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Guérison

L’observation suivante peut encore être considérée non-seulement comme réunissant les trois formes sphacélique, ampullaire et phlegmoneuse, mais encore comme un type très-remarquable de l’abcès en bouton de chemise.

Obs. G46. — Durillon froissé sphacélique ampullaire phlecjmoneux. Abcès en bouton de chemise. Section de la carapace épidermique dans tout son pourtour. — Pelletier, 25 ans, rue Moreau, 2, entre à l’hôpital Saint-Antoine le 4 février 1853.

C’est un soldat récemment congédié qui, anciennement imprimeur en papiers peints, n’a repris que depuis peu les travaux de sa profession.

Durillon froissé au talon de la paume de la main. Carapace ovoïde soulevée par du pus. On la sectionne avec des ciseaux dans tout son pourtour. On voit alors dans un trou parfaitement rond une eschare en forme de bouchon qui adhère encore par une partie de sa circonférence. Il y avait perforation du derme. Un peu de pus à la face profonde du derme. Cataplasmes.

Au bout de quelques jours les plaies sont cicatrisées et le malade sort guéri le 8 février.

Indépendamment des suppurations que nous venons de décrire, le durillon froissé peut donner lieu â l’angioleucite du membre supérieur. Nous avons observé cet accident chez un garçon marchand de vin, qui avait eu un durillon froissé de la face palmaire de la main pour avoir poussé pendant quelques jours une brouette pesamment chargée.— Dans cecas la face interne du membre supérieurétaitsillonnée par des cordons noueux, rougeâtres, les mouvements du bras et de l’avant-bras étaient douloureux; il y avait de plus engorgement des ganglions axillaires.

D’autres foison observe les accidents du phlegmon diffus. — Tel était

le cas d'un de nos malades exerçant la profession de maréchal et qui avait eu un durillon froissé de la paume de la main il la suite d’un excès de travail. — L’inflammation, suivant la gaîrie des tendons, avait envahi la partie inférieure de l’avant-bras, qui était rouge, gonflée et œdématiée. On parvint à l’aide des incisions limitatives et des ventouses scarifiées appliquées sous le bras et l’avant-bras à amener le dégorgement des parties malades. Le tendon du fléchisseur superficiel de l’annulaire se nécrosa et la guérison eut lieu néanmoins au bout de vingt-neuf jours.

Nous rapporterons l’observation suivante comme un exemple d’érysipèle phlegmoneux survenu consécutivement aux accidents habituels du durillon froissé.

Ons. G47. — Durillon froissé sphacélique ampidlaire et phlegmoneux. Erysipèle phlegmoneux de l'avant-bras et du bras. Incision. Lavage. Cataplasmes. Guérison au bout de vingt-quatre jours. — Hédouin (Jean), scieur de pierres,. 50 ans, entre à l’hôpital Saint- Antoine le 22 mai 1852.

23 mai. — Depuis huit jours la peau sous-jacente à un durillon épidermique de l’éminence hypothénar est douloureuse. 11 y a aujourd’hui un gonflement assez considérable de la paume de la main avec des traînées rougeâtres sur le bras.

L’épiderme ayant été enlevé, on constate en ce point un petit amas purulent, au-dessous duquel le derme présente une ulcération large comme une pièce de 10 sous; les bords de cette ulcération sont taillés à pic, le fond est parsemé de petits pertuis qui ne paraissent pas communiquer avec les parties profondes, mais qui laissent suinter du sang en assez grande abondance. Tout à l’entour, l’épiderme est comme décollé, et le demie, trèsvasculeux, laisse encore suinter du sang par différents points.

Bain local, cataplasmes.

25. — Toute la main présente de l’empâtement ; le pus ne s’écoule que difficilement par les perforations ulcéreuses du derme.

Bains locaux. Cataplasmes.

20. — On fait une incision au niveau de l’ulcération du derme, et par la pression on fait sortir une quantité de pus considérable.

Cataplasmes.

Dans cette variété de durillon froissé, la suppuration semble s’être produite d’abord dans deux points indépendants l?un de l’autre : d’une part la surface du derme, et de 1 autre le tissu cellulaire sous-cutané. Ce n’est que consécutivement que les ulcérations du demie sont venues établir une communication entre les deux foyers primitifs.

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