RAPPORTS SEXUELS CONTRE NATURE. — PÉDÉRASTIE
lurifice de l*anus, disposition que cependant j'ai observée aussi chez des hommes avancés en âge toul à fait hors de soupçon de pédérastie;
2° Le manque de plis de la peau à l'orifice de l'anus provenant de la distension et des frictions fréquentes exercées sur les vrais pédé« rastes passifs. Si l'on écarte les fesses on voit dans les deux sexes, comme tout le monde sait, la peau ridée en rayons au pourtour de l'anus. On observe ces rides chez les individus jeunes ou encore d'un âge mûr, et elles ne disparaissent même pas complètement chez les vieillards. Je dus être d'autant plus frappé de cette absence que je l'observai chez des gens qui, d'après leurs aveux ou d'après toutes les probabilités, étaient pédérastes passifs. Je croyais avoir fait 'une découverte, n'ayant rien vu dans les auteurs sur cette question ; mais plus tard je m'aperçus que P. Zacchias avait déjà connaissance de mes symptômes, et en parle ainsi qu'il suit : c Multo magis fre^ quentem iam nefandi coi lus usum significare poierit ipsius podieis constitution qui cumex natura rugosus existât^ ex hujusmodi congreêsu lœvis ac planus efficitury obliterantur enim rugœ illœ in ani curricuïo existentes oh assiduam membri attritionem. >
La raison pour laquelle tous les auteurs qui ont copié P. Zacchias ont négligé de parler de ce signe le moins imparfait de tous (1), s'explique par un passage de MichaelÂlberti(5y5/. jurt^priKf. med. Halle, 1736, I, § 18). En citant, d'après Zacchias, les symptômes d'un tel nefandum stuprum^ il ajoute : < Addit Zacchias evanescentiam rugarum in sphinctere ani (pas dans le sphincter!) o6 frequentem attritionem penis^ quœ tamen observatio rationi et experimentiœ ad amussimnon respondel! » Comme on était privé d'observations personnelles, personne ne voulut contredire cette autorité.
Mais où le professeur de Halle a-t-il trouvé le droit de contrecarrer le vieux Romain si instruit? Ce n'est vraisemblablement pas au nom de son expérience, car parmi le grand nombre de € casus >
(1) bohrn {loc. cil., p. 237), après mes observations, a vu la même chose ches un vieil infirmier qui s'était livré i la pédérastie.
iM pAUtik faoLbliiybE:
et é riespbnsà I ()di âë IrbUcëHt ddilâ softi Bhvbge, il est trfes éingiilier qu'il tic Èé tbbuvë ^aâ ori seul càâ âbi* ce sujet, et Vbn jpfshi tfî)rhëtlhé qtlë Albërti, cjbi habitait la petite ville de Italie il ^ à pluâ de céiit ani$, ti'a ^ai tu tiri âëul ilbjet idi-mème, partant qu'il n'ft ébrtt que gtiidé |iar ^ori ihtagination:
' Léi sluteurs modernes, ^brtodt les Français, qui ne forit paà fnëntiôh dfe ces deux éyniplôrties, regardent, d'après CuHerier, cdmihë sigHë Caractéristique et UiagnMtique de h pédérastie, Vbûbertur'e ëH ehtofïhoir dû rectum que Cullerier dit avdi^ vde daiiâ l'hôpital é'éi vénériens: Je ne Tdi Jamais observée; dé pldè, Jacquferaib, t*arentfidcHatélet et Cbllinead, qui dht cherché té signe sttf tlH grâbd itbtiibre de Allés publique^ â Paris, contestent la jhstésàe tlë la hëmar^iië de Oullëiriër (1), qui doit éiré bompléterriëht rayée dé là stiencë.
Il est étidënt ^ub IK dehx symptômes à ttloitié certdins dont hoM âVons parlé matiqueiit bbttipléteirient dans lés cas iepédérastie fnai-^ tûi-btitoirej qdi âdnt ii fréquëiltè, cbradoe on le toit, dans le /dtkrml de m vie dé €agHs (caâ 83), dû Tégarenâent àëxuel se tiëht eticore pour ainsi dire dàrià les limites d'un certain platonisme (!). 11 est inutile de dire que, dans ces derniers cas, le médecin ne petit ^ii du tout dotinei* le dioindre jugement.
