Lesein n’est plus aussi douloureux
30. — La rougeur inflammatoire et la douleur ont reparu avec une nouvelle intensité. Le pus ne trouve pas un écoulement facile par l’incision. On passe dans le foyer au moyen d’une contre-ouverture un séton perforé.
22. — Amélioration notable ; le gonflement, la douleur et la rougeur sont tombés ; le pus sort librement.
28. — La suppuration tend à diminuer très-notablement. État général excellent. La malade quitte l’hôpital avec son séton.
3 novembre. — La malade est revenue à la consultation, comme on l’y avait engagée. L’écoulement purulent a cessé. On supprime le séton. Les plaies sont en voie de cicatrisation.
Nous ne saurions trop accumuler les preuves en faveur de ce fait que, pour avoir tenté la réunion primitive, on ne compromet rien, on ne retarde nullement la réunion secondaire, qu’il y a par conséquent avantage, au moins en ce qui concerne un grand nombre d’abcès, à tenter cette réunion primitive. L’observation qu’on va lire est en effet relative à des abcès que nous avons d’abord traités par la méthode du lavage et de l’occlusion. Après avoir ouvert ces abcès, nous les avons recouverts d’une cuirasse de sparadrap dans l’espoir d’obtenir une réunion par première intention. Or qu’est-il arrivé? Cette réunion n’a pas eu lieu. A la cuirasse nous avons substitué les canules en Y et les cataplasmes et au bout de dix-huit jours les foyers étaient cicatrisés et la malade sortait parfaitement guérie de l’hôpital. Ces faits portent donc avec eux des enseignements assez utiles pour que nous ne devions pas négliger, quand ils se présentent, de les mettre sous les yeux du lecteur.
Obs. 413. — Abcès des deux seins. Lavage ; occlusion, puis canules en Y et cataplasmes. Guérison au bout de 18 jours. — Nagot (Lucie), journalière, 32 ans, est entrée il l’hôpital Lariboisière le 17 février 1855.
Celte femme, accouchée le 23 janvier, a nourri pendant seize jours au bout desquels elle a perdu 1 enfant qu’elle allaitait Le 1 1 février, elle a commencé à éprouver dans les deux seins des douleurs dont l’intensité s’est accrue chaque jour au point de donner lieu il de l’agitation avec insomnie.
Le 17 février on ouvre au sein droit un abcès superficiel situé dans l’aréole du mamelon; on lave le foyer; puis on applique sur la plaie une cuirasse de sparadrap. On ouvre ensuite au sein gauche deux abcès assez profonds qui laissent s’écouler une énorme quantité de pus et quel on traite également par le lavage et l’occlusion.
18. La malade a retrouvé le sommeil ; les soulliances sont devenues très-tolérables etlc sein ne présente plus au toucher qu’une sensibilité médiocre.
Les abcès sur lesquels on .avait tenté la réunion par première intention laissent écouler du pus ; on substitue à la cuirasse la canule en Y et les cataplasmes.
20. — On ouvre au sein droit un nouvel abcès que l’on traite d’emblée par la canule et les cataplasmes.
Du 20 février au ler mars, amélioration rapide dans l’état de la malade. La douleur s’amende, puis disparait; le pus, primitivement verdâtre, devient jaune, puis séreux et finit bientôt par faire place à une sécrétion de lymphe plastique.
1er mars. — Les canules, après avoir été chaque jour progressivement raccourcies, sont définitivement supprimées.
7. — La malade sort de l’hôpital parfaitement guérie après un traitement dont la durée a été de dix-huit jours seulement.
Le drainage ne réussit pas toujours à empêcher la production des abcès multiples, quoique l’expérience nous ait démontré qu’on prévient beaucoup plus sûrement par ce procédé que par aucun autre toute suppuration nouvelle.
