La suppuration se ralentit. Un grand bain
9. — La suppuration a presque entièrement cessé ; le malade n’éprouve plus ni gêne,
ni douleur dans la partie affectée; il sort et reviendra se faire retirer ses tubes à la consultation.
Obs. 574. — Phlegmon ganglionnaire de Vaisselle droite. Drainage. — Champon Augustine), 20 ans, couturière, est entrée à l’hôpital Lariboisière le 2 septembre 1 856 pour être traitée d’un phlegmon ganglionnaire de l’aisselle droite.
La maladie ne paraît pas reconnaître d’autre cause déterminante que des piqûres d’insectes dont cette femme dit avoir été couverte quelques jours avant le début de son p uegmon. Deux de ces piqûres ont donné successivement lieu à deux abcès. Après cicatnsation de ces abcès les ganglions de l’aisselle se sont engorgés et les mouvemems du bras sont devenus douloureux. C’est alors que la malade se décide à se faire
i>22 PART. III. — DE LA SUPPURATION DANS LES ORGANES.
On constate dans l’aisselle l’existence d’un engorgement ganglionnaire assez considérable, mais on n’y aperçoit pas encore de fluctuation. On se contente pendant quelques jours d’entretenir sur la tumeur des cataplasmes de farine de graine de lin.
Le 5 septembre, la fluctuation commence à devenir sensible; mais on remet au lendemain pour ouvrir l’abcès, parce que l’apparition des règles a eu lieu dans la nuit précédente.
6. — On passe dans la tumeur un tube à drainage, après avoir endormi la malade par le chloroforme.
9. — Céphalalgie violente ; un peu de diarrhée. Deux verres d’eau de Sedlitz.
A dater de ce moment, la malade va de mieux en mieux.
L’engorgement ganglionnaire diminue progressivement.
20. — Le tube à drainage est supprimé, la suppuration tarie. Il ne reste plus qu’un peu d’induration dans la partie. Les mouvements du bras sont redevenus libres et faciles. Exeat.
Obs. 575. — Abcès de l'aisselle. Drainage. Guérison. — Liagre (Charles), 23 ans, mécanicien, entre à l’hôpital Lariboisière le 1er mars 1856.
A la suite d’une piqûre que cet homme s’est faite au bras avec sa lime, un gonflement angioleucitique est surveuu dans cette région, gonflement bientôt suivi de l’engorgement des ganglions axillaires correspondants. Le malade n’en a pas moins continué à travailler et ce n’est que trois semaines après l’accident qu’il se présente à l’hôpital.
2 mars. — On fait au pourtour de la tumeur une application de douze sangsues dans le but de faire avorter la suppuration.
4 . — L’inflammation suppurative continue sa marche. On sent dans le creux de l’aisselle une fluctuation assez obscure ; on pratique une ponction exploratrice pour s’assurer qu’il existe du pus en ce point. Le trocart donne en effet issue à un liquide incontestablement purulent. On traverse aussitôt la tumeur par un tube à drainage.