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Plus de fièvre; état général bon

9 août. — Guérison.

Les abcès angioleucitiques, qui sont si fréquents à la jambe et à la cuisse, peuvent s’observer aussi dans la région péri-malléolaire. Dans l’observation suivante, qui offre un exemple de cette variété d’abcès, on verra que la formation du pus fut précédée de tous les symptômes généraux qui accompagnent le début de l’érysipèle, et que, le foyer une fois ouvert, on put réussir par le lavage et l’occlusion à obtenir la réunion primitive des parois de l’abcès.

Obs. 778. — Abcès angioleucitique péri- malléolaire. Ouverture , lavage , occlusion. Réunion primitive. — Bézard (Amélie), âgée de 23 ans, polisseuse, entre à l’hôpital Saint- Antoine, le 23 février 1850, salle Sainte-Marthe, 12.

Depuis environ un mois, cette femme avait au talon gauche une écorchure de la grandeur d’une pièce de 50 centimes, déterminée par l’usage de mauvaises chaussures. Quinze jours avant son entrée à l'hôpital, elle est prise tout à coup d’un frisson suivi de chaleur, céphalalgie, nausées, etc Ces accidents durèrent peu, mais s’accompagnèrent presque immédiatement d’un gonflement douloureux à la partie inférieure et postérieure de la jambe gauche. A cette époque c’était surtout à la naissance du mollet qu’existaiL un noyau d’engorgement douloureux marqué encore aujourd’hui par un peu d’induration et de desquamation de l’épiderme. Malgré ces accidents la malade ne fit aucun traitement et continua à vaquer à ses occupations, mais bientôt, la douleur persistant et le gonflement s’étendant à tout le pied, elle fut forcée de prendre plusieurs jours de repos. Le gonflement disparait, la douleur diminue, mais quatre ou cinq jours avant son entrée à l’hôpital, apparut un peu au-dessus du talon une tumeur de la grosseur d’une noix, accompagnée de douleurs pulsatives et de rougeur de la peau. Le jour de l’entrée, on perçoit déjà un peu de fluctuation. L’existence d’un petit abcès situé immédiatement au-dessus de l’insertion du tendon d’Achille, est évidente.

Pendant deux jours on met des cataplasmes sur la tumeur.

L 24 février la fluctuation est manifeste, la peau est déjà un peu amincie, on donne issue au pus par une petite ponction pratiquée avec la lancette au côté interne du tendon , d Achille. Puis par celte petite ouverture on introduit la canule d’une seringue à hydrocèle. On lave avec de l’eau tiède la cavité de l’abcès, jusqu’à ce que l’eau revienne bien limpide.

On expulse avec soin tout le liquide. On ferme la petite plaie au moyen d’une double cui- j rasse que l’on protège par un linge cératé et de la charpie.

25. — Le lendemain on renouvelle les pièces externes de l’appareil . Un peu de pus a suinté sous les bandelettes.

26-28. — On ne touche pas au pansement. La malade ne souffre aucunement.

4 mars. — On enlève la cuirasse. Toute sécrétion purulente a disparu. L’ouverture de l’abcès est complètement cicatrisée. Les parois du foyer sont adhérentes. La malade est ; parfaitement guérie. On la garde encore quelques jours avant de la renvoyer.

C’est encore au pourtour des malléoles que viennent se fermer et s’ou- i vrir les collections produites par la suppuration de la synoviale de l’articulation tibio-tarsienne, les abcès consécutifs aux tumeurs blanches de cette jointure, les foyers purulents qui succèdent k l’inflammation des fongosités péri-articulaires de cette région. — Enfin on conçoit ; aisément que si les parties osseuses qui concourent à la formation de l’articulation du cou-de-pied sont atteintes de périostite aiguë, d’ostéite, de carie, ou de nécrose, la suppuration à laquelle ces diverses altérations donnent lieu se portant vers les parties déclives, ce soit presque toujours au pourtour des malléoles que s’amassent les produits du travail suppuratif.

Dans l’observation suivante on verra qu’on avait pu penser un instant à un abcès concomitant d’une tumeur blanche tibio-tarsienne, mais des | explorations ultérieures n’ayant fait reconnaître la présence d’aucune i altération osseuse, on a été conduit à supposer qu’il s’agissait d’une suppuration entretenue par des fongosités tendineuses.

Obs 779. — Abcès péri-malléolaire ; trajet fistuleux consécutif. Complication de j l’affection locale par une varioloide. — Jacquet (Euphrasie), 17 ans, est entrée le 29 novembre 1852, à l’hôpital Saint-Antoine, salle Sainte-Marthe, 6.

11 y a six mois, est apparue au côté externe de l’articulation du cou-de-pied et au-dessous de la malléole correspondante une collection purulente paraissant provenir d une tumeur blanche de cette jointure. L’abcès, s’étant ouvert spontanément au bout de deux mois, a laissé un trajet flstuleux qui persiste encore.

Une varioloide s’est manifestée il y a quelques jours, offrant ceci de particulier qu’elle est discrète partout excepté au pied malade où elle offre une confluence remarquable.

En examinant attentivement la région affectée, il ne paraît pas que l’articulation soit compromise comme on l’avait pensé d’abord, car les mouvements du pied s'exécutent libre- 1 ment, et déplus on ne constate en aucun point, ni frottement rude, ni crépitation, en un I mot, aucun signe d’une altération osseuse quelconque. Cataplasmes. .

28 novembre. - L’exploration avec le stylet ne conduisant sur aucun os carié, on incline vers l’idée que la suppuration a été déterminée et entretenue par des fongosités tendineuses.

3 mars. — Exeat.

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