AGRANDISSEMENT
1 (Image égale au sujet)
COEFFICIENTS de pose.
La pose nécessaire à la reproduction du sujcl réduit à —^ est prise pour uiille.
Le temps de pose nécessaire à la reproduction du sujet réduit à -j-j^ est pris comme base. L'image est le -~j du sujet lorsque ce dernier est éloigné de l'objectif de loi fois la longueur focale principale.
Règle générale : i" on obtient la réduction d'un sujet, dans une ))roportion déterminée, en le plaçant à une distance de l'objectif égale à la. longueur focale principale multipliée par le chidre de la réduction augmenté d'une unité; pour réduire au dixième, mettre le sujet à ii fols la longueur focale, etc.; 2" on obtient l'agrandissement d'un sujet, dans une proportion déterminée, en le plaçant à une distance de l'objectif égale à la longueur focale |)rincipale augmentée de la même longueur divisée par le chiffre (le Tagrandissement; pour agrandir au triple, mettre le sujet à I fois et { la longueur focale, etc ( ' ).
. Au delà de la réduction au -j—, il n'v a plus lieu de se préoccuper des variations de la longueur focale; en fait, on peut même, comme on le voit par la Table, les négliger au delà de la réduction au ~,
Nous donnons enfin une troisième Table (Table VIII) ajant trait, comme les deux précédentes, aux coefficients de clarté. Elle est destinée à dispenser l'opérateur, quand il a à reproduire des objets très rapprochés, de mesurer l'allongement que subitalors la longueur focale principale et de calculer la diminution du pouvoir lumineux de l'objectif qui en est la conséquence. 11 lui suffit de connaître la distance du sujet à l'appareil.
Si cette distance devient supérieure à 10 fois la longueur focale principale, les variations du pouvoir lumineux sont très faibles, et il cesse d'être nécessaire d'en tenir compte.
La pose nécessaire à la reproduction du sujet, lorsque la longueur focale égale la longueur focale principale, est prise pour unité. En pratique, cette unité équivaut à celle de la Table VIL
(•) La dislance D du sujet à l'objectif étant connue, le coefficient de poserésul-
D» tant de l'allongement de la longueur focale principale F est donné par -y- r^-'
Les chifTrjs des Tables VII et VIII ont été déduits de cette formule.
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La Table ci-dessus, îl importe de le retenir, a uniquement trait aux variations de longueur focale; elle ne tient pas compte des variations de Téclat intrinsèque du sujet dues à la distance plus ou moins grande qui le sépare de l'appareil photographique (').
m. - DE L\ CONSTITUTION DES LENTILLES.
Reste le troisième et dernier facteur optique : le nombre, la forme et la nature des verres qui constituent les lentilles de l'objectif.
Nous ne pouvions, pour être complet, nous dispenser de signaler ce facteur; mais, hâtons-nous de le dire, il est de peu d'importance. Aussi n'y consacrerons-nous que quelques lignes.
Les corps transparents ne transmettent pas intégralement les rayons lumineux qui viennent les frapper; ils en absorbent une partie et en réfléchissent une autre.
Le verre des lentilles des objectifs n'échappe pas à cette double loi, et la quantité de lumière qu'il intercepte dépend de sa coloralion propre, de la perfection de son poli, des substances employées par l'opticien pour coller entre elles les parties constitutives des lentilles, du nombre de ces lentilles, de leur épaisseur et de leur courbure.
Aujourd'hui, par suite des progrès réalisés dans la construction des objectifs, la quantité de lumière absorbée est presque nulle.
Dans les objectifs à une seule lentille, dits objectifs simples, la somme de lumière réfléchie est également très faible.
Elle est plus importante dans les objectifs à plusieurs lentilles, C'est-à-dire dans les doubles, triples, rectilinéaires ou aplanétiques.