Enfin, je dois convenir que, s'il y a eu de véritables violences exercées sUr ilri garçdh où uri jèuhë homme; on pddrrâ trodver des â^rflptOmès locaux, tels qiié: déchirure, inflammation, contusion, chtitë du rectdm, etc. — ie n'en îll rencontré que AéHi bas, cddirtié Je l'ai dit pllis hdut, cfe qui nie fait crdii-ë que ce vice ignoble h'Wt paà hi i-é^iandd chei: noua qu'en Orient^ en Russie, à Naplës, etb.; ter; de Hlêdie que pbdr les tiolâ éxefcés sur lès petites filles, ces tàs §ë pl*ésèhtëhaietit cërtâiiiëmérit |jld$ iohient i lA cofîndistMnbe dd Jif|ê.
Donc, nous concluons que :
l"" Tdtis lés signes diagnostique^ loëadx bd gétiëHldt de M [iëdéràstié citée pai* leâ fiûtedfs n'ont aucune valeur,* bar 11^ he fëpdâèfH pdâ iSnr l'obseNittloti ; Ils petivëht manquer et hiànqdëdt la pidpSH do temps ;
(1) Parent-Duchatelel, De la PfbifàUffik; die., f, p. ûit.
OUI iHti|i 4» p^* • ^ ,
l'aiiiisesl un i «lit le signe
irarementsexue).
-rtiiuvissement des •)il, très ancienne.
1 c'était connn en 'tiiit également connu hc, à ce qu'il parait, lorer dans ma lon|;uo liidu dire qu'il iiit donné •■^ qu'à Paris, la cohabisouvent occasion de le SI contre nature » et l'abqni se sont soumis !> cet mtêrét en inédecine légale.
(mbitudc des reinmes niilù- ■^e servant de pénis artiû- |iu opérer une défloration, ,■ [lour la médecine légale.
» ihtnl itti clitoris n'a pas plus de »■ iiiiîrmc' par l'expérience. Tout jus- • Miicque cet égarement sexuel entre l'xisle entre hommes consiste en I iKirelles jiisqu'i'i l'assouvissement du
[ le cas se rencontre, se déclarer incom- ,,ce ne donne pas et ne peut pas donner
S 3. — Sodomie.
Dans le livre de Moïse, chap. XXII, vers. 19, il est dit :€ Quiconque accomplit le coït avec un animai sera puni de mort. > Ce qui prouve bien ce que nous disions plus haut, que les égarements sexuels se rencontrent à toutes les époques et chez tous les peuples. Il n'est un mystère pour personne que l'accomplissement du coït avec les animaux, la sodomie dans le vrai sens du mot, se fait plutôt dans les campagnes que dans les villes. Ce sont surtout les bergers qui se trouvent seuls avec leurs bêtes lorsque Tâge de la force vient les tourmenter, qui sont enclins à ce vice. Cela se passe alors entre un homme et un animal femelle.
On dit que dans l'antiquité (3' livre de Moïse, chap. XX, v. 10) et dans les siècles plus modernes il y avait aussi des rapports sexuels entre des femmes et des animaux, tels que étalons, ânes, et on cite à l'appui des œuvres d'arts antiques, des reliefs et des monuments plus modernes. Si Ton considère la disproportion énorme qui existe entre les parlies^énitales, on se convaincra que ces figures plastiques ne sont que la représentation symbolique de l'avidité voluptueuse de la femme , qui se trouve ainsi figurée dans les œuvres d'art des anciens.
Ici nous ne voulons pas mettre en doute qu'il existe des abus ^exuels entre homme et animal. Mais le médecin légiste ne peut y apporter le contrôle de la science ; car il est évident qu'il ne reste aucune trace sur le corps de l'homme, et si un traité récemment paru en Allemagne conseille de rechercher s'il n'y a pas de sperme d'homme dans les organes génitaux de l'animal, il faut que l'auteur n'ait pas la moindre expérience en médecine légale, car l'examen de l'expert ne se fait pas aussitôt après l'accomplissement de l'acte : avant qu'il soit appelé, le contenu du vagin de l'animal est déjà loin.
RAPPORTS SEXUELS CONTRE NATURE. — PÉDÉRASTIE. 125 S 4. — > Irramara, iellftre, l« eannilingns, l« kopropbage (1).
