APTITUDE A LA REPRODUCTION. COPULATION
un exemple des prétentions les plus ineptes. El de même que, lorsque l'on trouve une dimension trop petite du pénis, comme je Tai va souvent chez des hommes forts et robustes qui n'avaient qu'un organe d'un pouce à un pouce et demi, la physiologie et l'expérience ne permettent pas d'exclure absolument la possibilité de la copulatioin et de la fécondation, de même on doit admettre les mêmes aptitudas pour un organe très long et très fort. Il n'y a pas de règle pour les dimensions de cet organe, et ce fut dérisoire, de la part du tribunal ecclésiastique de Suède au xvii'' siècle, de fixer une dimension moyenne, et de l'admettre pour base dans les affaires de divorce ; car il est certain qu'avec un organe même trop fort, le sperme peiU être porté dans les organes féminins par lei procédés naturels et ^ans aucun danger.
Quoique des écrivaius aient émis des craintes sur la santé de la femme et parlent de lésions du vagin et de leurs suites, on ne doit pas y prendre garde, vu que la longueur d'un membre viril de cinq à six pouces est déjà insolite, tandis que la longueur normale du vagin est de sept à huit pouces.
Une inclinaison extraordinaire du bassin peut être très gênante pour l'accomplissement du coït dans la position ordinaire sur le dos ; on pourra y obvier en prenant la position sur le ventre, comme je l'ai observé une fois. Une jeune femme avait une grande inclinaison du bassin qui empêchait son mari d'accomplir le coït, et quand ils prirent la position sur le ventre, ils donnèrent naissance à deux enfants.
Enfln il faut mentionner tous les corps obstruant le canal du vagin^ les excroissances condylomateuses, les grosses tumeurs, les chutes complètes et invétérées de la matrice. D'après les conditions de chaque cas particulier, le médecin légiste aura à exposer jusqu'où l'art poqrra remédier à l'impuissance : le secours de l'art sera certai« nement très facile dans les cas d'anomalies de l'hymen; les femmes atteintes d'atrésie, d'hypertrophie, d'état charnu de l'hymen, trouve^ ront également dans les opérations chirurgicales un grand secours pour l'accomplissement de cette fonction.
Ce que nous avons dit plus haut pour les hommes se rapporte aussi à rimpuissance absolue ou relative des femmes pour cause morale. On rencontrera les mêmes mensonges impudents (obs. 27 à 30, ià à 39). Ici, aussi, l'habitude, l'affection, le devoir, seront autant de causes qui détruiront ce qui pourrait exciter c dégoût et répugnance d.
$3. — CoAfigiiraUoa aoomuile def or^mn^t génîtaox.
La copulation et la fécondation peuvent être impossibles par suite des anomalies accidentelles ou congénitales des organes génitaux. Ce qui n'est que maladie passagère, le phimosis, le paraphimosîs, les excroissances de toute espèce chez l'homme, les excroissances condylomateuses et autres chez la femme, ne sont pas du ressort du médecin légiste ; car, dans ces cas, on renvoie le plaignant à son médecin ordinaire. Cependant les hernies scrotales irréductibles, très développées et très anciennes, constituent un cas de divorce, car, si elles ne sont pas une anomalie du membre viril, elles peuvent pourtant empêcher d'accomplir le coït. J'ai vu des cas où cette fonction était évidemment impossible, lorsque les tumeurs acquéraient des dimensions considérables, celle d'un chapeau ; par exemple, j'ai vu même un cas où la tumeur descendait jusqu'au bas des cuisses et devait être soutenue par un bandage qui formait bretelles sur les épaules. Mais il faut noter que les petites hernies inguinales, réductibles, sont très fréquentes chez les hommes, et servent souvent de prétexte d'impuissance ; dans ces cas, le jugement ne peut être douteux.
Les difformités congénitales chez les deux sexes sont excessivement rares, excepté les premiers degrés d'hypospadicu, lorsqu'il y a, par exemple, fissure de l'urèthre très proche de la pointe du gland ; ces cas sont plus fréquents qu^on ne pense, mais sans importance pour la question du coït. Les cas d'hypospadias plus complet, lorsque Touverture de l'urèthre descend jusqu'à l'insertion du pénis et même presque dans le raphé, sont bien autrement importants; de môme pour les