‹ Traité pratique de la pneumonie aux différens âges, et dans ses rapports, avec les autres maladies aiguës et chroniquesChapitre 26 sur 76 · DANS LES PNEUMONIES DE LA 1/2 SUPÉRIEURE · texte numérisé non relu

DANS LES PNEUMONIES DE LA 1/2 SUPÉRIEURE

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J'ai également recherché si , dans les pneumonies qui M terminaient par la mort, la dyspnée et la fréquence des respirations étaient plus grandes dans rinflammation du sommet que daas cdile de la base. J'ai précisément observé le contraire. Ainsi, chez 6 individus qui succombèrent à une pneumonie bornée au lobe supérieur des poumons , la dyspnée fut médiocre j et le nombre des respirations ne dépassa jamais 44 ; tandis qne , chez 6 autres sujets qui moururent avec une inflammation du

(l) Archives^ 2<: série, t. XII, p. 44.

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lobe inférieur d^an des poumons, la dyspnée fut beaucoup plus intense que chez les premiers , et les mouYemens respiratoires s'élevèrent deux fgis à 48^ et, chez les 4 autres, à 52 et à €4« Il semble xaèmt, à priori , que rinflammatton des lobes inférieur^ doive produites beaucoup plus de trouble daas les pbénomèMif^. resptcftt^es que. la pneumonie des lobes supérieurs, |iar ccMt seul tpp iit3 premiers soAt plus yolumineux que les seconds , «t ' BOUS ÉftoBS Yu pimédemuient que la dyspnée ei le nombre des respirations était propoilionaé le plus aouvent à l'étendue de l'altération. En géMialks soieis qui ont succombé ont eut terme moyen, 4 ou 6 respiratioBS de plus que ceux qui ont guéri. ^.

Ce que je Yietis de dire de la djspnre et tf e Taecéléralion des mouyemens respiratoires s'applique aussi bien aux adultes qu'aux yieillards. (^ez les i:nfans, et surtout dans les deux premières années de !a vîe^ la gêne et l'accélération de la respiration sont des symptômes bien importants , car on les observe, pour peu que riiéjiatisation occupe une certaine étendue. La fréqueoiji^ de la respiration semble être un peu plus considérable dans le jeune âge que chez les adultes et les vielilards. Ainsi les malades observés par M. Valleix (1) avaient de 30 à 36 respirations par minute; dans un cas même on ne put compter leur nombre, tant elles étaient précipitées. D'après BIM. Hilliet et Bar- ^^ thez (2) , la fréquence des inspirations dans la poieunonie v»» rie entre 30 et 80, chez les enfans de 2 â 5 ans; tandis que deti à 15 elle est entre ^«t 68. Dana la pneumonie du jeune âge, il n'est pas rare de ydir les mouyemens respiratoires, devenus plus fréqueus, être en même temps irréguiiers et saccaclés.'M. Yalldx a obseryé, chez 3 enfans nouveauHotés ^ def inspirations omarrtes et précipitées, pendant lesquelles les épaules étaient soulevées fortement et retombaient irasuite bmsquementt eomme si l'enfant éprouvait une grande fatigue. J'ai constaté ce 'même phénomène chez deux aduHes , mais seulement pendant la durée de l'agonie.

Quel que soit d'ailleuis l'âge des sujets, il est certaines conditions^ telles qu'une grossesse avancée ou une vicieuse con

(l) Cliniques des mml^des enfans^ p. 189. (s) £oc. «f t., p. 403.

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