AV£C LA PLEURÉSIE
Chez plusieurs malades, les symptômes stéthoscopîqucs propres à la pneumonie, tels que la crépitation , la respiration^ sèche > rude , le bruit de taffetas,' n étaient perçus que pendant les secousses de la toux, ou dans la re^iration profonde qui lui succédait; tandis que si répanchement Tenait à dimî-' nuer^ la crépitation pouvait alors être entendue pendaiit les inspirations ordinaires. En général , c'edt l'abondance de Vé^ panchement ^ c'est Tépaisseur trop considérable de la couche de liquide interposée entre le poumon et Fùreitte, -qui eni'^^ pèche, soit la production des râles,' soit leur transmission^ au-<lehors. Aussi il a suffi , dans plusieurs cas, de déplacer lé.' liquide ou de Fétendre sur une plus grande surface, pour pér^-^ cevoir la crépitation et le soufHe tubaire. C'est ainsi que chez 3 malades affectés de pleuro-pneumonie de la base d'tin des poumons, le 1;4 inférieur du côté correspondant de la poitrine donnait un son complètement mat, et l'auscultation ' pratiquée dans le même point, ne faisait entendre ni le murmure respîra«> toire, ni aucun bruit morbide, lorsque les individus étaient as^ ' à leur séant pendant l'exploration , car cette position avait pour effet d'amonceler tout le liquide dans la partie la plus inférieure ; .mais en faisant incliner les malades sur le côté sain , ou mieux encore, si les plaçant à quatre pattes, on faisait former au* tronc un plan incliné, dont l'extrémité supérieure de la poitrine' se trouvait être la partie la plus déclive, l'épanchement était alota déplacé , il se répandait sur une plus large surface, il comprimait beaucoup moins la partie du poumon qui était enflammée ; auissi on percevait distinctement aux inspirations ordinaires de la cré^. pltation, unie souvent à Un souffle qui n'était, en 'général, perceptible que pendant l'expiration. Ces phénomènes cessaient* dès qu'on faisait prendre de nouveau aux malades la position verticale.
Chez quatre individus dont denx furent observés avec M. lep>rofesseur Chomel| l'épanchement pleurétique survint, ou du moins . augmenta beaucoup à Tépoqne de la résolution de la pneutno* nie. C'est ainsi que chez ces malades, à mesure que la fièvre diminuait ou disparaissait, lorsque les crachats cessaient d'être rouilles , lorsque la douleur de poitrine n'était plus sentie, les symptômes physiques semblaient, au contraire, indiquer une extension Je la maladie ou son fSMage à un degré plus avancé.
La percussion doonait, en cifet, uiie matite plus couiptète ei plus étendue ; la crépiuUon »vait cessé , et avail élé remplacée daus un cas par la leapiraiion broncliique et la broncophonie. Cependant, si ou réflé<: hissait qu'une inatîté était survenue brusquement et sans aucune gradation , sur une grande surface à la fois, si , en oulre, on comparait les pbéuoménes physiqnei aux symptômes généraux et aux autres symptômes locaus, il était impossible de supposer que la pneumonie eût passe au 2° au au 3'' degré ; car s'il en eût été ainsi , l'appareil fébrile fût devenu plus intense, la dyspnée plus considérable, la pl^pacldes symptômes enfin se serait accrue dans la même proportion.
Les symptômes révélés par l'auscultation ont varié suivant la marche que la pneumonie et l'épauckemenl pleurélique ont suivie. Si ce dernier coinuiençait à diminuer avant que la résolution de la pneumonie fût complète , la crépitation, l'expiraliou soulUaule pouvaient être perçues distinctement, quelle que fût la position qu'on donnât aux malades. Si au contraire l'épancheiueut , restant stationnaire pendant quelque temps, ne diminuait que lorsque la résolution de la pneumonie était dt;jà plus ou moins complète, cette dimiautiou était marquée par le retour du muruiure respiratoire; mais celui-ci était très faible, et il pouvait s'écouler encore un ou plusieurs mois avant qu'il eût repi js sa force , son ampleur et sa pureté nonuales.
Les pueuinonies qui se sont compliquées d'un épanchement pleutélique un peu considérable , sont en effet celles dans lesquelles on voit persister le plus longlemps les phénomènes mojbides d'auscultation et de percussion. La résolution de la pneumonie serait , d'après Laënnec , beaucoup plus lente sous l'influence d'un épancbement pleurctique que sans cette circonstance. Cet auteur dit en effet avoir trouvé quelquefois la carnificatioD encore très marquée, quoique les signes de pneumonie eussent cessé depuis plus de i mois. Toutefois je ne puis fixer même approximativement, d'après mes propre* observations , le temps qu'il faut à la nature pour rendre an poumon sa perméabilité et pour organiser les fausses membranes delà plèvrC; car presque tous mes malades ont quitté Ibàpital, eu présentant encore à l'auscultation et à la percussion , divers phéotuoèitGS piOï bidefi, et i} est içipotsîble alors, ||§^~