TRHMINAISON DE DA PNEUMONIE
acquis (lans les derniers jours un peu plus d’ampleur et d’huinidite * mais ces nuances étaient trop faibles pour pouvoir rien en conclure sous le rapport du diagnostic. D’ailleurs chez trois malades qui succombèrent à une pneumonie qui n’était encore qu’au 2''- degré , l’auscultation m’avait fourni les mêmes phénomènes que précédemment. Quant au râle muqueux signalé par Laënnec , je l’ai perçu une fois au niveau des parties hépatisées j mais comme ce bruit existait également dans l’un et l’autre poumon, à leur racine et le long des grosses bronches , il était naturel de l’attribuer plutôt à une augmentation de la sécrétion bronchique qu’à rinfiltration purulente de l’organe. Chez trois autres malades, lesoufïle tubaire très rude fut le seul phéno- ; mène stéthoscopique qui fut noté ; enfin sur un dernier individu pendant les trois derniers jours de l’existence, l’auscultation, | pratiquée à différentes reprises , ne fit entendre , au niveau des ! parties frappées de supuration, aucune espèce de bruit normal j ou morbide ; circonstance que nous avons déjà rencontrée dans les cas d’hépatisation rouge. Je dois donc conclure de tout ce qui précède , que jusqu’à présent , l’auscultation n’a révélé aucun caractère physique spécial, qui pût caractériser l’état d’infiltration purulente du poumon. J’admets pourtant que , dans les cas où , après avoir constaté pendant plusieurs jours , dans une portion de poumon, un souffle tubaire sans mélange de crépitation, on distingue dans ces mêmes points, de gros craqueiuens humides ou un râle tout à fait muqueux, on devra soupçonner une infiltration purulente de l’organe dans les points correspondans; quand même le souffle aurait diminué ou cessé. Priais pour que les caractères stéthoscopiques dont je parle aient cette valeur diagnostique, il faut nécessairement qu’ils coïncident avec une aggravation des symptômes généraux. Dans les cas en effet où la pneumonie est arrivée au 3® degré , l’état général devient toujours plus fâcheux ; le faciès est plus altéré; il est parfois pâle, plombé ou jaunâtre; les forces tombent, le pouls se déprime, les dénis et la langue s’encroûtent de matières fuligineuses, un état comateux ou subdélirant se déclare, la res- | piration est plus pénible , et le malade succombe.
Quelques auteurs ontjencore avancé que dans la fonte purulente des poumons, l’expectoration présentait quelques caractères par- ' ticuliers qui pourraient la faire diagnostiquer. On a dit, en effet,