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chei (li^s siiJL'ts plus àgéi; car il dil avoir rarement vu les enfans dei[leu:ï à cioq ans succom lier, siinsprésenter des traces de pneumouiesn différens degrés (I), Enfin sur 194 autopsies faites par M. Uaclie à l'bôpilal des eofans dans les aDoées 1832 et 33 l'inflammation du piH'encliyiue pulmonaire a été constatée chez 1 OS sujets, c esl-à-dire ches bejiucoup plus que la moitié (2) ; plus lard je uicLerai de déterminer quelles sont les malftdies aiguës ou cluoiiitjucs de l'eulancc qui se compliquent le plus sauvent dans leur coucs d'uiie plilcgmasie du pounton.
11 est rare de voir «ne pneumonie se développer dans iMpreuiièi;es Usures, ou dès \ci pi'enaiets jours qui suivi;tit la naissance. 3. Frank en a peot-ètre observé nn exemple (3). Toutefois M. Valkix dit anec bcanconp de raison (4) , que ce n'est guère que quelles jours apeè^ raccoiicliement q^ la pncsmonie affecte les uouveau-nés. M. Lombard a calculé [5] que plus du lixièiiK des cufatrs qui sncombent pendant la première semaine de la vie, meurent «vec ou par Ea |ineuinonie ; prop oition qui irait en augmenlant jusqu'à la ntuvièm^ semaine.
heu auteurs ne sont jjuère d'accord eulre eux lorsqu'il s'agit de déterminer ie degré de fréquence que la pneumonie présente dan» cbacunc des périodes que les pli ysiologistes, depuis Hallé, admettent dans IVnfance. Suivant M. Léger, l'inflammation des poumons aurait son maximum de fréquence entre 12 et )4 ans 0>); tandis que Cnniinjr cite, comme en étant plus souvent aiteinl^, les eufan» compris entre 9 mois et 2 ans (7). Celte dcniiàre opinion est confirmée jwr les reclierrbes staliMïcpiEs de M. Lontbard, Cet observateur dit en effet que, de I à 2 an.-!, la piieiniitinie compte pour un tierS^dans le nombre total des affections qu'on observe à cet Age , pi-oiiorlion qui , d'après ce rnàHK observateur, n'existerait à aucune autre période de l'cnfatxe depub la naissance jusqu'à l4 ans. £n réunissant les cas de pneumonie primitive eL secondaire, on voit que, d'après les
(I) Voir .on Mémoire.
(a) Tliiie I83B, n° S60, p. 31.
(S) Praxeos, toI. II, p. a,, p. SI3,
(4) Loc.tit., p. 173.
(a) Loc. cil., p, BT.
(e) J7ièie IBït, n" tS, p. 9.
(T) Me't. chinir. tLvicw, v. XIII, p. 67.
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recherches de MM* Teifnoîs et Riifz, l*inflamfnadtni l[>illtaonaîrc se dévelojypfe aussi fjféquetnnïelit chez les enfam à tattaibëllé que chez ceux qui ont de 2 à 5 ans. l>anS' Idt s^ùtiieUi sùiyaiites, au cdti traire, et jusqu'à Is àh^a prôpcAiion j)àralt aitniniier. Sur 60 enfafits Sltteirit^ dé phehitibiiie ; ët'fldiit BfM. Rîltiet et Bârthès dtit recadUrThbtdtfe,' 40 ttmlèiit dé 2 à 5 jaus, et %0 & 6 à 15. CfÉendatit le-tiotnbrerdes litaf titlàtplti» considérable «liis là èâlle M VM reçoit les en^ns les fUà âgés, et lè|4dinisâioiië y Àtslietit été aussi pKis tidmbrétisës (1). ïies réh^À dé M. fiâfclié ffï) tohtLtmwî àtissi la fiTO^oAtfeti kjàl^ j'ai émise , puisque sur 108 autopsie» il a rencontré la pneumonie 71 fois chee des enfaus de l|^ 5 ans, et 37 fois seule- Vfifgit chez ceux dé 6 à 15 ans. Ces 'fésUltâts diffèrent un peu dé ceux que M. Ift>nibard a publîéii (9); car, d'après ce médecin, les âges le phis scruvent atteints de pneumonie dans l'enfance seraient daâs Pordré dis f^ë(fuénce t 1^ Tâge de 1 à 2 ans ; 2** la treizième année; 3^ le premier" Midis.
Si maintenant fiOds recherchons quelfc) est la fréquence de la ' pneumonie dëpiÛÂ l'âge de la puberté jusqu'à la yieillesséf Mus voyons que les auteurs ne sont pas complètement d'accord entré eux. Suivant Gullen, le maximuitî de firiqaence de la pneumonie aurait lieu de 45 à 60 ans (4). Grimaud la dit plus fréquente dans la vigueut de l'âgée (5), et Laënnec (6), au contraire, pense, avec Arétée (7), que la pneumonie est beaucoup plut commune chea; les vieillards. J. Frank, tout en avouant que là pneumonie affilie plus souvent les personnes d'un âge moyen , convient aussi qoè^ quand la maladie règne épidémiquement , les vieillards en sont surtout affectés (8). Voulant résoudre celte importante question à Taîde delastatistique^M. le professeur Cbomel a publié plusieurs relevés, desquels il résulte que la pneu-*
(4) Loc, cit., p. 77.
