Ya très-bien. Suppuration presque nulle
17. — Les tubes sont enlevés. Le malade sort en voie de guérison.
L’observation suivante se rapporte à une forme d’abcès en contre- bas ; dépendant de suppuraLions siégeant à l’extérieur du cartilage du conduit auditif. Si ces abcès ne sont pas ouverts, -ils peuvent s’étendre jusqu’à la région du cou. Si, au contraire, on établit à travers la tumeur empâtée un tube à drainage, on conjure les accidents, on les localise et la guérison ne tarde pas à arriver.
Obs. 361. — Phlegmon circonscrit de la région parotidienne consécutif à un abcès de l’oreille. Drainage. Guérison. — Prost, âgé de 27 ans, est entré le 23 décembre 1854 à l’hôpital Lariboisière.
Il y a dix-sept jours, ce malade a commencé à éprouver dans l’oreille des douleurs assez vives*. Trois jours après, un abcès s’est ouvert et du pus a coulé par le conduit auditif externe.
Le 1 1 décembre, le malade s'est aperçu qu’une grosseur s’était formée derrière le lobule de l’oreille, grosseur très- douloureuse au moindre contact.
SECT. VI. — SUPPURATIONS PÉRI-MAXILL'AIRES. i'J7
Au moment où cet homme entre à l’hôpital, on constate une tuméfaction occupant Tes! pace compris entre l’apophyse mastoïde en arrière, le bord postérieur de la. branche. verticale de la mâchoire inférieure en avant et le conduit auditif externe en haut. Cette masse phlegmoneuse présente de l’empâtement, mais pas de fluctuation manifeste. On établit néanmoins dans la tumeur un tube â drainage par lequel s’écoule une petite quantité de pus. Cataplasmes.
26 décembre. — La suppuration est plus abondante.
Les jours suivants la suppuration diminue, et le 31 décembre, l’anse élastique ayant été retirée, le malade sort sur sa demande.
Il est des abcès péri-maxillaires qui doivent au voisinage de la cavité buccale de fournir un pus d’une fétidité extrême. Cette circonstance n a rien qui doive nous surprendre; cependant, comme un grand nombre d’abcès placés dans la môme région qu’occupait celui dont nous allons parler ne donnent pas lieu au même phénomène, nous avons cru devoir rapporter l’observation suivante, comme exemple de l’odeur repoussante que présentent dans certains cas ces sortes de foyers purulents.
Obs. 362. — Abcès fétide de la région parotidienne . Drainage. Guérison. — Goudant (Désiré), 38 ans, gaveur de pigeons, demeurant à Montmartre, rueMarcadet, 1 4 , est entré le 8 novembre 1856 à l’hôpital Lariboisière.
Ce malade se présente avec un abcès assez considérable siégeant dans la région parotidienne au voisinage de l’angle de la mâchoire inférieure. L’examen de la bouche ne fait reconnaître l’existence d’aucune cause appréciable d’abcès : point de dents cariées, point d’encapuchonnement de la dernière molaire, point d’oblitération du canal de Sténon. Rien ne fait supposer qu’il s’agisse soit d’un abcès angioleucitique, soit d’un abcès parotidien proprement dit. Peut-être l’exercice auquel la profession de ce malade l’oblige est-il pour quelque chose dans la production de l’abcès. Cet homme raconte, en effet, qu’il gave tous les jours une quantité considérable de pigeons, opération qui consiste à lancer avec la bouche dans le gosier de ces animaux des graines et une certaine quantité d’eau. On conçoit, dès lors, que la dépense de force musculaire que nécessite cette opération ait amené une fatigue locale qui aurait prédisposé au développement de l’affection actuelle.
Quoi qu’il en soit de cette étiologie, l’abcès est ouvert par le drainage, et le tube passé dans la tumeur donne immédiatement issue â un pus épais, verdâtre et d’une odeur alliacée suffocante. Cette fétidité extrême de l’abcès est attribuée au voisinage de la muqueuse buccale.
Les jours suivants, une amélioration notable a lieu. Le pus s’écoule facilement par le tube et toute douleur disparaît.
Le 20, on supprime l’anse élastique et le malade sort guéri.