CORRECTION POUR LA COLONNE ÉMERGENTE
84. Théorie. — L'indication d'un thermomètre à mercure a été précédemment définie en supposant Fégalité de la tempéra-
(') Il n'existe pas, à notre connaissance, en français, d'expression consacrée pour désigner la correction que l'on nomme en allemand Correction fur den
CHAP. III. CAUSES d'erreurs. 1 89
lure de toutes ses parties. Or il est de nombreuses expériences dans lesquelles cette condition ne peut être satisfaite; une partie de la tige est soumise à une température différente de celle de l'étuve ou du bain dans lequel le réservoir est plongé. La correction qu'il est nécessaire d'appliquer aux lectures pour les ramener à leur définition peut alors devenir très considérable, et, si les éléments de la réduction sont imparfaitement connus, l'emploi de thermomètres précis devient tout à fait illusoire.
Avant tout, il faut chercher à réduire à un minimum la correction en question, en adaptant le mieux possible la forme des thermomètres aux expériences que Ton se propose de faire.
Dans de nombreuses recherches, notamment en Calorimélrie, il suffit de mesurer un intervalle de quelques degrés dont l'origine peut être choisie arbitrairement entre certaines limites. Il est avantageux, dans ce cas, de se servir de thermomètres à échelle fractionnée [voir (i) et (41)], dans lesquels la partie utile de la division commence aux températures les plus basses que l'on se propose de mesurer. Toute la partie inférieure à celte fraction d'échelle reste plongée dans le bain, et la correction ne porte que sur l'excès variable pendant l'expérience.
Il est aisé de donner l'expression théorique de cette correction.
Considérons un thermomètre dont le réservoir est soumis à la température t. Soient
/' la température d'un élément dx de la tige ; a le coefficient moyen de la dilatation apparente du mercure dans le verre entre / et t'.
Supposons f^ t'. L'élément dx devra subir la correction
dC = 0L{t — t')dr.
La correction totale sera donc, en supposant, pour simplifier, a constant,