‹ Traité pratique de la suppuration et du drainage chirurgicalChapitre 139 sur 264 · Mort · texte numérisé non relu

Mort

L’autopsie démontre la réalité d’un empyème communiquant à travers les parois de la poitrine avec le foyer purulent.

Art. 6. — Aliccs angioleucitiqucs «1© l’aisselle.

Jusqu’ici nous n’avons été guidé dans les distinctions que nous avons établies parmi les abcès de l’aisselle que par la considération du siège de ces abcès. Maintenant nous allons les examiner au point de vue des organes qui sont atteints, soit primitivement, soit consécutivement par la phlegmasie.

Nous admettons d’abord, pour les abcès de l’aisselle , que dans la grande majorité des cas , le point de départ de la maladie a été une angioleucite ; qu’il y a par conséquent bien peu de phlegmons axillaires qui n’aient été dans l’origine angioleucitiques. L’examen de nos observations nous fournit une première preuve à l’appui de cette assertion, en nous montrant que la plupart des abcès axillaires traités par nous, avaient été déterminés par des excoriations, des coupures, des piqûres, des brûlures, des solutions de continuité, en un mot, qui avaient intéressé soit

la main, soit l’avant-bras, soit un point quelconque du membre supérieur ou du thorax. D’autres fois c’est un petit bouton que le malade avait écorché, ou bien il s’était servi d’un habit à manches trop serrées, ou bien, il avait l’habitude de porter un corps dur sous le bras, ou il avait fait une chute sur le poignet, sur le coude, et il y restait des traces de cicatrice, — Enfin, sauf de rares exceptions, on pouvait presque toujours obtenir soit par les commémoratifs, soit par l’examen du membre, la preuve d’une inflammation angioleucitique ayant préexisté au phlegmon axillaire.

L’observation suivante nous a paru offrir quelque intérêt en ce qu’elle •se rapporte à une adénite consécutive à cette variété de furoncles que j’ai désignés sous le nom de furoncles agminés, par opposition aux furoncles conglobés qui selon moi constituent l’anthrax. Ces derniers forment une masse globuleuse, sphéroïdale, tandis que les furoncles agminés présentent non plus la forme d’un globe, mais celle d’une plaque.

Dans le cas particulier le travail ulcératif qui a succédé à l’ouverture des furoncles agminés a donné naissance à une adénite phlegmoneuse dont nous avons obtenu la résolution par des émissions sanguines répétées. Voici d’ailleurs l’observation.

Obs. 565. — Adénite axillaire consécutive à des furoncles agminés situés à la partie postérieure de l'aisselle. Avortement du phlegmon par les émissions sanguines répétées. Guérison. — Legent (Auguste), garçon marchand devins, 32 ans, est entré le il septembre 1855 à l’hôpital Lariboisière.

Ce malade, doué d’ailleurs d’une bonne constitution, porte à la partie postérieure de l’épaule gauche des ulcérations que l’on reconnaît avoir succédé à l’ouverture de plaques furonculeuses désignées par M. Chassaignac sous le nom de furoncles agminés. En effet, à côté des ulcérations dont on vient de parler, on voit deux ou trois de ces plaques non encore suppurées. Ces ulcérations ont déterminé un engorgement ganglionnaire du creux de l’aisselle, et c’est pour cette dernière affection que cet homme est entré à l’hôpital.

Le creux de l’aisselle présente une tumeur dure et rouge, dans laquelle on ne constate i point encore de fluctuation. Aussi M. Chassaignac a-t-il cru devoir attendre avant d’en pratiquer l’ouverture par son mode accoutumé, le drainage.

15 septembre. — Application de douze sangsues.

16. — Nouvelle application de sangsues. Dix seulement sont placées au creux axillaire.

17. — Symptômes d’embarras gastrique. Diète et eau de Sedlitz.

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