‹ Traité pratique de la pneumonie aux différens agesChapitre 22 sur 103 · I.UCAUTt s · texte numérisé non relu

I.UCAUTt s

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que dans tontes ces contrées, sans aucune exception, les fièvres intennittentes et veinlttentes doivent elre considérées connue rares, ou du moins peu communes, tandis qu'on observe le contraire pour les inllammations du poumon.

De tout ce qui précède , il faut conclure , contrairement à l’opinion d’Hippocrate et de J. Frank, que dans les pays marécageux, les pneumonies ne sont pas plus fréquentes qu’ailleurs; il semble même d’abord, que les faits qui précèdent nous autoriseraient à renverser la proposition d’Hippocrate et de J. Frank, et à dire que les pneumonies sont d’autant plus rares dans un pays que celui-ci présente un plus grand nombre de fièvres intermittentes et rémittentes. Cependant, une proposition formulée de cette manière pourrait bien être exacte pour les pays chauds et intertropicaux; niais elle cesserait d’être vraie quand on l’appliquerait aux régions septentrionales, au Canada, par exemple , où nous avons trouvé beaucoup de pneumonies et beaucoup de fièvres intennillentes : j’ai cléinoutrc que la cause qui engendre celle-ci n’esl pour rien dans la production des inflammations pulmonaires ; ces dernières dépendent du climat; les autres, au contraire, ne sont que l’efl’et des émanations marécageuses qu’il est toujours an pouvoir de l’homme de détruire.

On a encore prétendu cjue la pneumonie était fréquente dans les lieux secs et élevés. Cependant , je forai observer avec M. Cbomel , que jusqu’à présent il n’existe aucun fait ejui démontre cette influence. On a même dit que si , à l’élévation du sol Use joignait une saison rigoureuse, l’inflammation des poumons atteignait un haut degré de fréquence; l’on cite à ce sujet l’exemple des troupes françaises qui , ayant séjourné sui' le mont Cénis du 15 décembre au 15 mai , furent aiTectées d’un grand nombre de pneumonies, ])uisque celles-ci formèrent le quart des maladies qu’on observa à cette époque.

Mais de pareils faits, eu les supposant exacts pour le diagnostic, sont encore insufflsans pour démontrer l’influence qu’on suppose avoir été exercée par ta localité. H n’y a rien d’impossible en eflet que le grand nombre de pneumonies cju’on a observées pendant six mois sur le mont Céiiis dépendît de circonstances tout-à-fait fortuites de constitution médicale. iPonr démontrer que l’élévation du sol joue un rôle dans b

ETror,OGIE de l\ pneumonie.

procliiclioii des pldefjinasies pulmonaires, il faudrait connaître exactement le deppé habituel de fréquence de cette maladie , comparativement à ce qu’elle est dans les vallées voisines. Jusqu à ce qu’un pareil travail ait été fait , on doit considérer comme n étant pas encore prouvée l’opinion de ceux qui regardent la pneumonie comme régnant plus fréquemment dans les lieux élevés que dans ceux qui ont une autre exposition.

§ X. — Saisons.

Quoique la pneumonie puisse se déclarer dans toutes les saisons , presque tous les auteurs cependant ont reconnu qu’il y a dans l’année certaines époqvies où la maladie devenait beaucoup plus fréquente. D’après Hippocrate et Aréiée, la majorité des médecins a indiqué la pneumonie comme étant une maladie particulière à l’hiver. Cependant Sydenham dit avoir reconnu qu’elle avait son maximum de fréquence entre le printemps et l’été (1), opinion que Van Swiéten a également soutenue (2). Il est donc probable que ces auteurs plaçaient le maximum de fréquence de la pneumonie pendant les mois d’avril et de mai. Suivant M. Chomel (3) , la pneumonie régnerait particulièrement à la fin de l’hiver, au printemps et dans le commencement de l’été ; elle serait fort rare dans la deuxième moitié de cette saison et pendant l’automne. Ce professeur dit cjue sur 97 pneumonies observées par lui et f>ar M. Louis, à l’hôpital de la Charité, 81 s’étaient montrées de février en août, et 16 seulement dans les cinq autres mois de l’année.

Mes résultats sont assez conformes à ceux qu’avaient obtenus les médecins qui m’ont précédé. Voici en effet comment se sont réparties dans chacun des mois de l'année les 296 observations de pneumonie dans lesquelles j’ai noté la saison.

(t) T. I, p« 398, udit. de B.aumcs.

(2) As'grcdior imprimls autem ilia parle anni quæ inter ver atque cesLaLem ambigens utriusfpic quasi fibida est. In yiphor. § 879, tom. III,

(r>) Loc. cit.f p. 2t 0.

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