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IV. MISE EN HUILE DE FLEUR

1. — Nourriture de fleur. — On fabrique cette nourriture en mélangeant parties égales d'huile de baleine blonde et de suif fondu au creton. On commence à faire fondre le suif dans une bassine en fer-blanc ou une chaudière en fonte; lorsqu'il est fondu, sans qu'il soit trop chaud, on ajoute l'huile de baleine et on remue avec une palette jusqu'à ce que la masse soit froide et que la matière soit devenue en pâte lisse et non grenue. Pour éviter ce grenage, quelques corroyeurs ajoutent 10 p. 100 de dégras. On peut employer aussi l'huile de foie de morue et toute huile ou graisse animale. On ne doit pas employer d'huile végétale ou minérale.

2. — Mise en nourriture. — On applique sur la fleur du veau une couche mince de nourriture au moyen de la brosse, on plie le veau en 2 et on le laisse trois jours ainsi, empilé avec d'autres. Sous l'influence de cette composition qui pénètre dans son tissu, la fleur reprend toute sa mollesse et sa finesse ; il se forme une séparation du suif et de l'huile; l'huile pénètre en avant dansl'épider.ne, tandis que le suif reste à la surface de la fleur, l'empâte et la préserve dans les opérations qui vont suivre.

La fleur prend une jolie couleur noisette, égale, sans aucune

marbrure. Pour qu'on puisse obtenir ce résultat, il faut que les peaux soient bien uniformément tannées sur la fleur.

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