‹ Traité pratique de la syphilisChapitre 25 sur 38 · DU MERCURE · texte numérisé non relu

DU MERCURE

Le mercure est le médicament spécifique contre la syphilis.

On faisait usage du mercure contre les maladies de la peau , long-temps avant l’apparition de la syphilis * et 1 on fut conduit à l’employer contre elle , parce qu’elle se manifeste souvent par des altérations morbides de 1 organe cutané. Les succès que l’on retira dès le principe de 1 administration de ce médicament , lui acquirent promptement une grande célébrité, qu’il a toujours conservée, quoi qu on ait fait pour la détruire. On lui a reproché d être infidèle , et d’occasionner des accidens aussi graves et aussi durables que la maladie à laquelle on l’opposait. Ces onjections, qui paiaissent fondées , ne doivent pas être attribuées au médicament, mais à son mode d’administration , et aux circonstances daii3 lesquelles on l’a donné. Personne, h moins qu on n ait jamais vu de maladies syphilitiques, ne peut nier les avantages du mercure dans cette classe de maladies. Sou influence est

trop' marquée et trop sensible , pour qu’on puisse penser quelle dépend des autres médicamens mis en usage h la même époque; et d’ailleurs, quand on emploie le mercure seul, sans le joindre à aucune substance , on obtient les mêmes effets. Mais il faut, quand on use de ce moyen thérapeutique, faire attention à trois choses : i°. h la nature de la maladie; 2°. h la quantité de médicament convenable pour neutraliser l’action du virus syphilitique; o°. h la manière de 1 administrer, pour qu’il agisse sans faire naître aucun accident.

i°. Dans un grand nombre de cas , on a regardé comme

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syphilitiques des maladies qui ne l’étaient pas, et on s’est servi du mercure pour les guérir. On n’a pas réussi : alors on a eu recours à des moyens thérapeutiques plus appropriés à la maladie, et on a réussi; de \h , on a conclu que le mercure n’était pas nécessaire pour la guérison de la syphilis. On a vu des chancres se cicatriser sans usage du mercure ; des végétations tomber soit d’elles-mêmes , soit par des cautérisations, ou être coupées et ne pas revenir ; la sy philide tuberculeuse guérir par la cautérisation , etc. , donc le mercure n’est pas nécessaire pour la cure delà syphilis. Ce raisonnement, trèsspécieux en apparence, est faux au fond. 11 peut être appliqué à toutes les maladies et à tous les modes de traitement mis en usage; il n’en est pas moins vrai, cependant, qu’on ne l’adoptera jamais pour aucune maladie, toutes les fois que son caractère sera bien connu. L observation journalière prouve que des maladies syphilitiques consécutives, contre lesquelles on ne faisait pas usage du mercure , n ont pas guéri, et quelles ont disparu de suite dès qu’on l’a employé. J’ai vu chez une femme qui avait eu plusieurs fois des vaginites, des ulcères primitils et des bubons, un petit ulcéré consécutif de l’aile gauche du nez, que l’on traitait depuis quinze jours par les émolliens, sans qu il survînt aucun changement : pour faire plaisir aux élèves qui voulaient s’assurer s’il guérirait, je consentis h le traiter encore pendant trois semaines par les cérats simples ou de Goulard. Aucune amélioration ne s’opéra. Je le fis panser pendant trois semaines avec le cérat mercuriel , et je lis prendre h l’intérieur des pilules de deulochlorure de mercure; et il fut entièrement cicatrisé. Une autre femme , qui avait eu une vaginite et des bubons non suppurés, garda pendant six mois une syphilido tuberculeuse du nez , qui ne céda qu h un traitement que je lui fis faire , par le proto-iodurc de mercure , à l’intérieur et

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à l’extcrieur. La guérison fut complète en trois septénaires. Un malade ayant eu un chancre et un hubon suppuré vit, six mois après leur guérison , une syphilide tuberculeuse végétante se développer sur le gland et le prépuce. Un chirurgien coupa six ou huit fois les végétations, en promettant au malade de le guérir h force de faire des excisions. Celui-ci, voyant qu’il était toujours dans le même état, vint me trouver; je lui fis prendre le sublimé à l’intérieur, et au bout de quatre mois de traitement , il se vit complètement débarrassé , les végétations étant tombées successivement. Une jeune fille de 17 ans entra a 1 hôpital des vénériens, pour des végétations aux grandes lèvres et à 1 anus. Elle avait eu des chancres et un bubon non suppuré. Voulant expérimenter si l’excision des végétations suffirait pour les guérir , je les coupai à mesure qu’elles revenaient, et en huit mois j’en fis l’excision au moins seize fois. Elle et moi, fatigués de tant d’opérations, nous eûmes recours au deutochlorure de mercure , qui détruisit complètement les végétations. Elles se détachèrent ifelles-mêmes et ne revinrent plus. La malade attaquée de syphilide nigricans , dont j’ai parlé plus haut, avait déjà usé île plusieurs moyens thérapeutiques infructueux^ loHfiqu’elle entra à l’hôpital. L’emploi du proto-iodure de mercure, produisit une amélioration très-prompte et très rapide. Je pour-

I ais citer un grand nombre d’autres observations semblables.

