MANNE ORDINAIRE
Manne. — Marina.
La Manne découle du Fraxinus Ornus L. Yar. rotundi folia , sauvage dans la partie orientale et septentrionale de la Méditerranée. Dans la nature, on n’obtient qu’une faible quantité de produit, qui découle des points piqués par une cigale qu’on a nommée Cycada orni L. ( Tetigonia om'Fabr.). En réalité, c’est sur les arbres cultivés dans la Douille, la Calabre et la Sicile, et au moyen d'incisions, que l’on recueille les produits. Les rameaux les plus jeunes fournissent la meilleure qualité; les parties âgées de l’arbre donnent une sorte inférieure. La saison influe beaucoup aussi sur la valeur de la Manne. Celle qu’on relire dans les mois secs et chauds est de beaucoup préférable à celle qu’on obtient dans les mois pluvieux de l’automne.
Telle qu’elle arrive dans les pharmacies, la Manne est un produit blanchâtre ou blanc jaunâtre, de saveur douce et sucrée, contenant du glucose, de la dextrine et une proportion variable de marmite. Les produits tels que le glucose et la dextrine lui donnent, par leur fermentation, une consistance molle et grasse ; quant à la mannite, sa quantité plus ou moins grande sert à apprécier la valeur de la substance, d’autant plus estimée qu’elle est plus riche en cristaux de ce principe.
On a distingué un grand nombre de sortes commerciales qui peuvent se grouper autour des types suivants :
1° Mu mie en larmes ou mieux en stalactites (Marina lonya seu cannellata), qui vient surtout de Sicile. Elle est en stalactites, de o à 10 centimètres de long sur 5 à 10 millimètres de large, convexes sur une face, légèrement concaves sur l’autre. La cassure transversale, qui est assez uclle, montre descouches