Cirage anglais. — On emploie pour le cirage des veaux
le cirage caustique, qui, lorsqu'il est bien préparé, donne de bons
résultats :
f Eau 25
) Gomme arabique 6
) Savon râpé 6
V Noir d'aniline 0,200
/ Huile de foie de morue 50
l Cire jaune 6
B ] Bleu de Prusse 2
I Noir léger 6
\ Glycérine 2
On commence d'abord par préparer le mélange A, on chauffe l'eau à l'ébullition, on y fait dissoudre la gomme arabique, ensuite le savon râpé, ensuite le noir d'aniline. Dans un autre vase, on fait fondre la cire, on y ajoute l'huile, la glycérine, on y délaye peu à peu le noir léger et le bleu de Prusse. On mélange les deux compositions très chaudes ; on laisse refroidir en agitant ; on broie sur le zinc à la main ou aux cylindres de caoutchouc.
Nous avons remplacé la gomme arabique par la colle de graine de lin dont nous donnerons plus loin la préparation.
Le seul défaut de ce cirage, c'est qu'il tire un peu sous la brosse de l'ouvrier ; on remédie facilement à ce désagrément en ajoutant un peu de savon de potasse.
4. — Emploi du cirage. — On prend une douzaine de veaux, on les choisit en les étendant sur la table de manière que les plus grands soient dessous, la chair en dessus, la culée en haut. Le cirage est placé dans une caisse dont l'un des côtés latéraux est enlevé. L'ouvrier prend la brosse à cirer, qui est ronde, de 12 centimètres de diamètre, portant un manche de 12 centimètres de hauteur dans son milieu, à poils courts, 1 centimètre de long ; il la trempe dans le cirage, la frotte sur le bord de la caisse pour bien répartir le cirage sur toute sa surface et pour éviter un trop grand excès, la pose sur la culée et frotte la chair en arrondissant ses coups de manière à bien garnir les chairs dans tous les sens. L'ouvrier se tient à genoux sur les peaux, manœuvrant la brosse des deux mains en appuyant du poids de son corps. Les coups redescendent de la culée au collet ; on fait
les bordages en prenant garde aux bavures que Ton doit immédiatement enlever au couteau.
Le veau doit être noir et, vu au grand jour, il ne doit pas présenter de parties rougeâtres.
La peau cirée est brossée à sec, puis frottée avec la main pour éboaletter ; au moyen de la brosse à crin, on chasse les boulettes de dessus la peau.
Cela fait, on cire les collets. On ne doit pas plaquer le cirage, on doit éviter de cirer en long. Le cirage ne doit pas percer de l'autre côté, à la fleur ; lorsque les peaux sont chargées en nourriture, on doit ménager le cirage.
Un ouvrier peut cirer 6 douzaines par jour.
Les peaux cirées sont pliées en 2, la fleur en dedans, et mises en pile sur le chevalet, on doit les laisser séjourner sous le cirage au moins un jour ; dans les bonnes fabrications, on les laisse deux jours. Pendant ce temps, le cirage se mate, s'égalise et se fixe dans la peau.