II est donc très-important d’établir rigoureusement le diagnostic de la maladie, avant d’avoir recours au mercure. II est des cas où on éprouve de très-grandes difficultés : il faut examiner avec soin les circonstances antécédentes, et surtout lu coexistence de bubons. Mais il ne suffit pas de savoir que la maladie est syphilitique, on doit encore avoir égard à l’espèce de maladie syphilitique;' car , tel médicament mercuriel convient mieux pour l’une , et tel pour l’autre.

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2°. La quantité de médicament convenable est une chose très importante; il en est du mercure comme du quinquina, autre médicament spécifique , il faut en donner une certaine quantité pour obtenir l’effet désiré. Je crois qu en général on n’a pas assez insisté sur la dose de mercure qu’il fallait administrer pour obtenir une guérison radicale, et ne pas voir récidiver la maladie. Aujourd’hui surtout qu’on s’est beaucoup élevé contre son usage , et que l’on a tant répété qu’il était inutile pour la guérison des maladies syphilitiques, il y a une grande incertitude sur la dose h laquelle on doit le porter: aussi est-ce à cause de cette incertitude que l’on observe un si grand nombre de rechutes après son emploi. Quelques praticiens pensent qu’il faut en donner tant que les symptômes subsistent ; d’autres autant après la disparition des symptômes et en dégradant, qu’on en a administré avant et en montant; d’autres qu’il faut en donner une certaine dose toujours la même, toujours lixe, peu importe le mode d’administration et l’existence ou la disparition des symptômes. D’autres enfin pensent qu’il faut changer la préparation mercurielle, dès qu’elle n’agit plus aussi efficacement après avoir été employée pendant un certain temps et en prendre une autre. Cette dernière méthode est la plus mauvaise que l’on puisse employer. Toutes les fois que j’ai rencontré des malades dans cette condition, j’ai eu constamment beaucoup de peine à les guérir. Aussi ai-je grand soin de m enquérir exactement des traitemens antérieurs; et quand il y en a eu plusieurs, de me rattacher à l’un d’eux , si je le suppose bien approprié à la maladie; ou si les changemens dans les modes de traitement ont été trop fréquens , d’en prendre un nouveau qu on n’ait pas employé. Mais toujours je le fais comme si le malade n’avait pas encore été traité. Ces cas sont très-graves , cl occasionnent souvent beaucoup de désagrémens aux prali-

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tiens parce que la cure est beaucoup plus longue . et que les malades ne veulent pas s’y soumettre. On conçoit sans peine qü il est impossible d’indiquer d’une manière précise pour chacun à quelle dose on doit lui administrer le mercure. En effet il faudrait pour cela connaître la capacité de chaque individu pour ce remède, c’est-à-dire savoir quelle quantité agira sur lui pour faire cesser les symptômes et les empêcher de revenir. Il faut donc après avoir observé un grand nombre de cas et les avoir comparés, établir à quelle dose on adonné le mercure , voir quelle est celle qui a le mieux réussi et la choisir pour base : c’est d’après ce principe que j’ai agi.

Dans les premiers temps où je me suis occupé d’une manière toute particulière de l’élude de la syphilis , j’ai apporté beaucoup d’hésitation dans la thérapeutique. Je ne savais à qui m’en rapporter, voyant que les praticiens les plus expérimentés n’avaient pas de méthode fixe. J’ai donc cherché, et mes résultats ont élé les suivans: il faut donner, quel que soit le symptôme , depuis l’adolescence jusqu’à la vieillesse, une dose toujours la meme pour chaque préparation mercurielle. Il est préférable que le malade la prenne sans interruption. Si cependant des circonstances l’obligent à mettre du secret dans son traitement, on peut. le suspendre pendant quelques jours. Il vaut mieux, si on craint que le mercure occasionne des accidens, le donner à très-petite dose , pour ne pas interrompre. Pour les enfans on varie la dose en raison des âges dans la même proportion que tout autre médicament: il y a néanmoins de l’avantage à forcer Ja dose. Elle varie selon chaque préparation mercurielle. Il faut avoir grand soin de faire un traitement complet , c’est-à-dire , d’administrer la dose qui doit empêcher la récidive : en agissant autrement, on expose le malade à avoir plus tard beaucoup de peine à se guérir.

