‹ Traité pratique de la pneumonie aux différens agesChapitre 82 sur 103 · MÉTHODE ALTÉRANTE · texte numérisé non relu

MÉTHODE ALTÉRANTE

ber par les saij^nées l’organisme inflammatoire (1). On croit que l’efficacité dépend en grande partie de l’influence que le mercure exerce sur les gencives; cependant quelquefois l’amélioration a lieu avant que la salivation commence, surtout chez les enfans. On s’est demandé lequel des deux remèdes, du calomel ou de l’opium e'tait utile. Hamilton pense que c'est le calomel et ne lui associe l’opium que pour calmer la douleur, tandis qu’Armstrongattribue à celui-ci une vertu antiphlogistique que le docteur Williams lui conteste. Suivant ce dernier, l’opium est un sédatif pour la toux et la douleur, le mercure agirait au contraire comme antiphlogistique.

Le calomel est généralement administré, malgré ses effets purgatifs , on regarde même comme une chose utile que les premières doses soient suivies de quelques selles, ce qui rend, dit-on, plus facile, plus active, l’absorption des doses de calomel qu’on donne ensuite. En Angleterre , immédiatement après la première saignée', ou prescrit de 25 centigrammes à 10 décigrammes de calomel. ( 5 à 20 grains). Dans la forme sthénique de la maladie on en donne souvent de 5 à 6 décigrammes (6 à 12 grains) et même plus, trois ou quatre fois par jour. La quantité d’opium qu’on associe au calomel varie; si la douleur est vive, on donne pour 3 décigrammes (6 grains) de calomel, 7 centigrammes 122 d’opium (1 grain \fl) ; mais si le cœur a une grande activité, la moitié ou le tiers de celte dose suffit généralement pour empêcher le mercure d’irriter l'intestin, ce qui est le principal objet de l’opium. On préfère quelquefois donner la poudre de Dower ou t(uit autre préparation opiacée, ou bien les sels de morphine. Lorsqu’il y a trouble du côté des fonctions de l’estomac, cfue la langue est sèche, les médecins anglais conseillent de donner le calomel a dose plus petite, ilsen prescrivent alors 5 centigrammes* ou 1 décigramrne, avec parties égales de poudre de Dower, toutes les deux ou trois heures. On peut en continuer l’usage jusqu’à ce qu’un effet soit exercé sur la maladie ou sur les gencives.

J’ai exposé sans commentaires, la méthode altérante employée en Angleterre, dans le traitement de la pneumonie.

(t) Cyrlopcflln nf, firrit. t. TTl, p, ^42,

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