‹ Traité pratique de la fabrication des cuirs et du travail des peauxChapitre 119 sur 221 · II. — TRAVAIL DE RIVIÈRE · texte numérisé non relu

II. — TRAVAIL DE RIVIÈRE

1. — Nettoyage — Les peaux arrivent généralement fraîches ouvertes; on les écorne, les refend en 2 à la machine, les décrotte sur le chevalet avec le couteau rond, on les écharne légèrement avec la faux en enlevant simplement la graisse et les lambeaux de chairs inutiles. On les fait tremper au bassin, pour séparer le plus gros du sang, on les rince et on les passe au rasage.

2. — Rasage. — On fait une couche sur le chevalet en superposant plusieurs peaux, l'ouvrier rase les peaux avec un couteau tranchant, à mesure qu'il rase le poil il le ramasse sur la peau avec le dos du couteau et le fait tomber à terre. Les pattes qu'on laisse aux peaux demandent relativement beaucoup de temps. Un ouvrier ne peut guère raser plus de 12 à 15 peaux dans une journée.

On dessaigne les peaux à la rivière ou dans les bassins et après vingt-quatre à trente-six heures, on les fait égoutter sur un chevalet pendant deux ou trois heures. On doit observer les mêmes précautions déjà indiquées pour le trempage des cuirs.

LE HONGROYAGE

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