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minée d’autres symptômes locaux ou généraux qui ont un caractère particulier , et auxquels on a donné le nom de symptômes consécutifs, pour les distinguer des symptômes primitifs. Depuis le commencement de ce siècle, on a cherché h rapporter les symptômes tant primitifs que consécutifs ii l’inflammation et on a les a traités seulement par les antiphlogistiques. On est toujours parvenu à guérir les premiers: quant aux seconds , il n’en a pas été de même; on a guéri des maladies analogues aux maladies syphilitiques consécutives, et on en a conclu que l’on pouvait également guérir ces maladies. Une erreur de diagnostic a mené à une erreur de traitement. On a écrit sur ce sujet , et on s’est étayé sur des expériences. Mais moi aussi, j ai fait des expériences, et elles n’ont pas été d’accord avec celles des écrivains. Je dirai plus, j’ai guéri par une médication convenable, par une médication spécifique comme la cause de la maladie, des individus infectés de syphilis, cl victimes de la méthode antiphlogistique. J’ai fait moi-même des victimes, en suivant la thérapeutique erronée des écrivains; mais il fallait bien faire comme eux, pour prouver qu’ils avaient tort. Je ne rapporte pas ici les observations, elles trouveront leur place plus loin. Il est donc absolument nécessaire de faire aux malades un traitement particulier pour empêcher les symptômes consécutifs d’apparaître un jour. Les symptômes primitifs peuvent guérir sans ce traitement; ils peuvent guérir aussi vite dans quelques cas; mais ils disparaissent moins vite dans d’autres. Lorsqu’on se contente de la méthode antiphlogistique, on voit souvent les symptômes consécutifs paraître pendant l’existence des symptômes primitifs. Tout en admettant une médication spécifique, je suis bien loin de croire qu’elle ne doive pas être basée sur des règles lixes; car je pense qu’il y a autant d’inconvéniens à la mal administrer, qu’il y a
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d’avantages à la bien employer. Nous ne pouvons pas , en thérapeutique, juger à priori de la dose de médicament convenable h chaque individu : ce n’est que par de? essais trèsmultipliés que nous arrivons h fixer quelle quantité d’un médicament convient pour contrebalancer, ou détruire la cause de la maladie, et lorsque nous le savons, il faut encore chercher le meilleur mode d’administration. Ces deux points de thérapeutique n’ont pas été, je crois, suffisamment étudiés pour le médicament spécifique de la syphilis, et c est du mauvais emploi de ce médicament , tant sous le rapport de la dose que sous celui du mode d’administration, qu est venue la défaveur qu’on a jetée sur lui. Loin de moi l’idée de prétendre qu’on ne l’a jamais employé convenablement. Ln grand nombre de praticiens ont retiré de son usage des avantages réels : mais un plus grand nombre encore ne sachant pas le manier, non-seulement n’en ont pas obtenu de bons effets, mais bien plus ont trouvé dans son administration des inconvéniens. Pénétré de ces idées , éclaire par les conseils de mon père dont le jugement a toujours trouvé des admirateurs , je suis parvenu par des essais réitérés à retirer de ce médicament spécifique des succès auxquels je ne m attendais pas, et qui sont la preuve que la syphilis, maladie dépendante d’une cause spécifique, a besoin d’un médicament spécifique pour que le principe qui l’occasione , soit
détruit dans l’économie animale.
La génération transmet la syphilis de plusieurs manières. Le père seul, ou la mère seule peut être malade au moment de la conception; le père et la mère peuvent être malades tous deux h ce moment. La mère peut devenir malade pendant la grossesse. Ils peuvent avoir des symptômes primitifs, ou des symptômes consécutifs. 11 n’y a aucun doute sur ce mode de transmission dans ces circonstances. Mais quand
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il n’y a aucuD symptôme apparent : quand lo virus syphilitique existant dans l’économie est inactif, le père ou la mère peuvent-ils transmettre lîi syphilis? Je ne le pense pas. Ils peuvent donner le jour à des enfans faibles, et d’une mauvaise constitution : mais ils ne peuvent donner le jour b des enfans qui portent des signes apparens d’une syphilis constitutionnelle, parce que je ne crois pas qu’on puisse donner unemaladicdonton a le germe, mais qui n’est pas encore développé. Je ne suis pas de l’avis de J.-L. Petit, qui admet des différences dans le degré de force de la syphilis congénitale, suivant qu’elle vient du père ou de la mère , ou des deux à la fois. Ces différences dépendent, selon moi, de la constitution de chaque être.
