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Guérison, sauf un reste d’empâtement

Obs. 365. — Vaste abcès phlegmoneux simple de la région sous-maxillaire gauche. Lavage. Occlusion. — Panis (Auguste), âgé de 17 ans, rôtisseur, entre â l’hôpital Saint- Antoine le 27 décembre 1853.

Ce malade présente à la région sous-maxillaire gauche un vaste abcès datant de quinze jours et dont la cause est un coup de poing. Cet abcès ouvert par ponction fournit une quantité de pus qu’on peut évaluer à environ un demi-verre. Lavage abondant. Pansement par occlusion.

SECT. VI. — SUPPURATIONS PÉRI-MAXILLA1RES.

28 décembre. — Le pansement ayant été renouvelé, on trouve la cuirasse remplie de pus. Du reste, le malade a éprouvé un soulagement considérable. Il a recouvré la liberté complète des mouvements de la mâchoire, et la tuméfaction a presque entièrement disparu.

1er janvier. — Sortie du malade et guérison complète.

Obs. 3GG. — Abcès sous-maxillaire phlegmoneux simple , traité par le lavage et l’occlusion. Guérison. — Kahn (Jean), 30 ans, menuisier, entré à l’hôpital, service de médecine, dans les derniers jours de septembre, est placé le 11 octobre 1850, dans le service de chirurgie, hôpital Saint-Antoine.

Il y a onze jours à peu près, cet homme éprouva, sans cause connue, du moins par lui, car il est interrogé sur ce point avec beaucoup de soin, éprouva de la douleur à la région sous-mentale. Sur ces entrefaites, il entre dans le service de M. Grisolle. Les douleurs continuèrent ainsi que le gonflement, et notre honorable collègue, reconnaissant un phlegmon sous-maxillaire, dirigea le malade sur notre service.

A l’examen nous reconnaissons que nous n’avons point affaire à un de ces phlegmons sous-maxillaires latéraux, comme on en voit si fréquemment à la suite des gingivites circonvoisines des dents molaires cariées, chez des gens qui prennent peu de soins de propreté. C’était un phlegmon médian d’abord, puis bilatéral 'par propagation à partir du point central primitif.

Le 11, à la visite du matin, ponction de l’abcès sur la ligne médiane. Lavage aussi complet que possible. Pansement par occlusion.

Le 12, il y a eu peu de douleur; cependant il existe encore un peu de sensibilité à droite. On ne lève pas la cuirasse. Appétit. Potage et bouillon. Il y a, dans ce cas comme dans tous les autres, tant de bien-être dès le lendemain de l’opération, qu’on ne peut s’empêcher de comparer la situation du malade à celle d’un sujet atteint de plaie avec corps étranger et de laquelle on a retiré l’agent d’irritation.

13. — Le malade est comme la veille. Cependant il a ressenti quelques douleurs à gauche. On ne lève pas l’appareil.

H. — Le malade se trouve encore mieux que les jours précédents. On lève la cuirasse. Du pus très-liquide s’écoule par la petite plaie. La liquidité de ce pus est remarquable. Nouveau lavage aussi complet que possible. Réapplication des bandelettes. Du reste pas d’accident d’aucun genre. Appétit.

15- — Ce matin le malade dit se trouver très-bien. Cependant il éprouve encore un peu de sensibilité à gauche. La cuirasse n’est pas levée.

IG. — Ce matin, le col est douloureux, il y a eu un peu de fièvre hier soir. On lève la cuirasse. Rougeur, tension, sensibilité, issue d’une petite quantité de pus. Lavage, application d’une ventouse aspiratrice. Occlusion, linge cératé.

16, 1T, 18 et 19. — Le recollement des parois de l’abcès est complet. Nulle douleur. Aucun accident. Appétit.

20. — Continuation du même état. Encore un peu de gonflement à gauche. Plus de suppuration. Cicatrice solide.

21. — Guérison complète. On garde encore le malade quelques jours pour l’observer. Il sort le 25 octobre dans un état tout à fait normal.

C’est là un exemple de tout ce que présente de plus grave l’insuccès qui suit une tentative laite dans le but d’obtenir la réunion primitive des abcès.

• Abcès phlegmoneux simple sous-maxillaire. Ponction. Cataplasmes. Guérison. — Vier (Emilie), 20 ans, domestique, entre à l’hôpital Saint-Antoine le 10 juillet 1849.

Elle a senti la mile â l’angle de la mâchoire inférieure une douleur lancinante. Elle re-

marque qu’en ce point la peau est plus rouge, chaude, dure et que la douleur est exaspérée par la pression. Cataplasmes.

Le lendemain, on applique en ville 6 sangsues sur le point douloureux. Le soir même entrée à l’hôpital.

1 1 juillet. Au niveau du maxillaire inférieur et des parties voisines la peau est rouge, tuméfiée, chaude et rénitente. L’examen de la tumeur est très-douloureux. Un peu de fluctuation; ponction pratiquée sur le point le plus déclive. 11 s’écoule d’abord du sang, puis du pus, en beaucoup plus petite quantité que ne le faisait supposer le volume de cette tumeur. Mèche dans la plaie. Cataplasmes.

suppuration est presque nulle. Les parties molles sont encore indurées, mais indolentes. Il n’existe plus de fièvre.

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