TERMINAISONS DB LA MIKUMONIE
lioratioaa du survenir aussi dans Tétat local y quoique cependant les moyens d'exploration soient insuffisans pour nous en donner la certitude. Enfin , j'ai dit que chez 26 malades j'atais obser?ë une diminution considérable des phénomènes stéthoscopiquesi chez 8 même ik avait complètement cessé, du moins on n'entendait plus dans les points envahis par la pneumonie, qu'un peu de râle sibilant, quelques buUes de rftle sous«crépitant , rare, disséminé , avec un bruit respiratoire un peu faible, cependant chez eux la fièvre persistait à un degré encore assez intense. Fallait-il croire que dans ces cas la pneumonie s'étant terminée par résolution à la surCaice du poumon , avait continue à s'étendre et à s'accroître dans les parties profondes de l'oigne? La chose était probable pour la plupart des malades , mais chez plusieurs d'entre eux, la diminution de la d^ipnée et des mouvemens respiratoires, les phénomènes n^tib fournis par l'exploration, ne me permettaient pas d'admettre cette supposition. De même , l'examen attentif de tous les autres viscères ne me faisant découvrir aucune -complication inflammatoire , la cause excitante de la fièvre restait tout à fait inconnue.
D'après ce qui précède, on voit que la résolution de la pneu* monie se fait toujours plus ou moins lentement , et jusqu'à* présent je ne connais aucun fait, qui puisse faire soupçonner que les inflanunatlons du poumon puissent se terminer quelquefois par délitescence ; d'ailleurs cette terminaison ne poonait être admissible à la rigueur, que lorsque la maladie n'a pas encore dépassé le premier degré. Dans les cas au contraire où le tissu est plus profondement altéré , lorsqu'il est hépatisé , il est certain qu'il ne peut reprendre sa perméabilité que par une sorte de travail organique qui exige toujours un tem^ plus ou moins long. Toutefois il est certaines circonstances accidentelles, telle que Tinvasion brusque d'une autre maladie qui, aflTectant un organe éloigné, peut arrêter la marche d'unepneumonie et lui permettre alors de se terminer en peu de jours d'une manière favorable. C'est ainsi que M. Andral rapporte dans sa Clinique l'observation intéressante d'un jeune homme de 22 ans , présentant tous les symptômes d'une pneumonie double qui paraissait devoir être fort grave à raison de son intensité et de l'étendue qu'elle occupait. Plusieurs émissions sanguines furent impuissaotesi pour en arrêter les progrès. Un pronostic fâcheux
PÀft RESOLUTION. 3I.T
était déjà porté, lorsque vers la fin du quatrième jour, une éruption yarioleuse se montrant simultanément à la face, sur la poitrine et les bras, on vit les symptômes delà pneumonie diminuer et disparaître bientôt , puisque douze heures environ après Tapparition des boutons, la respiration arait repris sa liberté, les crachats rouilles avaient été remplacés par nue ex|>€cloi*a« tion catarrhale*, et la drépitation avait fait place presque partout au murmure naturel de la respiration (1).
Il est évident que dans ce cas^ le travail inflammatoire doât le poumon était le si^e a été brusquement arrêté dans son déve* loppement et dans sa marche, par l'apparition d'une autre phlegmasie qui, occupant une large surface^ a été asses puissante pour enrayer la pneumonie. Je ne puis pourtant m'empecher de faire obsei^ver ici que l'état fâcheux du malade , que la gravie des symptômes généraux, dépendaient non-seulement de la pneumonie, mais encore des prodromes de la fièvre érap* tive, et l'amélioration qui a succédé à l'éruption^ se remarque dans la plupart des cas analogues. Cependant il est incontestable que la variole a eu ici une action révulsive par rapport à la pneumonie. Cest encore de la même manière et par un mécanisme analogue qu'il faut expliquer le fait rapporté par te professeur Graves, d'un homme, qui ayant une pneumonie am 2*^ degré et présentant tout à coup tous les symptômes d'un choléra indien grave, cette nouvelle affection fit disparaître en 36 heures seulement, tous les phénomènes morbides qui existaient du côté de la poitrine : la pneumonie fut enlevée avec une rapidité dont M. Graves n'avait jamais vu aucun exemple (2). Des faits semblables sont excessivement rares. Il est au contraire assez commun de voir la résolution de la pneumonie coïncider avec l'apparition de certains phénomènesy que l'on regarde généralement comme critiques y et qui vont être étiidÎM en détail dans l'article suivant.
(1) T. 3, 4e édit., p. 433, obs. 60. .
(2) The london medi. and surgi, journal 1835.