‹ Traité pratique de la suppuration et du drainage chirurgicalChapitre 183 sur 264 · Guérison complète · texte numérisé non relu

Guérison complète

Obs. 672. — Dactylite sous-périostique. — Portesa (Louis), 23 ans, fabricant de cages, entre le 24 avril 1853, à l’hôpital Saint-Antoine, salle Saint-François, 12.

Il y a dix jours, ce jeune homme sentit au doigt médius, au niveau delà seconde phalange, un point douloureux lancinant. Pendant la nuit, la douleur fut assez forte pour empêcher tout sommeil. Le lendemain, le doigt était rouge et fortement gonflé. Un médecin pratiqua, sur toute la longueur de la face palmaire du doigt, une incision qui ne fut pas assez profonde pour amener un dégorgement salutaire. En conséquence, on fit, le jour même de l’entrée à l’hôpital, une large ouverture qui livra passage à une assez grande quantité de pus. Une sonde introduite par cette plaie expulse la première phalange qui est dénudée, mèche dans le foyer. Cataplasmes.

Le malade ne se rappelle aucune circonstance qui ait pu provoquer le développement de son airection. Mais la profession qu’il exerce, et qui l’expose à se blesser souvent les doigts, explique l’apparition des accidents que nous constatons. Ce n’est pas en effet la première fois que ce malade est atteint de panaris. En 1 845, il en eut un qui siégeait au niveau de la première phalange de l’annulaire gauche. Quelques jours après, un nouveau panaris se développait à la seconde phalange du pouce. En 1851 un troisième panaris se manifesta sur la phalange métacarpienne du doigt médius delà main gauche.

29 avril. — La première phalange du médius de la main gauche est complètement nécrosée. Incision sur la face dorsale du doigt. Extraction de l’os mortifié.

7 mai. — L’extension des accidents inflammatoires à la paume de la main nécessite le débridement de cette région.

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