J'ai été requis comme expert pour donner mon avis sur telles obscénités !!! C'est ici que l'on désespère pour un instant de la nature humaine! Qui n'a pas vu un homme ivre mort et n'a pas songé, à sa vue, que la transition entre l'homme et l'animal est effacée?... De même, dans tous ces € rapports contre nature » qui se rencontrent aussi jusque dans la plus haute antiquité, et sont flagellés par les salyriques. D'après ce que je sais parmi les jouissances des bêtes, il y[a le cunniltngus et le koprophage; VIrrumare et lefellare sont le privilège de l'homme!! Le but sacré de la science me permettrait d'exposer mes observations, mais au-dessus de la science il y a la morale, qui est bien plus sacrée encore, qui ne me permet pas de m'étendre plus longuement sur cette matière.
Que, dans les cas qui se présenteront, les médecins légistes jugent d'après leur conscience, mais la plupart du temps, ce qu'ils auront de mieux à faire, ce sera de déclarer leur incompétence, car ces attentats à la pudeurne laissent aucune trace probante qui puisse se présenter à l'exploration.
Obs. 83 à 88. — Société de sept pédérastes.
Obs. 83. — Celte afTaire très remarquable, aussi bien pour la psychologie que pour la justice, m'offrit l'exploration de sept conrrères pédérastes. Il s'agissait d'une société d'individus dont le comte Cayus était le chef et dont les membres avaient été recrutés jusque dans les plus basses classes de la société. Je dis remarquable, car il n'arrive pas souvent que l'on ait sous les yeux un journal comme celui que l'on a saisi chez Cayus en l'arrêtant, où sont notés les impressions journalières d'un pédéraste, ses aventures, ses amours, ses sensations. L'accusé reconnut, avec la plus grande franchise, avoir rédigé les confessions nombreuses renfermées dans ce volume écrit et relié avec soin ; il avoua avec la sincérité la plus naturelle que pendant vingt-six ans, comme on le voyait dans son journal, il s'était livré a des hommes deux ou trois fois par semaine.
Ses manières féminines et enfantines, son peu d'embarras donnent lieu de croire son excuse ; il dit qu'il ignorait complètement que sa conduite fût défendue par la loi. Du reste, il n'avait aucune lésion des fonctions mentales. J'explorai cet homme
{V Ro9embaum, /or. ci/.
12â PART)f: BIOLOGIQUf:.
plusieurs fois, la sincérité de ses aveux et de son journal me révéla tout le commerce de celte société ; il avait cinq^apte-h^it an^^ fS^\^i ^^RP^. ?Y?^ d^f cheveux fripés, une amaurose naii^sante ; il avait Thabitude singulière de se lécher toujours le) doj||{ çn parlapt, et de parler à voi^ bas9ç. Ji<§qu'^ fit\ (rentÇ:^Ç\}x|èqie année, il avait eu des rapports avec des femmes et avait dû contracter deux niariages qui avaient manqué ; il devenait aussi mystérieux ci incompréhensible que abjecte et T^PM^naqi iQcsqu'jl fiBi^ait (çpmme dans son journal) la peinture de ses sensations... Il avait les p^rtijps génit^le^ ^^^^9.» et nQé^ioçrempnt développé;es. ^ne doublç heri^^ inguinale, son corps était flasque et décrépit. Les fesses flasques et maigres étaient béantes en forme de cornet, et les plis au pourtonr de Tanus manquaient complètement. LU)riftce de l'anus lui-même était visiblement élargi, sans avoir 1<^ forqie d*an ^ntoQUf^ir. Il n'y ^v^it ^i ch\i(ç, q| déchirurç, i;ii cicatrice a^u spbincler, ni ^qtrç lé>ion, excepté deux nœuds hémorrhuïdaui^ vides et de la grosseur d'une noix. I/exploration de l'anus lui faisait éprouver beaucoup de douleurs, et il dit les avoir éprouvées toutes les fois qu'il se livrait à la pédérastie ! Et voUà tout ce que Ton put vojr sur le corps d'uq boo^poe qui, çeioq ^^$ aveux, a exercé la p^d^ras^iç pav sive pendant presque tout un âge dMiomme ! c'est certainement un de; cas les pl^s intéressants (1).
