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SECTION VI

SUPPURATIONS PÉRI-MAXILLAIRES.

Sous le nom de suppurations péri-maxillaires, nous comprenons une foule de collections purulentes variables dans leur origine, mais ayant toutes ceci de commun qu’elles offrent un rapport de voisinage avec les os de la mâchoire et qu’elles exercent une influence plus ou moins marquée sur les fonctions de l’appareil maxillaire.

On verra, en effet, par la lecture des observations nombreuses que nous avons recueillies sur ce point de clinique, que certains phénomènes, tels que la contracture des muscles des mâchoires, les altérations dentaires ou alvéolaires, les troubles de la fonction digestive, jouen t un rôle incessant dans lapalhogénie et dans la marche de ces affections, qu’ils font naître des indications spéciales pour le traitement et qu’au milieu de l’histoire commune des abcès, ils impriment un cachet particulier à ceux qui se développent dans le voisinage de l’appareil maxillaire.

Nous admettons deux grandes classes d’abcès péri-maxillaires : les abcès sus-maxillaires et les abcès sous-maxillaires .

Le nombre des abcès sous-maxillaires, ainsi que le prouvera la série des faits que nous ferons connaître, l’emporte de beaucoup sur le chiffre des abcès sus-maxillaires. Mais ce n’est pas là la seule différence qui sépare ces deux grandes classes d’abcès.

Ainsi, tandis que l’abcès sous-maxillaire exige presque constamment l’intervention de l’art chirurgical et veut être ouvert de bonne heure, sous peine d’entraîner des conséquences plus ou moins graves, la guérison de l’abcès sus-maxillaire peut, dans bien des cas, être complètement, abandonné à la nature. Et cela est heureux, car il faudrait inciser sur la joue et l’on aurait tous les inconvénients inhérents à ces sortes d’incisions.

Il y a encore une autre différence non moins importante. L’abcès sous-maxillaire ne peut être ouvert par la bouche pour deux raisons : la première, c’est qu’on obtient difficilement, dans ces cas, l’écartemenl des deux mâchoires ; la seconde, c’est qu’en supposant qu’il n’y eût pas de difficultés d’exécution pour pratiquer l’ouverture par la bouche, il y aurait des inconvénients à ce que la plaie destinée à l’évacuation du foyer en occupât la partie la plus élevée. Or, ces raisons n’existent nullement pour l’abcès sus-maxillaire.

Ces deux classes d’abcès sus et sous-maxillaires comprennent chacune cinq espèces différentes d’abcès, savoir : les abcès phlegmoneux sim-

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