I. - DE L'OUVERTURE DE L'OBJECTIF
Tous les objectifs n'ont pas la même ouverture.
Or, la distance entre l'objectif et le verre dépoli restant constante, un même point de l'image qui se forme au fond de la chambre noire et y impressionne la plaque sensible reçoit d'autant plus de rayons lumineux que la surface de l'objectif est plus grande.
C'est l'application d'une loi d'optique élémentaire, déjà rappelée : la lumière admise est directement proportionnelle aux surfaces d^ éclairage.
Ici, la surface d'éclairage, c'est-à-dire rouverture de l'objectif, est toujours un cercle.
Et les surfaces des cercles, la géométrie le démontre, sont entre elles comme les carrés des diamètres.
De là cette conséquence que la quantité de lumière admise est en raison directe du carré du diamètre de l'ouverture.
En pratique, cette ouverture de robjeclif doit toujours être délimitée au moins par un grand diaphragme, d'un diamètre un peu inférieur à celui des lentilles; le plus souvent même, en vue d'augmenter la netteté de l'image et de ses plans successifs, l'opérateur doit faire usage de diaphragmes à surface plus réduite, qui diminuent, parfois dans une forte mesure, les dimensions du faisceau lumineux admis par l'objectif.
Le diamètre de l'ouverture utile est donc toujours le diamètre d'un diaphragme, et l'on peut formuler ainsi la loi relative à ce facteur du temps de pose :
Les temps dépose sont im^ej^sement proportionnels aux carrés des diamètres des diaphragmes.
Soit un objectif dont le diaphragme est de o™,o8 de diamètre et un second objectif, de même longueur focale, dont le diaphragme mesure o'",o4 de diamètre : toutes choses égales d'ailleurs, on devra poser avec le second quatre fois plus qu'avec le premier.
En effet: (0,08)2 : (o,o4)2 :: 4 : I.
Il en est absolument de même si, au lieu de comparer les différences d'ouverture de deux objectifs de même longueur focale, on a à comparer les divers diaphragmes d'un même objectif.
L'opérateur doit faire cette comparaison une fois pour toutes el calculer, pour chacun des diaphragmes de son objectif, le coefficient de pose qui résulte de l'ouverture.
Pour opérer ce calcul, il prendra comme unité le carré du diamètre du plus grand diaphragme et le divisera successivement par le carré du diamètre de chacun des autres : les quotients obtenus seront les coefficients de pose et devront être gravés sur les diaphragmes.
Aujourd'hui, d'ailleurs, la plupart des opticiens établissent les dimensions dci ouvertures de telle sorte que le temps de po.^e aille
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en doublant de diaphragme en diaphragme, c'est-à-dire qu'avec le deuxième il soit deux fois ce qu'il est avec le premier; qu'avec le troisième il soit quatre fois ce qu'il est avec le premier, et ainsi "^de suite. De plus, les diaphragmes portent gravés les coefficients de pose qui résultent de leurs diamètres respectifs : i (pour le plus grand), 2, 4? 8, 16, etc.
L'opérateur est ainsi dispensé de tout calcul préliminaire en ce qui concerne ce facteur.