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3°. La manière d’administrer le mercure pour qu'il ne fasse pas naître des accidens diffère selon chaque mode de préparation qu'on met en usage , et ne peut être indiquée d une manière générale.

Le mercure produit sur l’économie animale des effets dont les uns sont communs h toutes les préparations et les autres sont propres à quelques- unes d’entre elles. J examinerai ceux -ci plus tard.

Les premiers peuvent être divisés en deux classes : effets produits par l’abus du mercure : effets produits par l’usage long-temps continué.

Les effets qu’occasionne l’abus du mercure sont; i°. le gonflement des gencives et le dépôt d un tartre épais sur leur union avec les dents; 2°. la salivation; 3°. les ulcères des membranes muqueuses buccales et linguales.

i°. L’emploi du mercure à haute dose fait promptement tuméfier les gencives. D’abord on aperçoit que la saillie demicirculaire, qui se trouve au-dessous du point où elles fixent les dents, présente une couleur blanchâtre remarquable, et un gonflement sensible : c’est surtout chez les gens du monde qui soignent leur bouche qu’on observe ce phénomène. Lnsuite la partie de la gencive qui est au-dessus de ce demicercle devient rouge , et une ligne très-étroite d un dépôt jaune, à grains épais , se remarque entre le bord de la gencive et la dent. Peu h peu toute la gencive.se tuméfie, devient d’un rouge violacé, et le tartre augmente. L haleine des malades a une odeur fétide , remarquable, et qu’on ne peut confondre avec aucune autre. Cetétat des gencives, qui précède souvent la salivation, subsiste cependant quelquefois pendant toute la durée do 1 usage du mercure ; il taut neanmoins se tenir sur ses gardes , suspendre le médicament ou diminuer sa dose, donner des laxatifs, comme 1 eau de Sedlitz, le petit-

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lait avec le sulfate de soude , ordonner un collutoire détersif d eau d’orge et de miel rosat, ou mieux encore de créosote h la dose d’une à deux gouttes par once d’eau. Ce dernier moyen nettoie immédiatement les dents , enlève le tartre , et ramène les gencives h leur état naturel.

2°. La salivation ou ptyalisme est la sécrétion immodérée de la salive. 11 est bon de remarquer que les glandes salivaires ne sont pas seules affectées, et qu’en même temps les follicules de la membrane muqueuse de la bouche fournissent aussi une plus grande quantité de mucus; d’où résulte l’aspect du fluide qui s’écoule. Une partie est claire et Iympide ; l’autre est visqueuse et filante : la première appartient à la salive : la seconde au mucus.

La salivation survient le plus fréquemment pendant l’emploi du mercure. Quelquefois cependant elle ne se manifeste qu’après la cessation de l’usage de ce médicament. Ainsi j’ai vu plusieurs malades en être attaqués un mois, un mois et demi après un traitement mercuriel. La cause du développement tardif de cette maladie est l’exposition au froid et h l’humidité. Tant que les individus font usage du mercure, ils pensent à se soigner ; mais dès qu’ils l’ont cessé , ils ne croient plus à l’influence dumédicament, et ils négligent toutes les précautions.

Il n’est pas possible de dire quelle dose de mercure occasionnera le ptyalisme. Cela varie en raison de l’idiosyncrasie, de la quantité des préparations mercurielles administrées à la fois, et des moyens prophylactiques que le médecin et le malade mettent en usage.

L’époque de son apparition est très-variable. Elle est ordinairement annoncée par l’état des gencives et des dents dont j’ai parlé plus haut. Souvent elle survient en même temps , et elle se manifeste subitement sans que rien ait

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pu la faire prévoir. On doit distinguer trois degrés. Dans le premier, la quantité de salive est plus abondante que dans l’état normal, et le malade se plaint d’en avoir constamment la bouche remplie, et d’être obligé de cracher fréquemment. Si on examine les parties, on trouve les gencives plus ou moins tuméfiées et blanchâtres, les dents re-

