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! ;sse, soulageait les pesanteurs de tête , et avait enfin une action
i urétique (1). Plusieurs médecins ont, à différentes époques ,
I n-éconisé et imité la pratique d’Hippocrate *, je citerai surtout ( libers eu Allemagne (2), et Velasquez Ojeda en Espagne (3).
II. Ciiomel conseille aussi l’emploi des bains tièdes dans cer-?- [l ins cas de pneumonies graves qui s’accompagnent d’une t ivande chaleur avec sécheresse de toute la surface du corps, t uuivant ce professeur, le bain , administré dans ces circonstan- , f.:s, a pour effet fréquent, de rendre la peau plus souple et moins I j iiaude , de rétablir la sécrétion perspiraloire ^ et de favoriser iir nsi le travail de la résolution.
1. Cependant l’emploi du bain dans la pneumonie a paru irrai I; fonnel et même dangereux à quelques médecins ; c’est ainsi que Frank n’a jamais osé l’expérimenter (4), et Laënnec lui reïj rroche de produire quelquefois un trop grand refroidisse-
ii lient (5). Mais on peut facilement éviter cet inconvénient en qconnant le bain dans l’appartement du malade, et même • î icôté de son lit, en ayant soin de chauffer la chambre , d’é-
! iiiter les courans d’air , de maintenir l’eau à une tempéra-^
! lire convenable et uniforme. Il faut enfin que le malade soit |;e3tiré promptement de la baignoire , que son corps soit essuyé ' ivès vite avec des linges chauds, et qu’il soit couché dans un lit i aissiné. Toutes ces conditions se trouvant difficilement réu- ■■ liies dans un hôpital, il est souvent difficile de donner des bains ( lans les cas de pneumonie, mais ce moyen peut être très facile- I ment employé chez les malades de la pratique civile, t J’ai recueilli dansle service de M.Chomel ou dans les salles qui ! lie furent confiées à l’Hôtel-Dieu (annexe) dix observations de ; 1 ineumonie dans lesquelles un bain tiède fut donné. On eut touoiurs recours à ce moyen dans le but de modifier la chaleur I (cre de la peau, et de rétablir les fonctions perspiraloires de tette membrane. Les malades dont je parle doivent être divisés iQ deux groupes; les uns, au nombre de six, prirent le bain
(t) Traité du régime dans les maladies aiguës. OEuvres d’Hippocrate, ^Br ’ad. parE. Littré, Paris, 18*0, t. II, p. 225.
■ Il Çü) Jour/l. de Hufelaiid.
J (3) Mém, Acad, de la lia. Soc,, de iSevilLa, t. 1.
(4) Prux. Par. 11. vol. II. p. 390.
(s) Loc, cit. t. 1, p C57.
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dans la ptiiodo la plus aij>,uë de la pneumonie, eL loisque l’affection continuait à faire de nouveaux progrès , chez les quatre autres, au contraire, le bain fut donné pendant la résolution ou pendant la convalescence même de la maladie, lorsque, malgré la diminution de la plupart des symptômes, la peau conservait encore de la chaleur, de la rudesse, et le pouls un certain degré de fréquence que l’examen de l’état local ne pouvait expliquer.
Des six malades qui furent plongés dans le bain tiède, pendant la période la plus aiguë de la pneumonie, il en est trois qui n’éprouvèrent aucune espèce d’amélioration ; chez les autres, au contraire, et meme chez l’un d’eux dont la pneumonie eut une issue funeste, je notai une diminution considérable dans la chaleur cutanée^ la peau, qui était en outre rude et dure au toucher, devint souple et s’humecta d’une douce transpiration. Cinq de ces malades supportèrent bien leur bain pendant une demi-heure ou trois quarts d’heure, et n’en furent point incommodés , un seul se trouva mal à l’aise dès qu’on l’eut mis dans la baignoire ; l’oppression augmenta ; on fut obligé de le retirer au bout de six ou sept minutes; et il éprouva à la suite une très grande fatigue. Le bain paraît avoir été très avantageux chez 3 des malades auxquels il fut donné pendant la période aiguë de de la maladie , car, quelques heures après, il y avait un sentiment de bien-être; la fréquence du pouls avait diminué, la chaleur de la peau était moindre : ce fut le prélude d’une amélioration qui alla sans cesse en augmentant.
J’ai dit que quatre pneumoniques prirent un bain à une épo- (|ue plus éloignée, lorsque, la maladie étant en voie de résolution, la peau conservait cependant une chaleur, une sécheresse , et le pouls une fréquence qui contrastait avec l’état local. Ces quatre individus su])poMèrent le bain sans fatigue pendant trois quarts d’heure ou une heure. Il eut deux fois pour effet immédiat d’abaisser la température de la peau , de lui x’endre sa souplesse, et de donner au pouls son degré de fréf|uence. Chez les deux autres malades , les effets furent un peu moins marqués; mais, ayant donné un second bain le jour suivant , les symptômes qu’on combattait avaient complètement cessé.
Les faits que je viens d’examiner prouvent, que les bains tic-