Le virus syphililiqucsc présente toujours sous forme liquide, ousion l’aime mieux, le véhicule du virus syphilitique est toujours liquide, ce qui est facile à concevoir, puisque l’effet du virus appliqué sur lespartics susceptibles, de recevoir lacontagion, estl’inflammation, et que le produit de l’inflammation est toujours la suppuration. Il n’existe que dans le pus des affections primitives : celui désaffections consécutives n’a aucune propriété contagieuse. Des praticiens pensent que ce dernier possède, comme le premier, la faculté de transmettre la contagion. J’ai fait à cet égard des recherches qui m’ont démontré le contraire , et je peux avancer sans crainte d’être démenti, par des faits authentiques, que jamais l’on n’a eu un exemple certain de contagion de la syphilis consécutive. Le grand soin que j’ai apporté pour connaître la manière dont les individus avaient gagné la maladie, m’a toujours conduit h trouver pour origine une affection primitive. Il en est de même du pus des bubons; il ne renferme pas le virus syphilitique. 11 peut, ainsi que celui des maladies syphilitiques consécutives, et celui de toutes les suppurations, pos-
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séder nue propriété irritante; mais elle ne porte pas an germe spécifique. Le pus qui contient le virus syphilitique offre des différences relatives à sa couleur , h sa densité et à sa quantité qui dépendent de la structure de l’organe malade , de l’intensité et de l’ancienneté de l’inflammation.
La syphilis est distinguée en syphilis primitive ou récente, et en syphilis consécutive, invétérée, confirmée ou constitutionnelle. La syphilis primitive est celle qui résulte de l’application immédiate ou de l’inoculation du virus syphilitique. La syphilis consécutive est celle qui résulte de la présence du virus syphilitique dans l’éconcmie animale. Cette division est basée sur l’apparition , dans la syphilis primitive, des symptômes que j’ai nommés primitifs, et dans la syphilis consécutive de ceux auxquels j’ai donné le nom de consécutifs.
J’ai dit que les symptômes primitifs de la syphilis sont les inflammations des membranes muqueuses de l’urètre et du vagin, et les ulcères de la peau. D’autres causes peuvent occasioner les mêmes maladies : il faut donc avoir un moyen de diagnostic qui nous guide et nous fasse éviter des erreurs. Dès l’instant que j’ai eu à observer un grand nombre de malades syphilitiques, jemesuis aperçu delà difficulté de reconnaître les affections syphilitiques primitives ou consécutives, désaffections analogues produites par d’autres causes: j’ai cherché dans les écrivains , ils n’indiquent aucun signe qui puisse éclairer lr3 diagnostic d’une manière certaine et constante; je me suis alors attaché à en trouver un qui pût me mener au but que je désirais atteindre. Ce n’était pas en étudiant les maladies primitives que je pouvais espérer arriver à un résultat satisfaisant. En effet, comment aurais-je trouvé le signe que je cherchais? puisque je ne savais pas ce qui pouvait distinguer les unes des autres. 11 fallait donc interroger
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les circonstances antécédentes chez les individus attaqués de maladies consécutives; c’est ce que j’ai fait. J’ai été longtemps sans rien apprendre, mais enfin à force de comparer tous les cas, après m’être fait rendre compte de toutes les maladies antécédentes; j’ai reconnu que tous les individus attaqués de symptômes syphilitiques consécutifs avaient en même temps que les symptômes primitifs , un engorgement des ganglions lymphatiques dans lesquels se rendent les vaisseaux lymphatiques delà partie malade.
Ce point éclairci, ma tâche n’était pas encore remplie, d’autres causes peuvent occasïoner un semblable engorgement. Comment le distinguer de celui produit par la syphilis. J’ai fait de nouvelles recherches , et j’ai obtenu ce que je voulais, le moyen d’établir un diagnostic sur et constant.
Les causes qui font naître les bubons se rapportent h cinq classes.
1". La syphilis.
2°. La scrophule.
5°. La peste.
Le cancer ancien.
5°. La sympathie.
Je n étudierai pas chacune de ces espèces pour établir la comparaison avec le bubon syphilitique. Je laisserai de côté le bubon pestilentiel , et après avoir décrit celui produit par la syphilis, je donnerai le diagnostic différentiel des bubons scrophuleux, cancéreux et sympathiques.
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SYPHILIS PRIMITIVE
SYPHILIS PRIMITIVE