Quand on recherche les causes qui font ainsi apparaître successivement dans un môme sein une série d’abcès, on arrive, par une méditation attentive des faits, à admettre que la séparation du parenchyme de la glande en un certain nombre de lobules plus ou moins distincts est bien en réalité, anatomiquement parlant, la condition de la multiplicité de ces abcès ; mais on ne saurait méconnaître d’une autre part que, si le germe de l’inflammation suppurative a été déposé dans plusieurs lobules à la fois, alors môme qu’on réussirait à combattre victorieusement l’effet de cette inflammation dans un lobule donné, il serait bien difficile d’empôcher son développement dans les autres lobules. En d’autres termes, si par le drainage on épuise la suppuration dans un point donné de la glande, on ne la fait pas toujours avorter par cela môme sur d’autres points où elle était destinée à éclater.
Nous ferons observer en passant que, quand la cause inflammatoire a agi û un degré suffisant pour faire naître la phlegmasie suppurative sur plusieurs points de la glande, cette sorte de poussée peut donner lieu à une explosion fébrile qui accompagne la suppuration du premier abcès; mais, lorsque la suppuration vient à se produire successivement dans les autres points, chaque formation nouvelle d’abcès ne s’accompagne pas nécessairement d’un appareil fébrile.
On trouvera dans le fait que nous allons rapporter la confirmation de diverses propositions que nous venons d’avancer.
Obs. 444. — Abcès multiples du sein droit. Incisions : drainage. Guérison. — Iîe/.i (Marie- Louise), 38 ans, journalière, est entrée à l’hôpital Lariboisière le 4 avril 185G.
Cette femme accouchée depuis cinq semaines a perdu son enfant au bout de cinq jours. Peu de temps après, elle a commencé â éprouver au sein droit des douleurs assez vives qui se sont bientôt converties en souffrances intolérables avec accompagnement d’un appareil
fébrile intense. Deux incisions ont été faites pour ouvrir deux abcès dans le sein affecté avant l’entrée de la malade à l’hôpital.
Le 4 avril, cette femme se présente avec le sein droit très-enflammé. On voit proéminer sur cet organe plusieurs bosselures d’un rouge violacé, offrant une certaine résistance et i, rappelant par leur aspect certaines affections caicinomuteuscs du sein.
5. On pratique sur le sein quatre incisions. Quelques instants après l’opération, il se manifeste à l’une des ouvertures une hémorrhagie qui nécessite un débridemcnt et que l’on combat au moyen de la solution de perchlorure de fer et d’un bandage compressif.
7. — On enlève le bandage compressif auquel on substitue les cataplasmes, et on établit des sétons perforés.
l«rmai. — Nouveaux abcès, nouvelles incisions; installation de nouveaux tubes à drai- | nage.
13 juin. — Encore deux nouveaux abcès qu’on ouvre et dans lesquels on place encore des anses élastiques. X
21 juillet. — Toutes les plaies sont cicatrisées; le sein est revenu à son état normal; t l’état général de la malade est excellent. Elle sort complètement guérie.
Nous rapporterons l’observation suivante comme exemple des compli- , cations qui peuvent survenir dans le cas d’abcès du sein. On y verra que malgré l’apparition de deux nouveaux abcès sur le sein du côté opposé, alors que le sein primitivement malade était guéri, malgré une fistule laiteuse, malgré un érysipèle qui s’étendit du sein à la partie postérieure du tronc, la durée totale de la maladie fut assez courte, puisque la malade put sortir parfaitement guérie en moins de six semaines.
Obs. 445. — Abcès multiples des seins. Lavage, canules en Y. Érysipèle ; fistule lai-
Iteuse. Guérison. — Piette (Alexandrine), 22 ans, repasseuse, entre à l’hôpital Lariboisière le 10 janvier 1855.
Cette femme accouchée le 25 décembre 1854 présente un abcès à chaque sein, abcès ac- ! compagné de vives douleurs.
Le il janvier on ouvre les abcès qui fournissent un mélange évident de lait et de pus. Des lavages abondants sont pratiqués; on place des canules en Y dans les incisions, et on fci recouvre le tout de cataplasmes.
13. — Les douleurs sont notablement amendées ; les seins, qui étaient devenus très-senr sibles au toucher, tolèrent très-facilement les pressions.
14. — Il est survenu un état fébrile qu’on attribue à Faction des douches. On suspend •; les lavages; on diminue l’alimentation, et l’on prescrit l’alcoolature d’aconit et un verre . d’eau de Sedlitz à prendre de deux jours l'un.
