VIT. — PRÉPARATION SPÉCIALE DES PEAUX D'OISEAUX
Pour certaines peaux, comme celles du cygne et de l'oie, on enlève les plumes une à une, afin de ne laisser que le duvet ; pour d'autres, au contraire, on laisse les plumes qui serviront de bel ornement à la parure; tel est le cas des peaux de lophophore, de toucan, de grèbe.
Si les plumes doivent recevoir la teinture, on les teint à ce moment, on emploie à cet effet les couleurs d'aniline qui prennent
bien sur les plumes, où elles donnent des nuances riches. On décolore celles qui sont teintées ou colorées.
On passe sur leur chair une pâte composée d'eau, de farine, de maïs, d'alun, de sel et de jaune d'oeuf, employés dans les proportions de l'habillage de mégisserie. Les peaux sont pliéesen2, chair sur chair ou simplement mises en pile à plat, chair contre chair. On les laisse quatre heures dans cet état en été et un jour en hiver.
On fait sécher les peaux, et ensuite on les tire sur le fer, avec beaucoup de précaution. On leur donne un second habillage avec la pâte, on tire de nouveau sur le fer, et on dégraisse au tonneau.
Les peaux ayant de longues plumes sont passées à la carde à la place du fer.
Si Ton veut donner des reflets métalliques à ces plumes, les dorer, les argenter et leur donner le bel aspect des plus beaux plumages que la nature a orne avec tant d'art et d'harmonie, on traite les peaux par les procédés qui donnent ces résultats et que nous avons décrits pour le maroquin ; l'effet produit sur le duvet ou sur les plumes surpasse de beaucoup les résultats obtenus sur le maroquin.