente, on aperçoit de nombreuses cellules en forme de massue, remplies d’une matière résineuse rougeâtre. Ces cellules divergent toutes, dans tous les sens, d’une cellule centrale qui occupe â peu près le milieu de la face inférieure de la glande. — Les débris mêlés à ces grains rouges sont, soit de petites plaques d’épiderme portant des poils à leur surface, soit des poils complètement isolés. Ces poils sont composés de plusieurs branches divergeant en étoile, terminées en pointe obtuse à leur extrémité supérieure.

Le Kamala est recueilli dans les Indes orientales, les Philippines, la Chine, l’Arabie et l’Abyssinie. Son action antivermifuge est attribuée surtout à sa résine, d’où on a extrait un principe colorant particulier, la rottlérine.

Une autre espèce de Kamala a été décrite par M. Fliickiger. 11 se distingue à la simple vue par sa couleur beaucoup plus foncée, d’un rouge presque noirâtre. Au microscope, ses caractères sont très-différents de ceux du précédent.

Les glandes colorées qui en font la partie principale ont une forme ovoïde très-allongée, ou plutôt conoïde de 1,7 à 2 centièmes de millimètre de long. De plus les cellules résineuses, au lieu d’être divergentes d’un centre commun, sont étagées en séries horizontales, sur 4 ou o rangées. — Quant aux poils qui s'y trouvent mêlés, ils sont beaucoup plus longs et tout à fait simples, formés chacun d’une seule cellule allongée.

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