Mais en calculant, comme nous l'avons indiqué, par la mesure du diamètre réel du diaphragme le pouvoir lumineux de l'objectif, on opère, en réalité, une correction qui équivaut à tenir compte de la somme de lumière réfléchie.
En efi'et, le diamètre du faisceau lumineux qui pénètre dans un objectif combiné est toujours sensiblement supérieur au diamètre du diaphragme; dans ces sortes d'instruments, le diaphragme est
(') Voir plus haut, p. /|0, et la Table V, p. 43.
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situéentre les lentilles, et le faisceaulumiueuK, parsuitedesaréfraclion à la traversée de la première lentille, est contracté, qu'on nous passe l'expression, au moment où il a à franchir le diaphragme. La surface utile de ce dernier se trouve donc un peu augmentée.
Cette augmentation, qui est d'environ ~ pour le rectilinéaire, compense à peu près exactement la déperdition de lumière due au phénomène de la réflexion.
Il n'y a donc pas lieu de se préoccuper de celle-ci.
Chez les objectifs à grand angle, la courbure des lentilles exerce une influence spéciale dont il doit être tenu compte. Dans tout objectif, les diff^érents points de l'image ne sont pas également éclairés : Tillumination atteint son maximum au centre du champ de l'instrument et va en décroissant sur les bords. Cette diff^érence d'intensité est d'autant plus forte que les lentilles sont combinées pour embrasser un angle plus étendu. Elle est habituellement négligeable, mais elle cesse de l'être si l'angle embrassé devient c€msidérable.
Cet eflet tient à une triple cause : i" les rayons qui vont former les bords de l'image rencontrent obliquement le diaphragme, ce qui équivaut pour eux à une diminution de la surface de ce dernier : de circulaire l'ouverture devient elliptique; i^ ces rayons extrêmes atteignent la surface sensible à une plus grande distance de l'objectif que les rayons centraux; 3° enfin, ils la frappent obliquement, au lieu de l'atteindre normalement.
Avec un objectif de 70" d'amplitude, l'illumination aux bords du champ n'atteint pas \ de l'éclairage au centre du champ; elle n'est plus que de ^ avec un objectif de 80", de \ avec un objectif de 90"*, et de \ avec un grand angulaire de 100".
On est donc condamné à l'alternative, ou de surexposer le milieu de la plaque, ou d'en sous-exposer le pourtour : de là des épreuves très imparfaites.
Pour obtenir un bon résultat, il faudrait arriver à restreindre la quantité de lumière admise par le centre de l'objectif. On a proposé d'utiliser dans ce but le diaphragme étoile. C'est une petite étoile, à 24 ou 3o rayons, découpée dans du papier noir ou de la tôle mince; le diamètrfe de son novau doit avoir le
double du diamètre du diaphragme employé, et la longueur des rayons doit être déterminée par tâtonnements. Le diaphragme étoile se suspend, au moyen d'un fil métallique très mince, audevant de l'objectif et à une distance telle que les bords du champ soient complètement éclairés.
Pour opérer, on commence par donner à la plaque la pose exigée par la partie centrale de l'image; on place ensuite le diaphragme étoile et Ton continue l'exposition pendant une durée double on triple de la première, en ayant soin de faire tourner, à une ou deux reprises, le disque sur son axe, de façon que les vides et les pleins de l'étoile ne soient ])as visibles sur le cliché.
Cet appareil est d'un emploi trop délicat pour être vraiment pratique. Aussi, sauf dans des cas exceptionnels, vaut-il mieux prendre le parti de surexposer le centre de la plaque, en procédant de tous points comme pour les sujets qui présentent de grandes oppositions ( ').
En résumé, pour le praticien, deux constatations seulement sont à retenir :
i" Toutes choses égales d^ ailleurs, V objectif simple est plus lumineux que les autres sortes d^ objectifs,
2® Dans les cas où Von utilise un objectif à grand angle, il est nécessaire de poser plus longuement, toutes proportions gardées, qu^avec un objectif ordinaire,