POILS DE CIBOTIUM
ISaromcz, Pcngawaar-Djambi, Paku-Kidang, Pulu. — Pi/i Cibotii. Paleœ Cibotii.
On désigne sous les noms précédents des poils, qui recouvrent la base de diverses Fougères, appartenant au genre Cibotium, ou rapprochées de ce genre. Ces poils proviennent de diverses régions, et, suivant ces régions, de plantes diverses. On les emploie en chirurgie comme moyen hémostatique.
Planciion. — Drogues simples, t. II.
114 POUDRES ORGANIQUES ET POILS
Le plus anciennement connu de ces médicaments est le lïaronicT, ou Agneau «le «cjiliie, Cibotium Baromez Kunze (Polypodium Baromez L.). Un le rencontrait, déjà dans le commerce au moyen âge. La base de ces fougères était revêtue de poils de couleur jaune d’or, et on leur attribuait des propriétés merveilleuses. Dans les Indes orientales, on se sert actuellement de ces poils pour arrêter le sang des blessures. Un lui donne le nom de Pengawaar-Djambi. Il vient dans l'Inde et à Java, de la Cochinehine, de la Chine, de Bornéo, de Sumatra et des îles Philippines.
D’autres plantes, entre autres le Balantium chrysotrichum Harsk., donnent à Java même des poils analogues, que les Hollandais ont substitué au Peugaioaar-Djambi el qui sont connus sous le nom de Paku-Kidang ou Pakoe-hidung.
Enfin les îles Sandwich fournissent en quantité des poils fins et mous, qui proviennent des Cibotium gluucum Hook et Arnott, Cibotium Chamisoi Kaulf. , C. Menzieziï Hook. On peut les employer aux mêmes usages que les précédents.
De ces diverses espèces, la plus répandue maintenant est le Paku-Kidang de Java. Les poils sont mis en pelotes, mais non emmêlés entre eux. Les poils en eux-mêmes sont le plus souvent isolés, rarement réunisplusieursensemble : ils sontlongsde cinq centimètres environ, d’une couleur variant du jaune clair au brun foncé, plus ou moins mêlés de restes de rhizomes ou de pétioles. Les parois sont très-minces et s’appliquent souvent l’une contre l’autre, de manière à ce que les poils, au lieu de rester cylindriques, deviennent rubanés. Des rendements et des rétrécissements successifs les rendent moniliformes et comme formés d’articles de 3 à -4 centièmes de millimètre de longueur. Ces articles sont séparés par des sortes de noeuds, à la hauteur desquels se trouvent des cloisons transversales et des gaines très-minces irrégulièrement dentelées. Les poils se terminent à la partie supérieure en une pointe obtuse, le plus souvent rompue. Au milieu des poils aplatis et tout à lait