LE H 0 N G R 0 Y A G E
qui, pendant le mouvement d'oscillation, rouleront d'une extrémité à l'autre de la cuve et fouleront les peaux en même temps que le liquide sera agité fortement.
Ces appareils sont d'un emploi presque général.
4. — Culbutage. — Après la quatrième eau, on plie les bandes en 4 de cul en tête et en doublant le tout, on les met dans des baquets de 80 centimètres de diamètre et 80 centimètres de hauteur et on remplit ces banquets avec Feau qui a servi à aluner de façon à les bien submerger. On laisse ainsi vingt-quatre heures et on les culbute.
Pour cela on les place dans un nouveau baquet en retournant la pile ; on abandonne les peaux huit jours sous cette eau d'alun pendant lesquels elles finissent de se tanner. Quelques fabricants jugent bon de culbuter les peaux une seconde fois et de les laisser huit jours de plus sous alun.
5. — Repassage. — Après ce temps, on foule les cuirs une seconde fois comme le premier foulage en agitant les cuirs un peu plus vivement. On donne 4 eaux, en se servant de la solution de sel et d'alun ou d'alun seul . On culbute ensuite les cuirs dans les baquets dans lesquels on les laisse huit jours, on les culbute une seconde fois et on laisse encore huit jours sous alun.
6. — Séchage- — On met les cuirs égoutterpendant une ou deux heures sur des planches placées en travers des baignoires : le liquide qui s'en écoule tombe dans ces dernières. On fait 4 trous dans la culée de chaque bande : 2 à la patte, 1 à la queue et 1 autre à la nache, on passe une baguette dans ces trous et on les porte au séchoir, en faisant porter les extrémités du bâton sur des perches ou des chevrons horizontaux disposés à cet effet. On ne laisse sécher qu'aux trois quarts, on les tombe, on les débâtonne et on les redresse.
7. — Redressage. — On plie la bande en 2, la fleur en dedans, on appuie les genoux sur le pli, et au moyen d'une baguette de 6o centimètres de long sur 2 centimètres de diamètre qu'on passe
sur la chair de la peau en appuyant fortement avec les deux mains, on redresse la bande, on fait disparaître les plis des pattes et du brochet ; on promène la baguette en partant du milieu du dos et allant vers la culée en passant sur le ventre et les plis qui se trouvent entre la patte et la nache ; on reprend du milieu du dos en appuyant le long de la gorge jusqu'à la tête en passant par les plis de la patte de devant et le brochet. La première bande redressée, on en replace une dessus qu'on redresse de même et on forme ainsi au fur et à mesure une pile qu'on laisse un jour dans cet état.
On les remet en baguette et on les laisse séchera fond.
Le redressage se fait, dans les grands ateliers, au moyen d'un laminoir composé de 2 forts rouleaux de bois ; le premier, fixe, reçoit le mouvement de la machine ou par une manivelle; le cylindre de dessus, plus gros est mobile entre 2 coulisses ; on y fait passer les cuirs pliés en deux à 2 reprises différentes, de manière à présenter au cylindre supérieur les 2 cotés de la chair.