(2) Thèse, p, 54.
(5) Loc, ciUy p. 68 (4) Loc» cit,f p. 251.
(9) Loc, cit,, p. 30.
(6) Traité de l' auscultation j t. I; p. 547, 4« édtt»
(7) Loc cit,, L. I. c. ÎO, p. 9. •!.■
(8) Loc, cit., p. 5<3, 344.
100 ETIOLOGIE p£ LA f»N£UUONI£. ^
monie serait un peu plus commune de ÏD à 30 ans qu'à tout autfe âge ; en effet , sur 96 individus atteints^de pneumonie , il en a trouvé 23 âgés de 20 à 30 ans , taudis qu'il n'y en a ea que 9 de 30 à 40, H de Âùk ÔO et 8 de 50 à 60. Dans Tépidemie de 1812 et 1813, la pneumonie a été aussi plus fréquente dans la même période de la^ie y mais à un degré fort différent. Sur 134 indiyidos, 38 étaient âgés de 15 â 30 , 34 de 30 à 45, 38 également de 45 à 60^ 28 avaient plus de 60 ans (1).
J'ai précisé l'âge chez 292 malades seulement , et Toki de fpielle manière ils ont été répartis dans les différentes périwes.
de 15 à 10 tms 84
de 10 à 80 aa|^ . . » . ^ S3
de 30 à 40 ans SS
de 40 à SO^ans. 48
de 50 à£60. 59
de 60 a 70 86
de 70 à^77 10
Voulant étudier plus complètement la question de l'influence des âges dans la production de^ pneumonie ^ et désirant que mes résultats fussent contrôlés par le plus grand nombre d'observations possibles, j'ai réuni les faits contenus dans les relevés de Leroux (2), de MM. Chomel (3), Bouillaud (4), Briquet (5), ce qui m'a donné un total de 630 malades, que l'on doit classer par.rapport à l'âge de la manière suivante :
.de 14 à 30 ans 84
de 30 à 80 ans 190
de 89 à 40 ans. . . . - .117
de 40 ù »0 ans 407
de 50 à 60 ans 84
de 60 à 70 ans 57
au dessus de 70 ans. .... 4 f
G50 (I) Diction, dettiéd., l. XVII, p. 3H, %re ^it. (a) Cours sur les général, de la méd, praU^ t. VI, p. 806 à 555. (5) Dict. de jnéd, , art. Pneumonie» '
(4) Mémoires de Vacad. de méd.^ U VIII, et tlinique médicale de thép^de la Charité y Paris, 1837, t. II»
(5) Archi\>es, S** sc'rie, t. VII, p. 478.
Ar.F, loi
Ce dernier tableau est absolament conforme u celai que y ai formé d'après mes propres observations. Il résulte de leur examen que la période de 20 à 30 ans est celle qui présente le plus grand nombre de pneumonies. Ces deux tableaux semblent également prouver que les inflammations puhnonairei diminuent de fréquence à mesure que les individus avancenl dana la vie. Nous serions donc autorisés à dire avec la plupart dea auteurs modernes que l'âge de 20 à 30 ans constitue une véritable prédisposition pour le développement de la pneumonie. Cependant une pareille conclusion n'est pas très rigoureusement déduite, et l'influence qu'on attribue à l'âge pourrait bien n'être pas aussi grande dans ce cas, qu'on le croit généralement. Si en effet f on observe plus de pneumonies de 20 à 30 que dans les âges quiitiuivent , cela ne pourrait-il pas dépendre en partie du plus grand nombre d'individus qui existent dans cette première péi*iode? C'est ce que prouvent en effet les statistmues dfsda ville de Paris (1). On conçoit sans peine que, s'il y a p^ d'iaoïTidua dans la période de 20 à 30 que dans les autres | on devra y observer ifti plilii grand nombre de malades. Je me suis convaincu, en effet , par des relevés que j'ai fait faire pour deux années sur les registres de THôtel-Dieu que ce sont les individus de 20 à 30 ans qui ont fourni le plus grand nombre d'admissions dans les hôpitaux. £n recbcrchant quelle est l'influence de l'âge dans la production de la pneumonie, et en comparant la fréquence de la maladie avec le chiffre de la population, nous trouvons que les pLlegmasies pulmonaires ont leur maximum de fréquence de 20 à 30 ans; viennent ensuite les â^es de 15 à 20, et de 30 à 40 ; la pneumonie devient moins commune entre 40 et 50 ; mais c'est dans la période de 50 a 60 qu'on rencontre le moins de pneumonies chez Tadulle. En calculant Vïa^ fluence de l'âge, d'après les règles que j'ai posées, on volt donc que la pneumonie continue à être plus fréquente de 20 à 30 ans que dans toute autre période ; mais on peut se convaincre que cette influence de Tâge est moins grande qu'elle ne semblait Tètre d'abord. C'est ainsi qu'eu n'ayant égard qu'aux chiffres des tableaux , on voit par exemple que le nombre des pneumonies
(4) Dénombrement do 4 817i, Voiries Pccherc, statis, sur tarille €Îè Paris,