‹ Traitʹe pratique de la thermomʹetrie de prʹecisionChapitre 3 sur 111 · VI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

VI INTRODUCTION

tion d*un thermomètre à gaz est très compliquée dès que Ton veut atteindre une haute précision; tandis que la facilité avec laquelle se font les mesures au moyen du thermomètre à mercure a fait adopter son emploi dans la plupart des expériences de Thermbmétrie. Si cet emploi n'est pas tout à fait général, il faut en chercher la cause dans le fait que, pour donner une haute précision, il nécessite la connaissance exacte de quelques phénomènes, en apparence assez compliqués, qui peuvent fausser complètement les mesures si Ton n'en tient pas compte.

On a reconnu néanmoins que, contrairement à une opinion très répandue, il est aisé, non seulement de conserver un thermomètre à mercure invariable pendant un temps indéfini, mais encore de construire un nombre quelconque de thermomètres qui, étudiés individuellement, fournissent des indications identiques, dans les limites de la précision avec laquelle ils sont étudiés. Connaissant les écarts de l'un d'eux par rapport au thermomètre à gaz, les écarts de tous les autres seront également connus, de telle sorte que, par l'addition d'un terme correctif, les indications de chaque thermomètre sont ramenées à l'échelle normale.

Mais la mesure des températures par le thermomètre à mercure a des limites. D'une part, cet instrument ne convient qu'à l'intervalle dans lequel le mercure reste liquide; d'autre part, il existe, semble-t-il, un degré de sensibilité qu'il est impossible de dépasser, quelle que soit la forme donnée au thermomètre. Lorsque l'intervalle à mesurer décroît, le thermomètre à mercure devient relativement peu précis, et, pour un intervalle de l'ordre du millième de degré, son emploi est en quelque sorte illusoire.

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