Ô8 BES SYMPTÔMES DU LA PJNEUMONIE AIGUË
trémités. C'est ainsi qu'il dit avoir vu un jeune komme atteint de pneumonie et chez lequel l'action da cœur était teXement puissante, qu'une pulsation distincte, corresponAalit à diaqne contraction des ventricules, était perceptible dans toutes lesyeines du dos de la main. Je n'ai jamais recherché ce ^lénomèue dont parle Graves, et qui^ dans ce cas particulier, pouvait bien recon^ nidtre quelque cc»nplicàtion cardiaque. Touteibis> il y a deux ans, j'observai quelque chose d'analogue chez itn hoilmie qui était atteint de pneumonie du sommet : chez lui i en eftt, je constatai pendant plusieurs jours l'existence dn ptMds veineux dans la veine jugulaire correspondant au poumon malade. Ce phénomène dépendait certi^inement de la pneumonie seule, car il disparut lorsque celle<i commença à diminuer ; d'ailleurs, le malade n'avait furésenté aucun symptôme de maladie organique du cœur. Je n^ai pu retrouver cette observation ddbs nies car^ tons ; mais ce fait m'avait tellement frappé par sa rareté, à Vé^ poque où je l'observai, que je puis garantir l'exactitude des renseignemens que je viens de donner. Dans la Clinique de M. Bouillaud, on trouve aussi une observation (1) de pneumonie ' dans laquelle on voit que la veine jugulaire droite correspondant au poumon malade, était gonflée , et avait le volume d*nn plume à écrire , tandis que celle du côté gauche était âffidssée. Il est probable que le gonflement de la veine dépendait aussi d'une compression exercée sur ce vaisseau par le sommet du poumon hépatisé. Lorsque la maladie eut diminué d'intensité, on vit que la veine fut beaucoup moins gonflée que les jours précédens ; mais il est à regretter que , lors de la convalescence ou à l'époque où le malade quitta l'hôpital, on n'ait pas indiqué si la veine jugulaire avait repris son volume normal.
5"^ État du sang. Dans Tanatomie pathologique j'ai déjà parlé de l'aspect que le sang présente après la mort, surtout dans les cavités du cœur. Je dois actuellement dire un mot des qualités de ce fluide, que l'on a extrait pendant la vie à Taide de la phlébotomie.
Les auteurs ont reconnu depuis longtemps que le sang qui |novenait d'un individu atteint de pneumonie présentait on caillot ferme, résistant^ dont la surface se recouvrait d'une couenne,
(l)T,II,ol>8. lOc, p. 56.