Obs. 84. -7 lin autre noble, souvent cité dans le journal de Cajus, avait été autrefois le sujet d'une instruction judiciaire à cause de rapports sexuels contre nature. Il avait cinquante et quelques années, mais il était encore vigoureux. Il avait les grganes génitaux complètement normaux, pas de bernie, ses fessn n'étaient pas flasques, aucun noeud hémorrbuïdal, pas de déchirure au sphincter, pas d'élargissement de l'orifice de Tauus. Mais les fesses formaient un cornet verfi l'anus, et ici aussi les plis de Toi ilice étaient absents.
Obs. 85. — «N..., âgé de cinquante-trois ans, dont Gayus parle dans son journal avec beaucoup de jalouiie, présentait à un degré plus prononcé la forme béante en cornet des fesses, et l'absence de plis à l'anus! Chez N..., il n'y avait non plus ni hernie, ni contusion, ni déchirure au sphincter, ni chute, ni hémorrhoïdes, ni aucune autre lésion.
Obs. 86. — Le quatrième était un bomme de cinquante-deux ans qui, dans sa ieunes^Cf cuvait été acteur, et qui à Berlin et ailleurs avait été; beaucoup applaudi liaas les rùlei de femmes. On avait remarqué déjà sa manière d'être fémioinct SQS cheveux bouclés, ses bagues, ses flacons, etc. Ses cheveux et sa barbe étaient devenus gris» son corps était gras, ses lesses fortes et charnues béantes eu forqie de ÇQrnet, uq petit nœud hémorrboïdal à l'aaus, le sphincter intact, le cectuoi non élargi, le pénis et les testicules très petits. Les plis au pourtour de l'aaus manquaient.
Notons que ces quatre observations sont très intéressantes, car ii résulte des confessions de Gayus que ces quatre hommes étaient des pédérastes passifs bab^
(1) Cet homme est mort plus tard après quelques année:« de prison.
RAPPORTS SEXpKLS CONTRE NATURE. 127
tués (le ses o réui^ions >s de sorte que cet examen n*avai( pas pour but de résoudre dç« problèmes, mais sei^lqo^cut ^e constater des fait?.
Obs. 87. — Il était au contraire difficile de déterminer si P..., ftgé de trentedeux ans, et qui allait aussi ayx réunions de Cayus, était un pédéraste actif ou un ^pédéraste passif. 11 avait la barbe forte et l'extérieur mâle d*un jeune homme. Son pénis, sans trace de maladie vénérienne antérieure, était lon^ et assez mince, le prépuce étroit couvrait un gland petit. Les testicules avaient les dimensions ordinaires, les fesses étaient grasses et ne présentaient pas la forme en cornet, l'anus complètement normal. Pas de trace de pédérastie passive.
ObS. 88. — 11 n*y en avait pas non plus chez le barbier L..., âgé de vingt et UO ans, qui, d'après le journal de Cayus, avait été son dernier favori ! C'était un jeune homme blond, ayant peu de barbe, dont les parties gcnitalçs et les fesses ne présentaient rien d'anormal. Les plis radiés autour de l'anus étaient Uiéme très prononcés chez ce pédéraste actif; je trouvai la même chose chez le soldat H..., âgé de vingt-deux ans, qui dit n'avoir eu que des rapports d'onanisme, ce qui était croyable d'après ce que nous avons dit et d'après le résultat négatif de Texpertise.
Ob8. 89 et 90. — Pédérastie. — Infection vénérienne.
Deux hommes furent arrêtés i cause de soupçons de rapports sexuels contre nature ; on me posa cette question : Leurs maladies conflrmenl-elles ou écartentelles le soupçon de rapports contre nature ? Le 27 juin je trouvai et rapportai ce qui suit :
Obs. 89. — Le tailleur R..., âgé de cinquante-quatre ans, me dit qu'il a cou* ché dans le môme lit que le tailleur F..., âgé de vingt-cinq ans, el qu'il a été infec*é par celui-ci d'une maladie vénérienne. D'après l'attestation du médecin de la prison, le 4 de ce mois (jour de son entrée dans la prison), R... présentait des ulcères à la verge et des plaques muqueuses à l'anus. 11 n'y a plus maintenant ni ulcère, ni écoulement à la verge, mais on trouve aux deux fesses, pas à la rainure de l'anus, des eschares, qui semblent être le résultat de plaques muqueuses. Lçs fesses s'enfoncent un peu en forme de cornet, et les plis du pourtour de l'anus manquent, comme je l'ai souvent trouvé chez de vrais pédérastes passifs.
