‹ Traité pratique de la fabrication des cuirs et du travail des peauxChapitre 209 sur 221 · SEMELLES SECOND E S · texte numérisé non relu

SEMELLES SECOND E S

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à 20ra idans saillie.

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Le cuir pour semelle est généralement pris sur toute la longueur de la peau, de la tête à la queue; toutefois, on évite d'utiliser les parties qui avoisinent ces extrémités, lorsque, par suite d'insuffisance de tannage, ces extrémités présentent d'une manière sensible la défectuosité dite filet de verdure. On rejette également les parties de la peau qui portent des marques à feu.

Le bon-bout est en cuir fort de même qualité que celui de la semelle extérieure. Les marques à feu bien guéries et bien tannées peuvent être tolérées dans les bons-bouts, car elles sont susceptibles de faire un bon usage dans cette partie de la chaussure.

Les semelles et les bons-bouts, avant leur mise en œuvre, sont soumis à un battage énergique qui améliore le cuir et en prolonge la durée.

La semelle intérieure dite première est en cuir de vache lisse ordinaire, de 2 millimètres et demi à 3 millimètres d'épaisseur, d'une régularité convenable et sans être trop serré, afin de mieux tenir la couture. Elle porte l'indication de la pointure* marquée

au moment où l'emporte-pièce découpe la semelle; cette marque est du côté du talon.

La irépointe est comme la semelle première, en vache lissée, d'un seul morceau, de 2 millimètres et demi d épaisseur.

La cambrure, le cambrillon, le fer à cheval et les sous-bouts, sont pris dans les parties basses ou défectueuses de la peau. La cambrure et le cambrillon, chacun d'un seul morceau, doivent présenter des dimensions suffisantes pour remplir exactement le vide qu'ils doivent combler, afin de produire un remplissage convenable du brodequin; le remplissage peut être complété au moyen d'un morceau de cuir dit chiquet, collé au bout et au-dessous de la cambrure.

Les bottes et les bottines sont confectionnées comme les brodequins et les sortes de cuir employées sont les mêmes. Les tiges sont en deux morceaux de cuir de vache corroyé et noirci sur chair. Le morceau de l'avant est cambré à froid; l'autre, formant le derrière, est renforcé à sa partie inférieure, par un contrefort. Le] talon ne doit pas comporter, outre le bon-bout, plus de 7 sous-bouts, y compris les fers-à-cheval

Les souliers se confectionnent de môme et avec les mômes cuirs.

En Allemagne, chaque régiment est chargé du soin de chausser ses hommes. Pour chaque bataillon il y a 10 cordonniers, et pour chaque régiment 18. Le nombre des ateliers militaires s'élève à 375 ; chaque atelier est dirigé par un officier, qui, jusqu'à l'âge de vingt ans, où il est entré dans l'armée, doit avoir exercé la profession de cordonnier. Tous les détails de la fabrication de la chaussure réglementaire, sont soumis à la surveillance d'un comité, composé d'officiers, dont le président est le colonel du régiment.

Un régiment consomme en temps de paix de 150 paires de bottes et 100 paires de souliers, soit pour un corps d'armée, 2,000 paires de bottes et 1,100 paires de souliers.

8. — Havresacs. — Le havresac se compose d'un cadre en bois entièrement recouvert d'une toile et d'une peau souple légèrement nourrie. Les accessoires tels que bretelles, courroies^

contre-sanglons, onchapures , etc. , sont cousus avec du fil de chanvre à 3 brins, bien poissé. La patelette, lorsqu'elle est fermée, déborde des flancs de 10 millimètres elle fond de 20 millimètres. Le bord inférieur de l'orifice de la case à cartouches est plus élevé que cette case d'environ 4 millimètres.

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