couvertes de tartre à leur union avec celles-ci , toute la membrane muqueuse buccale légèrement boursouflée et blanchâtre; l’intérieur de la Louche plein de salive claire et lympide : l’haleine exhale une odeur forte. La maladie peut se borner là, si on suspend l’usage du mercure et si on a recours à des moyens thérapeutiques. Mais si on ne fait rien, et si on continue le traitement, le mal passe au deuxième degré. La même chose arrive quelquefois quoiqu’on emploie une médication convenable. Alors les gencives gonflent beaucoup ; leur tissu devient fongueux et saignant ; toute la membrane muqueuse buccale se tuméfie, prend une couleur rouge violacée, semoule sur les dents ; la langue s’enfle, la salive coule abondamment par la bouche qui reste béante , le malade est privé de sommeil parce que, s’il ferme la bouche , le liquide versé dans cette cavité se porte dans la gorge et occasionne la suffocation ; il éprouve des douleurs dans l’articulation temporo-maxillairc; les glandes salivaires sont grosses et douloureuses. Il se forme alors dans quelques cas des ulcères sur la membrane muqueuse de la bouche. Si la maladie continue à faire des progrès, les caractères morbides prennent une marche affreuse : les individus ressentent de vives douleurs , les lèvres de la bouche sont tuméfiées et l’inférieure est tombante. La langue, qui a acquis un grand volume , sort de sa cavité naturelle et pend sur la lèvre : l’abondance de la salive est portée au point que plusieurs livres s’écoulent dans les vingt-quatre heures. La tuméfac-

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lion de la membrane muqueuse buccale s’étend h celle de l’arrière-gorge, et la gêne de la respiration peut arriver jusqu’à la suffocation. Les régions temporo-maxillaires et sousmaxillaire sont enflées et très-douloureuses à cause de l’inflammation des glandes salivaires. C’est dans ce troisième degré que l’on dit avoir vu les dents tomber et la mâchoire inférieure se nécroser. Aujourd’hui la salivation n’arrire jamais è ce degré : la thérapeutique l’arrête au deuxième. J’ai vu un grand nombre de salivations du premier degré : j’en ai vu quelques unes du second, une entre autres qui dura six semaines, mais je n’en ai pas observé du troisième.

La marche offre beaucoup de variétés. Il en est de même delà durée. Laconstitution, la température, la quantité de mercure employée , et la médication , influent sur 1 une et sur l’autre. On peut établir en règle générale que le premier degré dure pendant un ou deux septénaires, et le deuxième pendant trois ou quatre.

Le diagnostic est facile.

' Le pronostic du premier degré n’est pas grave. Celui du second le devient parce qu’il lait craindre le troisième, qui présente un grand danger puisqu’il compromet les jours du

malade.

Le traitement doit être distingué en prophylactique et en thérapeutique. Le premier consiste à donner le mercure à petites doses pour habituer peu à peu l’économie à son influence, et â augmenter progressivement les doses , à préserver le malade du froid et de l’humidité : le second consiste â suspendre l’usage du mercure, è donner des dérivatifs surle tube intestinal, des toniqueset des astringens à l’intérieur et des collutoires. J’administre l’eau deScdlitz à la dose d’un ou deux verres tous les jours; quelquefois des lavemens purgatifs; l’eau de veau ou de poulet. Les pastilles de soufre a la

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dose de 8 à 12 grains de soufre par jour. Les collutoires sont faits avec la décoction d’orge et le miel rosat à la dose de deux onces pour un litre; dans quelques cas le miel rosat pur : et le collutoire créosote. Je tiens le malade au lit, ou au moins dans un appartement très-chaud : je le couvre de flanelle. Ce traitement simple m’a toujours réussi assez promptement.

5°. Les ulcères des membranes muqueuses buccale et linguale accompagnent la salivation ou leur gonflement. Ils dépendent du frottement des parties contre les dents ; les collutoires astringens elles cautérisations les guérissent vile, surtout quand on cesse l:usage du mercure.

Les effets produits par l’usage du mercure long-temps

continué sont les suivans. i°. Une légère tuméfaction de la

membrane muqueuse buccale avec teinte rouge-violacée. 20. Un peu de dépôt entre les gencives et les dents. 5°. Des ulcères à la membrane muqueuse buccale : ils correspondent aux dents saillantes, et coïncident avec les deux premiers accidens : ils guérissent quand on suspend l’emploi du médicament. 4Ü. Une teinte vert-grisâtre des dents. Je n’ai jamais observé les douleurs, ni les tremblemens , ni la couleur noire des follicules de la peau existant avec sa teinte jaune, et indiqués par des écrivains.