Obs. 90. — E..., âgé de vingt-cinq ans, avait été déclaré parle médecin atteint d'ulcères à la gorge et à la verge, et de plaques muqueuses à l'anus; il ne présente que des cicatrices à la verge et au scrotum, et aussi des plaques muqueuses en suppuration aux deux fn:<ses, près de la rainure de l'anus ;E... avoue qu'il est infecté de maladie vénéiitnne, qu'il a couché avec R..,, mais nie des rapports contre nature. Cet ensemble de symptêmcs ne constitue pas une preuve certaine de rapi'Orls rentre naiure enlre ces deux personnes. Du reste, je ne suis pas appelé à me prononcer sur celle preuve réelle. Il est certain que chacun des deux hommes peut avoir été inCecté de <>yph'lis à la manière ordinaire, et présenter ainsi Içs m^mes
128 PARTIE DIOLOGIQUK.
symptdmes.de plus on ne peut nier la possibilité que R . . ait été infecté par E.. . par le fait seul de coucher dans le môme lit. Il est très singulier cependant que R... présente à la verge et à Tanus les symptômes absolument analogues à ceux de E..-, et il est plus probable de croire que l'infection a eu lieu par Tattouchement mutuel des verges et des fesses. De cette manière Tensemblc des symplAmes s'explique plus facilement, et je ne crains pas de répondre à la question, que la maladie des deux accusés confirme plutôt qu'elle n'écarte le soupçon do rapport contre nature. Les accusés furent condamnés.
Obs. 91 et 92. — Pédérastie avec violence.
Ces deux observations sont très curieuses, je n'en ai jamais rencontré d'autres analognes, il y avait viol exercé sur un homme, et l'exploration put être faite instantanément.
Obs. 91 . — Le domestique X..., ugé de vingt et un ans, depuis longtemps obsédé par les instances et les tentatives amoureuses de son maître, avait été un matin saisi par lui, couché sur le lit et victime d'une violence sexuelle. Aussitôt aprè», il s'était enfui et avait été de suite dépo5er sa plainte à la i>olice d'où on me l'avait amené immédiatement. Ce qu'il avait dit concernant les circonstances du fait et le système de violence mis en u«age fut trouvé exact quand on fit l'enquétc dans la maison. Je trouvai une petite déchirure de deux lignes au sphincter à gauche, tout le sphincter était irrité et douloureux au loucher. Du reste rien d'anormal »ur le corps.
Obs. 92. — Vn peintre en bâtiment avait entraîné un garçon de seize ans qui paraissait à peine âgé de douze ans, à coucher avec lui, et l'avait forcé de subir M pédérastie. Le garçon expliquait cet attentat odieux avec beaucoup de netteté et de vraisemblance. 11 éprouvait des douleurs en marchant et pendant la défécation. J'explorai le garçon rinq jours aprèâ cette nuit, il présentait très visiblement un écartement des fesses et un enfoncement en forme de cornet vers Panus ; mais ce qu'il y avait de plus important, c'est qu'une déchirure fraîche de deux lignes de longueur se trouvait à droite à la peau tout près de l'anus, et il y avait suppuration. On remarquait deux petits nœuds hémorrhoïdaux pleins de couleur bleuâtre devant l'anus. Le sphincter était intact et l'anus fermé normalement. L'exploration était excessivement douloureuse, et il était d'autant plus admissible qu'il éprouvait des douleurs pendant la défécation après cinq jours encore, comme il le disait, qu'il commença à pleurer lorsque, sur ma recommandation, il ta mit à pouiaer loo rectum à l'extérieur. Je déclarai que l'exploration avait offert de« bita appuyant l'accusation.
Obs. 93. — PédéroUie avac vio/enetf. — SjMmiolusoair». — Aptûtide à to
fiiprociiic/joii du gwrço^.
Je rapporte le eu luivaot trèa Intéraaaant, car 11 ofBre une ounlère nonvalle aa médecine légale de eonalater le crime, et loua ce rapport U eit eonplétoanal eenf.