‹ Traité pratique de la pneumonie aux différens âges, et dans ses rapports, avec les autres maladies aiguës et chroniquesChapitre 53 sur 76 · AVEC LA BRONCHITE · texte numérisé non relu

AVEC LA BRONCHITE

pouvait craindre , qu'un petit tubercule ramolli n^eût ulcéré la plèvre , ou que celle-ci ne se fût déchirée au niveau d'une vési* cule frappée d'emphysème.

$ m. Comptieation avec la bronehite.

Le catarrhe pulmonaire complique fréquemment la pneumonie. Nous avons vu plus haut que chez un quart des malades environ , l'inflammation des poumons était précédée par une bronchite plus ou moins intense ; cependant il arrive que dans la plupart de ces cas, les symptômes physiques de la maladie des bronches sont nuls , à peine marqués , et sont remplacés ou masqués par les phénomènes stéthoscopiques , propres à la pneumonie. Je n'ai pas non plus à m'occuper ici des pneumo* nies qui, en se résolvant, semblent se transformer en catarrhe pulmonaire , qui persiste ensuite pendant un temps plus ou moins long. Je ne dois parler actuellement que des pneumonies qui , dès leur début ou pendant qu'elles sont dans toute leur intensité , se compliquent d'une bronchite appréciable par les phénomènes d'auscultation.

Sur 240 malades chez lesquels les symptômes stéthoscopiques ont été notés avec beaucoup de soin , il y en a 58 , c'est-à-dire le quart environ , qui ont présenté des râles muqueux et plus souvent encore des râles sibilant et ronflant. Il est probable même que le chiffre précédent n'indique pas la véritable proportion dans laquelle la bronchite complique la pneumonie ) car tous les râles qui caractérisent la première de ces afleclions et surtout les râles secs sont essentiellement inconstans; fréquemment on les entend un instant, puis ils cessent pour reparaître encore bientôt après , et cela d'une manière Irrégulière » de telle sorte que plusieurs fois il a pu m'arriver d'ausculter les malades à une époque où ces râles avaient disparu momentanément.

Le catarrhe pulmonaire s'est montré comme complication de la pneumonie sept fpis plus souvent chez l'homme que chez la femme ; il a été proportionnellement plus fréquent de 20 à 30 et de 60 à 75 ans que dans les autres périodes de la vie. On sait aussi que chez la plupart des enfans , de 2 à Ô ans surtout , la pneumonie s'accompagne de catavrtie; maïs le plus souvent

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