‹ Traité pratique de médecine légale v. 2 (volume 2)Chapitre 61 sur 98 · BLESSURES NON MORTELLES. — INCAPACITÉ DE TRAVAIL · texte numérisé non relu

BLESSURES NON MORTELLES. — INCAPACITÉ DE TRAVAIL

pour la santé? II ne s'agit pas, bien entendu, des dommages les plus importants, qui, tels que les mutilations, la privation de la vue, etc., sont compris dans le paragraphe 193 (blessures graves).

Ce qu'un médecin appellera dommage c important », un autre, avec autant de raison, ne voudra pas l'appeler ainçi.

Dans une rixe, un homme avait eu une dent cassée, l'autre avait eu le doigt annulaire mordu, et, plusieurs mois après, il existait encore de la rigidité dans l'articulation ; un autre avait une fistule à l'épaule, provenant d'une plaie par instrument piquant, dont la curabilité était douteuse; celui-ci avait reçu un coup de pierre qui lui avait laissé un bourdonnement persistant. Ces cas sont très fréquents : on en trouvera des exemples dans nos observations. Elaient-ce c des dommages importants pour la santé > ? Oui et non, selon le point de vue de l'expert.

Ici donc, il dépend du médecin légiste de constater le dommage comme t important > ou non. Que le médecin légiste évalue consciencieusement toutes les circonstances du cas particulier et donne son avis sur importance du dommage,*'^ n'a pas à s'inquiéter si le juge , comme c'est son droit, considère le fait sous un autre point de vue et ne donne pas raison à son rapport.

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