Quoique je regarde le mercure comme le spécifique de la syphilis , parce que mon expérience me l’a prouvé , je dois , puisque je proclame ses avantages, faire connaître les circonstances où je n’ai pas obtenu de lui tous les succès que j’espérais. Dans plusieurs cas de végétations, j’ai administré le mercure selon les règles que j’exposerai plus bas , et je les ai vues augmenter. Souvent cet accroissement n’aeu lieu que pendant les premiers jours, la maladie est devenue stationnaire et a disparu; mais plusieurs fois il a continué et j’ai été

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forcé d’avoir recours aux cautérisations ou aux excisions. L’observation la plus remarquable que je possède à cet égard , est celle d’un jeune homme que j’ai traité à l’hôpital des vénériens. Il entra avec quelques végétations à la couronne du gland; je le mis de suite au traitement mercuriel. Les végétations peu nombreuses et isolées augmentèrent en nombre, se réunirent, envahirent toute la circonférence de la couronne du gland, et acquirent la largeur du doigt. J’étais cependant certain que le malade prenait la préparation mercurielle. J’ai plusieurs fois retiré de l’usage long-temps prolongé du mercure de très-bons effets : dans ces cas je portais les doses au-delà des règles ordinaires : mais d’autres fois quand les malades avaient absorbé une certaine quantité du médicament, il était sans action sur eux, et il fallait l’abandonRer. Cette circonstance mérite toute l’attention du praticien , parce que si le malade s’ennuie de ne pas guérir , il va consulter un autre médecin qui fait cesser l’emploi du mercure, ordonne les sudorifiques et un régime de vie sévère. Le malade guérit pendant ce second traitement , et accuse l’homme de l’art , qui l’avait soigné d’abord de n’avoir pas su le traiter. Dans les cas de ce genre, il faut, dès qu’on remarque que le mercure n’a plus d’action sur l’économie , après que son usage a été long-temps continué, l’abandonner et administrer les sudorifiques. Il y a encore deux effets du mercure qui doivent fixer l’attention du praticien. i°. Il pousse, pour ainsi dire, au dehors le principe morbifique, et on voit survenir de nouvelles affections syphilitiques consécutives pendant que le malade en fait usage. Il suffit d’en être prévenu , pour ne pas imputer au remède ce qui est le résultat du mal. 2°. Il est sans action contre la syphilis, lorsqu’il y a présence dans l’économie du virus syphilitique sans symptômes. Il n’est pas rare de

traitement.

rencontrer des individus qui ont eu dans leur jeunesse des maladies syphilitiques qu’ils ont mal soignées , et qui étant sur le point de se marier, craignent d’avoir des enfans malsains, et veulent faire un traitement anti-syphilitique. Il faut les en détourner. Mon père a eu connaissance de plusieurs cas de ce genre où des traitemens conseillés et faits avec toute l’exactitude possible n’avaient eu aucun succès. Je n’ai vu qu’un cas dans sa pratique. Un malade voulut, quoi que mon père lui ai dit, faire un traitement. I! y a apporta tous les soins imaginables. Il se maria immédiatement après. Dans la première année il fut attaqué d’une syplnlide tuberculeuse , pour laquelle il fut obligé de faire un nouveau traitement.

Le mercure doit être administré dans les maladies syphilitiques primitives , et dans les consécutives. Il est le seul moyen certain dans le premier cas de prévenir les secondes , et dans le deuxième cas , de procurer la guérison. Il y a cependant une maladie primitive , l’urétrite et la vaginite, pour lesquelles les malades ne voudront pas prendre ce médicament : aussi voit-on ces affections, quand elles sont accompagnées de bubons, être suivies de l’apparition des symptômes de la syphilis consécutive.

Les préparations mercurielles que j’ai employées , sont : i°. L’onguent mercuriel; 20. le deulochlorure de mercure; 5°. le proto-iodure de mercure.

Je me suis servi quelquefois du cinnabre , ou sulfure rouge de mercure , pour fumigations nasales , tantôt comme médicament approprié h une maladie connue , tantôt comme médicament propre à faire diagnostiquer plus sûrement la maladie. Je crois devoir rapporter une observation de ce dernier genre , qui est assez curieuse. Une femme , â^ée de

02 ans, vint me consulter pour un polype et un écoulement

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SYPH1I,1S EN GÉNÉRAL.