L’état fébrile disparaît au bout de quelques jours, sous l’influence de cette médication. 24. — On remarque sur le sein gauche un peu d’érysipèle que l’on traite par la solution de nitrate d’argent.
25. — L’abcès du sein droit est tout à fait guéri et la canule supprimée. Deux nouveaux abcès se sont produits au sein gauche. On les ouvre et on place dans les incisions des canules en Y , puis on applique des cataplasmes.
On constate sur le sein droit l’existence d’une fistule laiteuse qui se ferme d’elle-méme au bout de quelque temps.
Les jours suivants un érysipèle phlycténoïde qui n’est peut-être que la ! continuation de l’érysipèle observé précédemment sur le sein gauche
s’est manifesté clans la région dorsale, mais cette fois sans s’accompagner d’aucun appareil fébrile. On Lraite cet érysipèle par des applications répétées chaque jour avec la solution de nitrate d’argent, et l’on obtient la disparition de cet accident.
Les abcès sont en voie de réparation. A la production du pus a succédé la production de la lymphe plastique. On finit par supprimer les canules qui ont été successivement diminuées de longueur. Des bourgeons charnus comblent les ouvertures dans lesquelles elles étaient placées, et le 22 février, la malade peut sortir de l’hôpital complètement guérie de ses accidents primitifs et consécutifs.
C’est dans les abcès volumineux des mamelles, chez les femmes que la formation d’une quantité considérable de pus a plongées dans un état d’épuisement plus ou moins profond, que l’action du drainage est le plus manifeste. Sous l’influence d’un bon système de canalisation on voit s’opérer le dégorgement des seins malades en môme temps que la santé générale s’améliore. C’est que le drainage n’est pas, comme l’instrument tranchant, un moyen temporaire d’évacuation du liquide purulent, c’est un moyen d’évacuation continue et qui prévient par conséquent les effets fâcheux de la rétention du pus, l’engorgement inflammatoire des seins, la fièvre hectique qui Raccompagne, la possibilité de l’infection putride ou de l’infection purulente, etc. Chez le sujet de l’observation suivante on verra qu’il a suffi de six semaines de drainage pour guérir complètement deux seins transformés presque entièrement tous les deux en de i vastes poches purulentes.
Obs. 446. — Abcès volumineux des deux seins. Drainage. Guérison. — Gu yard (Julie), ; 28 ans, journalière, est entrée à l’hôpital Lariboisière le 24 juillet 1856.
Cette femme, accouchée le 15 juin, a commencé à nourrir son enfant. Mais, dès les premiers jours qui suivirent l’accouchement, il se forma aux deux seins des crevasses extrêmement douloureuses. Il s’ensuivit deux abcès qui forcèrent la malade de renoncer à l’allaitement. Des cataplasmes furent appliqués sur les organes malades ; mais, comme les souf- : fiances allaient toujours augmentant et que la malade, en proie à une fièvre intense, sentait ses forces diminuer chaque jour, elle se décida à entrer à l’hôpital.
Les deux seins avaient atteint un volume énorme et semblaient transformés en deux vastes sacs de pus. Le moindre attouchement qui avait lieu sur ces organes arrachait des cris à la malade. 11 existait une fièvre ardente, de l’insomnie, un teint cachectique, avec de l’abattement et une excavation profonde des yeux.
Le 25 juillet, on introduisit dans chaque sein au moyen des trocarts à drainage deux anses élastiques qui donnèrent issue à une quantité énorme de liquide purulent.
Le lendemain soulagement très-prononcé.
Deux jours après, les seins, dont la sensibilité était extrême, étaient devenus assez indolents pour qu’on put les presser en tous sens, sans déterminer aucune douleur appréciable.
19 août. — On ouvre un petit abcès dans le sein droit et on y établit un nouveau tube à drainage.
A dater de cette époque il s’est fait dans l’état local et général de la malade une amélioration très-sensible. L’écoulement du pus a diminué peu à peu, et le 6 septembre la guérison était complète.
L’observation suivante nous offre l’exemple d’une complication trèsfréquente dans le traitement des abcès du sein, nous voulons parler de l’érysipèle. Lorsque cette complication se présente, ce qui est très-rare chez les malades soumis à notre méthode, nous avons recours à l’emploi des scarifications. L’usage que nous avons fait de ce moyen dans le cas qui va être rapporté a suffi pour arrêter les accidents.
