‹ Traité pratique de la fabrication des cuirs et du travail des peauxChapitre 58 sur 221 · VI. PEAUX DE CHEVAUX · texte numérisé non relu

VI. PEAUX DE CHEVAUX

Les peaux de chevaux sont mises à dessaigner pendantu ne nuit, On les épile en leur faisant parcourir 3 pelains de chaux et elles ne doivent rester qu'un jour dans chaque pelain. Pour 140 peaux on recharge le pelain neuf de 6 hectolitres de chaux. On lave les peaux à fond à l'eau courante. On les ébourre sur un chevalet large et doux au moyen du fer appelé épée. Au croupon, on enlève à la drayoire les trop grandes épaisseurs ; dans les grandes tanneries cela se fait à la machine à refendre. Après cela, on coupe les peaux transversalement pour en séparer la culée et ne transformer en cuir à œuvre que le croupon. On fait du cuir fort avec la culée. On fait macérer pendant cinq ou dix jours dans un bain de fiente de chien, de pigeon ou de poule. (Voir Mégisserie.)

On passe à l'atelier des cuves ; il se compose de 4 passements contenant des jus ainsi gradués : 6 degrés pour le premier, 9 pour le second, 12 pour le troisième, 20 pour le quatrième, au pèse-tannin. Les peaux restent huit jours dans le premier passement ; pendant cette période on les relève 8 fois le premier jour, 6 fois le second, 4 fois le troisième et 2 fois les jours suivants. Elles passent dans le second passement, où elles restent dix jours, et ne sont relevées qu'une fois par jour. Le troisième passement dure jours et se fait comme le second. Le quatrième passement dure quinze jours; pendant cette période on jette dans ce passement 2 corbeilles de tan neuf de 25 kilos par jour jusqu'à concurrence de 7 corbeilles.

En sortant de ce quatrième passement le cuir est tanné ; on l'étiré sur des tables de marbre, on le fait sécher et on le livre au corroyeur avant sa dessiccation. C'est le tannage à la flotte.

Une peau de cheval pesant 10 kilos en perd 3 au travail de rivière et en gagne 4 au tannage. Son poids devient 11 kilos.

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