de la fosse nasale droite , un gonflement du côté droit du nez, et une exophthalmie de l’œil droit. Elle me dit que déjà le polype avait été arraché plusieurs fois, mais que toujours il était revenu. Ayant examiné la narine, j’aperçus une tumeur qui avait l’aspect d’un polype vésiculaire. Cependant je doutais que ce fût uniquement un polype , parce que ceux de cette espèce ne déforment jamais les os du nez. Néanmoins je fis l’arrachement , et je trouvai que c’était une partie de la membrane muqueuse du nez épaissie , à surface lisse, et tenant à des portions d’os cariés , qui se détachaient en même temps. Je pensai que ce pouvait être un gonflement syphilitique de la membrane muqueuse du nez , qui recouvre les cornets : que dans les premières opérations , on avait arraché ceux-ci ; que les portions d’os qui étaient tombées étaient leurs restes, et que le gonflement des os du nez et l’exophthalmie étaient le résultat d’une exostose. Je fis en conséquence plusieurs questions à la malade , qui me répondit de suite et avec affectation , qu’elle savait ce que je voulais dire, que plusieurs fois on lui avait fait de pareilles demandes , et qu’elle n’était pas affectée de la maladie que je croyais reconnaître. Je jugeai d’après ces réponses, que je ne me trompais pas ; et que si j’ordonnais des préparations mercurielles à l’intérieur, elle ne les prendrait pas. Je prescrivis des fumigations de cinnabre dans la fosse nasale droite , à la dose de six grains pour chaque , et l’usage de la salsepareille. Au bout de quatre semaines , voyant une grande amélioration , mon diagnostic me parut confirmé, et j’ajoutai à ce traitement l’usage des pilules de Beîloste. Un mois après, il n’y avait plus d’écoulement par le nez , ni de gonflement de la membrane pituitaire ; les os du nez étaient affaissés ; l’épiphora avait cessé , et l’œil était rentré en partie dans sa cavité. L’insomnie qui tourmentait la malade avait également di~

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minué. Je n’ai plus revu celle femme. Dans d’aulres cas où il y avait obstruction des voies nasales ou lacrymales , coexistant avec des affections syphilitiques consécutives; j’ai fait usage avec succès des fumigations de cinnahre à la même dose.

Je me suis servi également avec avantage du proto-clilorure de mercure en poudre, uni à celle de réglisse, pour les ulcères et le gonflement de la membrane pituitaire. Je mettais le quart , le tiers ou la moitié de proto-chlorure , selon l’intensité de la maladie , et je faisais prendre 4, h, 8 prises par jour ou plus. J’ai obtenu également de bons résultats de son emploi, dans quelques cas d’ulcérations du col utérin coexistant avec des vaginites.

J’ai vu des praticiens retirer de bons effets du cyanure de mercure , dans des syphilis anciennes , pour lesquelles on avait déjà fait plusieurs traitemens. Ils l’administraient à la dose de 178, 176, 174 de grain par jour, jusqu’à cessation complète de tous les symptômes.

D’- Onguent mercuriel. ,

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L’onguent mercuriel s’emploie en frictions. On l’administre à la dose d’un demi-gros; au bout de quinze jours, à celle d’un gros , et ainsi de quinze en quinze jours , on augmente d’un demi-gros , jusqu’à deux gros ou deux gros et demi. Cette dernière dose de deux gros et demi me semble un peu forte pour une friction. Je crois qu’il y a beaucoup de médicament qui n’est pas absorbé, et qui par conséquent devient inutile. On pousse jusqu’à six onces au moins : je mène ordinairement les malades à huit onces : j’en ai employé jusqu’à douze et seize onces.

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Avant de commencer le traitement , il faut prendre un bain pour nettoyer la peau, et la rendre plus propre à l’absorption. On rasera les parties , si elles sont couvertes de poils.

La friction doit être faite aux côtés internes des jambes et des cuis>es , pendant dix minutes au moins, et vingt minutes au plus. On met un intervalle de deux jours entre chacune d’elles , et on la fait le troisième jour. Quand on a frotté successivement les deux jambes et les deux cuisses , on prend un bain. Il est bon de porter le même caleçon pendant les douze jours d’intervalle entre chaque bain , ou de se servir de bandes de flanelle , qu’on change à chaque bain. Le malade se frotte lui-même , ou se fait frictionner par une personne qui garnit ses doigts de baudruche. Pendant l’hiver, il faut se mettre devant le feu pour faire la friction. On doit avoir soin de ne pas frotter trop fort, parce qu’on irriterait la peau , et non-seulement on la rendrait impropre à recevoir l'onguent mercuriel , mais encore on occasionnerait un

eczéma.

Celte méthode d’administrer le mercure me semble préférable h toute autre. Elle est la plus sûre , mais elle présente trois inconvéniensqui empêchent de l’employer dans la généralité des cas, et qui obligent le chirurgien h la réserver pour les maladies graves et anciennes. Le premier est sa longueur : le second est sa malpropreté, et l’obligation de garder sur soi des linges sales; le troisième est l’impossibilité presque complète de la faire en secret. Le premier inconvénient ne serait rien , si les deux autres n’existaient pas : car on voit souvent des malades faire durer aussi long-temps les traitemens par les autres méthodes: mais ils sont inévitables.

Le gonflement de la membrane muqueuse buccale et ses ulcères sont assez fréquens dans ce mode de traitement : la

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salivation survient promptement quand on rapproche l’époque des frictions. Si Ton se sert d’onguent mercuriel rance» ou si on fait les frictions trop longues, il se développe sur les parties frottées une éruption vésiculeuse connue sous le nom d’eczéma mercuriel. Elle cesse avec les frictions, ou en renouvellant l’onguent.