Obs. 447. — Vaste abcès du sein droit. Traitement par le drainage. Apparition d’un érysipèle. Emploi des scarifications. Guérison. — Lemoine (Aglaé), 19 ans, couturière, est entrée le 2 juin J 855, à l’hôpital Lariboisière.
Cette femme primipare est accouchée il y a un mois. Elle a nourri son enfant pendant 9 jours, et depuis 10 jours elle souffre du sein droit.
Ce sein est aujourd’hui le siège d’un vaste abcès; la peau est rouge et amincie; il existe de la fluctuation. La malade est endormie au chloroforme et pendant le sommeil anesthésique on établit au moyen du trocart à drainage un séton perforé dans la cavité purulente. Ce tube donne issue aune abondante quantité de pus. Lavage. Cataplasmes.
9 juin. — Lesein droit a cessé d’être douloureux; on peut presser assez fortement sur les parties malades sans éveiller la moindre sensibilité.
10. — Un érysipèle se déclare et s’étend au sein gauche qui devient douloureux et rouge. Huit coups de scarificateur sur les parties envahies par l’érysipèle.
11. — Frissons, fièvre, soif ardente. Encore huit coups de scarificateur; cataplasmes .
14. — Les scarifications du sein gauche sont devenues purulentes. La lièvre a disparu.
16. — L’érysipèle disparait; les phénomènes généraux s’amendent ; le sein gauche reprend son aspect normal. Quant au sein droit, l’abcès marche très-bien. On fait chaque jour un lavage ; cataplasmes .
5 juillet. — On supprime le séton perforé. Cataplasmes.
l G. — Les ouvertures sont entièrement cicatrisées. Exeat.
Nous pourrions rapporter ici un grand nombre d’observations qui confirmeraient avec une uniformité remarquable les faits et les résultats dont nous avons parlé. Ajouterions-nous par là un nouvel élément de force à notre démonstration? Cela est possible, mais il est une limite devant laquelle nous sommes obligé de nous arrêter. Des faits du genre de ceux que nous exposons en ce moment seraient trop facilement vérifiés ou infirmés dans un service public par le contrôle de chacun pour qu’il soit nécessaire de les accumuler davantage. Nous laissons donc à chacun le soin de contrôler en dernier ressort nos assertions et nos preuves.
Les faits que nous aurons encore à citer ne seront relatés que pour la partie la plus importante des détails qui les concernent.
Obs. 448. — Abcès du sein. Drainage. Guérison. — Grêlon (Julie-Caroline), 22 ans, lingère, entre à l’hôpital Lariboisière, le 1 5 janvier 1856 Cette femme, accouchée depuis un mois environ, a depuis quelques jours des douleurs sourdes dans les deux seins. Ces douleurs n’ont fait qu’augmenter; en même temps de la
tuméfaction et de la rougeur se sont manifestées. La malade s’est décidée à entrer dans les salles.
On constate dans les deux seins une fluctuation très-prononcée et l’on pasçe dans chaque sein un seton pei foré. Le lendemain de cette opération qui a donné issue à une quantité considérable de pus, la malade a ressenti beaucoup de mieux.
1er février. — La formation d’une nouvelle collection purulente dans l’un des deux seins a nécessité le passage d’un nouveau tube. En raison de l’état d’épuiserrient de la malade, on prescrit à l’intérieur 6 pilules de tartrate de potasse et de fer.
23. — On ouvre à l’aide du bistouri un petit abcès superliciel qui s’est formé au sein droit.
7 mars. — Le pus, qui jusque-là avait été mélangé de sang et présentait un fort mauvais aspect, devient de meilleure nature.
A dater de ce moment l’aiTection marche rapidement vers la guérison et la malade sort entièrement guérie, le 27 mars 1856.
Eu égard au nombre des tubes, il nous est arrivé souvent de guérir des abcès d’un volune assez considérable par l’emploi d’un seul tube. L’observation suivante en est un exemple.
Obs. 449. — Abcès du sein droit . Drainage par un seul tube. Guérison. — Vigneron (Mélanie),26 ans, domestique, est entrée à l’hôpital Lariboisière, le 26 février 1856.
