SAISONS
Janvier.
Février. .
Mars. . .
Avril. . .
Mai.. . .
Juin. . .
Juillet. .
Août. . .
Septembre Octobi’e. , Novembre Décembre,
Il résulterait de ce tableau , qu’à Paris et chez l’adulte la ] pneumonie aurait son maximum de fréquence dans le mois d’avril; viendraient ensuite dans leur ordre de fréquence les mois de mars, février et mai, décembre, novembre, janvier ; les mois d’août et d’octobre seraient ceux où la maladie est la plus rare. . J’ai étudié l’influence des sai'ons sur les deux sexes, et j’ai obtenu : pour chacun d’eux en particulier les résultats généraux que je viens d’indiquer. Enfin, étudiant séparément l’influence des saisons dans chacune des années 1836, 1837 et 1840 , j’ai vu qu’à l’exception de 1836, où la pneumonie avait été un peu plus fré- I queute pendant le mois de décembre, dans les deux autres années, au contraire , la maladie avait été plus commune dans le (Courant d’avril; fait qui semble confirmer l’opinion de Syden- ‘ ham et de Van Swiélen.
Cependant je dois dire que dans leurs recherches sur les maladies des vieillards, MIVI. Hourmann et Dechambre (1) ont reconnu qu’à l’hospice de la Salpétrière la pneumonie avait son maximum de fréquence dans le mois de mars ; venaient ensuite les iinois de décembre, avril, février, novembre et janvier; tandis ' que dans le canton de Genève, M. Marc d’Espine a trouvé qu’en '1838 le mois de mai avait fourni le maximum de pneumonie;
' que les six mois froids n’en comptaient pas ensemble beaucoup }plus que les six mois chauds réunis (2) ; enfin, cjiie le minimum
(1) Archwes gén. de méd., t. XII, p. 30, 2“ série.
(2) Annnlt-s d’hyg. et de méd. lég, Paris, t 839, t. XXIII, p. 3 et siiiv,
l'ïIOl.OClF DE I.A PNF.lJMOMr.
avait Été pour le mois de septembre. Mais ces résultats n’auront d’importance c|u’autant qu’ils porteront sur un plus p,rand nombre de faits et qu’ils se seront vérifiés pendant plusieurs années de suite.
Les médecins qui se sont occupés de la pneumonie des enfans ont émis des opinions très diverses sur l’époque de l’année où les plilegmasies pulmonaires étaient les plus fréquentes ; ainsi MM. Léger (1) et Delabcrge (2) ayant surtout décrit la pneumonie consécutive à divers états morbides et surtout à la rougeole, ont avancé que la maladie était plus fréquente au printemps et à l’aulomne par cela même que les fièvres éruptives régnent plus particulièrement dans ces mêmes saisons. D’après le tableau qu’on trouve dans l’ouvrage de MM. Rüliet et Barthez (3), les pneumonies franches , les seules dont nous puissions actuellement parler, auraient eu leur maximum de fréquence dans le mois de février. Cependant on ne saurait rien en conclure de général, puisqu’on peut objecter que si le mois de février a présenté le chilfre le plus élevé, on peut en trouver la raison dans la grippe qui régnait à cette époque de l’année. Les relevés de MM. Rufz et Gerhard ont beaucoup de rapport avec ceux que j’ai obtenus pour l’adulte, puisqu’ils indiquent le mois d’avril comme celui où la pneumonie fut la plus fréquente, et que les mois dans lesquels elle fut ensuite la plus commune furent ceux de mars , janvier , décembre, etc.
En résumé, et d'après les faits qui précèdent, on peut conclure que chez les enfans comme chez les adultes et les vieillards, la pneumonie idiopathique ou primitive a son maximum de fréquence à la fm de l’hiver et dans le printemps, surtout pendant les mois d’avril et de mars. Elle est ensuite plus commune pendant l’hiver. Quant aux deux autres saisons , les faits me font présumer que chez les enfans et les vieillards l’automne prédispose davantage à la pneumonie que l’été , tandis que le contraire arrive pour les adultes, comme l’ont démontre les observations que j’ai recueillies, et comme le prouve également le relevé que j’ai fait d’après les cas rapportés dans la médecine pratique de Leroux.
(t) Thèse citée.
(2) Journ. Jiebdom,, 1834, r. II, J». hiH.
(,l) Loc. cit,. p.. 80.