Il est quelques malades qui ont besoin d’un traitement mercuriel par les frictions, parce qu’on ne peut employer aucune autre préparation de mercure, et qui ne peuvent supporter ce médicament qu’à très-petites doses.. Il faut les habituer à son action en commençant par quinze, ou dix huit grains et augmenter progressivement.

Quand on veut employer l’onguent mercuriel pour l’usage externe, on le mêle au cérat dans la proportion de moitié : il faut quelquefois que le mélange ne soit qu’au quart d’onguent.

Quand on applique l’onguent pur sur des ulcères syphilitiques, soit primitifs, soit conséculils, on produit une irritation très-grande et de vives douleurs, qui forcent à suspendre 1 usage des cérats et pommades mercurielles, et àles remplacer par le cérat opiacé.

Deutochlornre de mercure.

Le Deutochlorure de mercure peut s’employer à l’intérieur sous deux formes, en solution ou en pilules.

La solution, connue sous le nom de liqueur d Van Swieten, se donne le matin à jeun dans un verre de tisane, de lait ou d eau sucrée, à la dose d’un quart de grain en commençant; on augmente progressivement la dose jusqu’à un grain.

Les pilules se font ordinairement en unissant le dcutochlorure à l'opium en proportion égale, et en fai ant le reste du

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volume de la pilule avec l’extrait de gaïac. On commence par un sixième, un cinquième, ou un quatrième de grain , et on pousse jusqu’à un grain. J’ai suivi pendant long-temps cette formule; et j’ai souvent été obligé de la changer à cause des diarrhées abondantes qu’elle produisait, et de remplacer l’extrait de gaïac par la poudre et le sirop de gomme : ce mode de préparation n’a pas eu les mêmes inconvéniens. La dose de deutochlorure , quelle que soit la préparation employée, doit être de trente-six grains au moins. Je la porte ordinairement à quarante grains. Quelquefois, je l’ai poussée à cinquante , soixante et plus , et j’ai réussi sans accidens.

Ces deux méthodes d’administration du deutochlorure ont été très préconisées, et elles sont aujourd’hui les deux moyens le plus fréquemment employés par les praticiens.

Elles sont préférées aux frictions parce qu’on peut les mettre en usage partout où on se trouve et en secret. Elles ont quelques inconvéniens dont les uns leursont communs avec toutes les préparations mercurielles et les autres leur sont particuliers. Les premiers sont le gonflement et les ulcères de la membrane muqueuse buccale, le dépôt de tartre sur les dents plus fréquent que dans le traitement par l’onguent mercuriel, la salivation et la diarrhée. La diminution des doses du médicament, ou la suspension de son emploi les font disparaître.

La salivation survient moins vite que dans le traitement par l’onguent mercuriel. Les bons effets que j’avais retirés du soufre pour la combattre m’ont engagé à faire un essai auquel m’avait conduit aussi l’opinion généralement admise qu’un traitement antisyphilitique ne doit durer que six semaines. Je vais dire en quoi il consiste sans me prononcer , parce que le temps depuis lequel je le fais n’est pas assez long, ni les

TRAITEMENT

résultats assez nombreux et assez exacts. Je fais prendre par jour trois pilules, chacune d’un tiers de grain de deulochlorure avec dose égale ou moindre d’opium. Une le malin, une à midi, une le soir. Entre celles du matin et de midi le malade prend trois grains de soufre en pastilles; entre celles de midi et du soir, également trois grains de soufre. Quelques individus ont pris ainsi quarante grains sans le moindre accident du côté de la bouche ou des intestins ; d’autres ont eu des diarrhées. Celle-ci, qui est souvent le résultat de l’emploi du deutochlorure, est accompagnée de coliques généralement peu fortes, mais constantes. Je l’ai observée portée h un tel point que le malade ne rendait que des^ matières muqueuse^ qui coulaient involontairement. Quelques boissons astringentes, des lavemens opiacés, et la cessation momentanée du traitement l’arrêtaient. Lorsque le malade reprenait le deutochlorure, je remplaçais l’extrait de gaïae par la gomme , et la diarrhée ne revenait pas.

Les inconvéniens delà solution sont: i°. Le goût désagréable et métallique qu’elle laisse dans la bouche. 2°. Son action sur l’estomac qui ne peut la supporter chez quelques personnes, surtout chez les femmes , d’où résultent les vomissemens , et les douleurs h la région épigastrique.

