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DIAGNOSTIC DE LA PNEUMONIE

On peut établir que dans la grande majorité des cas, le dia- I gnostic de la pneumonie est un de ceux c|u’il est le plus facile

I d’établir. On peut non-seulement déterminer qu’il existe une

I I inflammation du tissu pulmonaire , mais nous avons vu aussi 1 iqu’à l’aide de l’auscultation et de la percussion, il était possible

tde déterminer le siège précis de la maladie, de la limiter, de lia circonserire , et même de prédire souvent les points cju’elle I (envahira bientôt.

j Le diagnostic de la pneumonie , pour être complet, doit donc (comprendre : 1 ® l’existence de la maladie elle-même ^ 2° le point cdu poumon qu’elle occupe et les parties de l’organe qu’elle a de I lia tendance à envahir ; 5“ le degré auquel elle est parvenue, et ses (différentes terminaisons ; 4° la forme symptomatique et anatounique de la maladie; 5° la pneumonie ayant des points de resssemblance avec plusieurs autres maladies de poitrine, il faut (Connaître les diftérences qui les distinguent, et la manière d’arri- (ver au diagnostic diftérentiel des unes et des autres; 6“ enfin, je tterminerai par dire quelques mots sur le diagnostic des pneuiinonies secondaires.

I §. 1er. Uixe pneumonie cxistc-L-cUc?

Pour diagnostiquer l’existence d’une pneumonie , il n’esl pas nécessaire cpic C(.Lte phlcgmasie s’acconipague de tout l’appareil

l)lAG^OSTlf: DE LA l'M.DMOxME.

symptonialiquc que j’ai décrit piécédejumeut *, mais il suHitde la présence, incine isolée^ cle deux symptômes pour pouvoir affirmer que le parenchyme pulmonaire est le sié{^e d’une inflammation plus ou moins etendue -, je veux parler des crachats roM(ZZdî et du râle crépitant, dont je vais examiner la valeur séméiotique’, j’étudierai ensuite celle que peuvent avoir les autres symptômes locaux et généraux.

Parmi les crachats que j’ai décrits précédemment (1), tous n’ont pas la même importance diagnostique ; c’est ainsi que les crachats sanguinolens ^ briquetés, ceux qui ressemblent à une solution concentrée de gomme arabique, doivent faire soupçonner une pneumonie, mais ne la caractérisent point. Nous les avons en effet rencontrés plusieurs fois, chez des malades n’ayant qu’une bronchite aiguë; les premiers surtout se sont montrés chez des individus atteints d’apoplexie pulmonaire ou de bronchite capillaire avec exhalation sanguine, et, dans aucun de ces cas , ni l’examen de la poitrine ni les symptômes généraux ne pouvaient faire découvrir de pneumonie , enfin chez deux individus, l’examen nécroscopic[ue fit constater que le parenchyme pulmonaire était exempt de toute phlegmasie. On con' çoit très bien d’ailleurs, que lorsque le sang est exhalé lentement et qu’il se mêle aux mucosités, le produitde l’expectoration soit rougeâtre ou jaunâtre ; de même que nous avons vu qu’on pouvait produire ces nuances, en mêlant une certaine quantité de sang à une solution gommeuse, et en agitant le tout dans une fiole; aussi je crois que cette espèce d’expectoration ne saurait caractériser à elle seule une pneumonie ; elle doit seulement la {sàre soupçonner \ elle \nàï(\\xe nne. prohahililé , mais non une certitude.

Il n’en est plus de même des crachats rouillés , abricot , sucre d'orge, safranés , verdâtres-, ceux-là sont pathognomoniques d’une inflammation des poumons au premier ou au deuxième degré, car on ne les retrouve que lorsque l’organe est phlogosé dans un point plus ou moins étendu.

Il est presque inutile de prémunir les praticiens contre une erreur cpii ne peut être commise que par ceux qui commencent l’étude delà pathologie, c’est de prendre pour des crachats

VALrtin DES PRINCIPAUX SYMPTOMES.

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