Cette femme, accouchée il y a six semaines, a commencé à ressentir des douleurs assez vives dans le sein droit quinze jours après son accouchement. Ces douleurs ne firent qu’augmenter ; le sein se tuméfia, devint très-sensible, et la malade se décida à entrer à l'hôpital.
Après avoir constaté la fluctuation qui se fait sentir assez profondément, on traversa la tumeur d’un tube à drainage.
Le lendemain 29, les douleurs ont beaucoup diminué; le sein se dégonfle considérablement.
Les jours suivants la cavité purulente se vide entièrement sans qu’il soit besoin de placer un autre tube .
Le 1 5 mars 1856, la malade sort entièrement guérie.
Nous ne nous sommes point encore attaché à préciser la durée du séjour des tubes, parce que leur présence est admirablement supportée. D’un autre côté, ils semblent constituer une garantie si puissante contre toute récidive immédiate que nous ne nous sommes imposé jusqu’ici aucune obligation à cet égard.
Alors que douleurs, fièvre, abondance de suppuration, tout ce qui constitue le côté grave de la maladie était complètement maîtrisé en moins d’un septénaire, la maladie n’était-elle pas virtuellement terminée? que nous importait dès lors la présence plus ou moins prolongée d’un mode de pansement tout à fait inoffensif et offrant une sauvegarde contre des événements ultérieurs possibles.
11 résulte de là qu’il est moins utile qu’on n’aurait pu le penser d avoir une mesure exacte de la durée nécessaire du séjour des tubes, et c est pour cela que nous n’avons point encore cherché à déterminer quelle doit être cette durée, en d’autres termes s’il suffit de laisser 5, 6, 8 jours au plus ces tubes à demeure.
Chez le sujet de l’observation suivante le tube laissé en place pendant 10 jours dans un cas d’abcès phlegmoneux du sein a suffi pour amener la guérison dans l’espace de deux septénaires.
Übs. 450. Abcès phlegmoneux du sein droit . Drainage. Guérison dans l'espace de
quinze jours. — Weber (Catherine), 23 ans, domestique, est entrée à l’hôpital Lariboisière, le 28 mars 1856.
Cette malade, accouchée depuis environ un an, n’avait eu rien du côté des seins à la suite de ses couches.
Quelque temps avant d’entrer à l’hôpital, elle reçut un coup assez violent sur le sein droit et y ressentit bientôt de très-vives douleurs.
A l’examen, on reconnaît que le sein droit est dur, tuméfié, rouge et douloureux. On passe un tube drainage à travers la tumeur, et dès le lendemain le sein était dégorgé et toute douleur avait disparu.
Le mieux a continué depuis ce moment et le dixième jour on a pu supprimer le tube à drainage.
Le 12 avril la cicatrisation était complète et la malade sortait bien guérie.
Obs. 451. — Mammite purulente chez un homme. Drainage. Guérison. — Broussin (François), 38 ans, journalier, entre le 13 août 1857, à l’hôpital Lariboisière.
11 y a un mois, cet homme ressentit une douleur dans le mamelon gauche. Il y porta la main et le trouva engorgé.
Dix jours après un abcès survint dans l’aisselle et la douleur du mamelon diminua.
Le 5 août, la tumeur du sein augmenta de volume et devint douloureuse.
Aujourd’hui on trouve dans la région du sein gauche une tumeur du volume d’un œuf de poule, correspondant exactement à la situation de la glande mammaire et surmontée par le mamelon. La base de cette tumeur, dans laquelle on distingue facilement Télément glanduleux, est dure, rénitente, bosselée, facile à circonscrire, et d’une épaisseur considérable. Le sommet est, au contraire, très-mou et présente une fluctuation manifeste.
17. — Deux tubes à drainage croisés en X sont passés dans la tumeur. Le pus s’écoule immédiatement. Cataplasmes.
Le soir, absence totale de lièvre. Le malade mange avec beaucoup d’appétit.
22. — Cicatrisation de l’abcès. Néanmoins il existe encore un noyau assez dur dans lequel on sent l’élément glandulaire. Le malade sort .