Les inconvéniens des pilules sont, i°. De faire naître des vomissemens, 2°. de se durcir, au point que les malades les rendent comme ils les ont avalées et de se décomposer au bout de six semaines ou deux mois.

Le traitement par le deutochorure est long, surtout quand les individus ne peuvent pas le supporter à dose un peu élevée. Mais on peut admettre comme terme moyen deux mois. J’ai soigné quelques malades qui étaient obligés d’aller dans le monde, et de ne pas se priver d’alimens excitans, comme café, liqueurs et vins , et qui ont très-bien guéri en

S^i'HlLIS EK GÉNÉRAL.

le suivant, mais en le prolongeant pendant trois ou quatre mois.

La solution de deutochlorure de mercure a un double avantage dans les maladies syphilitiques consécutives de la bouche et du voile du palais. Llle peut servir à la fois et de topique , et de médicament général. Dans les cas de celle nalme, j engage les malades à l'aire usage de la solution jusqu’à l’amélioration de l’affection locale et ensuite je donne les pilules.

Le deutochlure de mercure en solution est employé pour collutoires , gargarismes et injections à la dose de deux grains pai once. 11 tant etre réserve pour les deux premiers médicamens dans la crainte que les malades ne l’avalent. Je me suis servi plusieurs lois avec un plein succès des injections avec cette solution pour arrêter des vaginites chroniques. Agissaient-elles comme antisiphilitiques, ou comme excitantes ?

Proto-iodure de mercure.

Le proto-iodure de mercure se donne en pilules à là dose de un quart de grain à un demi grain ou un grain par jour. Je porte la dose à un gros et demi ou deux gros. Je fais les pilules avec des substances inertes : quelquefois je lui ai joint l’opium.

Il a un grand avantage et de graves inconvéniens. Son grand avantage est de guérir les maladies syphilitiques consécutives de la peau , comme par enchantement. J’ai vu maintes et maintes tois des sypbilides tuberculeuses arrondies ou plates , et des syphilides ulcéreuses serpigineuses disparaître entrois semaines ou un mois. Les inconvéniens sont au nombre de trois. Le premier, sur lequel je ne saurais trop

THAITKMKJST .

appeler l’attention est l’infidélité du médicament à moins qu’on ne l’ait porté à la dose énorme que j’ai indiquée. Or les malades ne veulent s’y soumettre que rarement, à cause delà rapidité avec laquelle ils voient disparaître les symptômes. Cependant le traitement doit être très-long, parce qu’on ne peut donner le proto-iodure qu’à petites doses : «autrement il fait naître de suite le second inconvénient que je veux signaler, c’est la salivation. Des quatre préparations mercurielles que j’ai expérimentées, c’est celle qui occasionne le plus promptement cet accident ; je l’ai fréquemment vue paraître au sixième ou huitième jour, lorsque je 1 administrais à un grain par jour: aussi à présent , je n’arrive que progressivement à cette dose. Le troisième inconvénient est de produire de vives douleurs de tête : elles appartiennent certainement à son usage, car elles persistent tant qu’on s’en sert, et cessent lorsqu’on le suspend. Je le prescris néanmoins dans les cas de sypliilides ulcéreuses serpigineuses très-étendues et marchant rapidement, afin de les arrêter.

On emploie le proto-iodure pour l’usage externe sous forme de pommade faite avec l’axonge ou le miel, à la dose d’une once pour dix-huit ou vingt grains de proto-iodure.

En résumant ce que j’ai dit sur les quaire préparations mercurielles dont je viens de parler, je tirerai les conclusions suivantes.

i°. L’onguent mercuriel est la meilleure : à cause de ses inconvéniens, on doit en restreindre l’usage aux affections consécutives anciennes et invétérées.

<2 ° Le deutochlorure en pilules doit être préféré : on l’administrera à petites doses que l’on augmentera progressivement.

3°. Le deutochlorure en solution et le proto-iodure seront réservés pour les cas particuliers.

SYPHILIS EN GÉNÉRAL

Je terminerai en faisant observer qu’on a recommandé de joindre aux sels mercuriels l’opium pour calmer les douleurs syphilitiques , et faire cesser les insommies. J’ai voulu m’assurer de la validité de ce précepte , et j’ai dans un grand nombre de cas administré par comparaison le mercure sans opium. J’ai obtenu les mêmes résultats. Si j’ai continué à l’employer, c’est pour prévenir la diarrhée.

On a donné au mercure un grand nombre de succédanés , je n en ai étudié que deux : la salsepareille et la tisane de Feltz. J ai dit que j avais retranché l’extrait de gaïae des pilules de deuto-chlorure parce qu’il occasionnait la diarrhée. J’y ai tout-à-fait renoncé aujourd’hui.

TRAITEMENT

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