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CHAPITRE PREMIER

SUPPURATIONS EXTRA-MÉN INGI ENNES.

Les suppurations extra-méningiennes comprennent les suppurations : 1° Sous-épidermiques ;

2° Dermiques;

3° Sous-cutanées ;

4° Sous-aponévrotiques ;

5° Sous-périostiques ;

6° Diploïques;

7° Ostéo-méningiennes ;

8° Perforantes du crâne, qui sont à la fois sous-périostiques et ostéoméningiennes.

Ar(. ter. — SuppiirationK soiis-éiiidermiques.

Ces suppurations ne sont constituées, dans beaucoup de cas, que par des ampoules produites par diverses causes, et notamment par l’action du calorique, comme dans la brûlure.

Elles méritent d’atlirer l’attention du praticien au point de vue des érysipèles et des angioleucites dont elles peuvent devenir le point de

départ. . , ,

Le traitement qui nous a paru le plus efficace consiste à ouvrir ces

ampoules purulentes aussitôt qu’on en reconnaît l’existence, à enlever la

totalité de l’épiderme décollé et à toucher la surface qu’elles laissent à

SECT. 1. — SUPPURATIONS CRANIENNES.

nu avec une solution d’azotate d’argent dans la proportion de bgrammes de sel pour 30 grammes d’eau.

Nous ferons remarquer, eu égard à ces ampoules, que celles qui siègent sur la partie postérieure de la peau du crâne développent de préférence I’angioleucite, tandis que celles qui siègent sur l’hémisphère antérieur provoquent plus spécialement l’érysipèle.

Art. î. — SaappuratïoM* ilermûiues.

Nous y rattacherons le furoncle, l’anthrax et l’érysipèle.

§ 1er. FURONCLE ET ANTHRAX.

Ces affections, dans leur forme ordinaire, peuvent se développer à la voûte du crâne comme dans presque toutes les autres parties du corps ; mais il y a ceci de remarquable, qu’on les rencontre, très-rarement dans cette région.

Quant à la forme maligne de l’anthrax et à la pustule maligne, comme elles sont le résultat du contact, et en quelque sorte de l’inoculation de la matière qui provient de la pustule maligne chez les animaux, on conçoit qu’elles puissent se montrer aux téguments du crâne, comme à la face, où on les a observées bien des fois. Je n’ai pas, du reste, trouvé d’exemples particuliers de développement de pustule maligne aux téguments de la voûte du crâne.

Nous ferons remarquer, à l’égard du traitement de ces affections, si on les rencontrait à la voûte, que là, plus que partout ailleurs, elles réclameraient la plus grande promptitude dans l’emploi des moyens de traitement, à savoir :

L’incision pour l’affection non maligne; la cautérisation pour l’affection à l’état de malignité.

En effet, dans cette région il y a une gravité particulière qui tient au danger de voir survenir le phlegmon érysipélateux du cuir chevelu; maladie dont la gravité est connue de tous.

Il y a encore celte double raison que les accidents inflammatoires et d’étranglement, dans cette région, donnent lieu à des douleurs comme névralgiques, d’une intensité extrême, et qui doivent être considérées comme prédisposant au délire eL à la méningite ; que, de plus, il y a im périeuse nécessité d’arrêter le plus tôt possible l’envahissement de la région cervicale et l’irradiation plus rapide ici peut-être que partout ailleurs de l’intoxication charbonneuse.

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