‹ Traité pratique de médecine légale v. 2 (volume 2)Chapitre 76 sur 98 · SOMMQL, IVRESSE DE SOMMEIL, SOMNAMBULISME · texte numérisé non relu

SOMMQL, IVRESSE DE SOMMEIL, SOMNAMBULISME

Le sommeil est le repos ou la cessation momentanée des organes doués des propriétés de la vie animale. Quand le sommeil est complet, toute la vie animale est suspendue : sensation et perception, jugement , locomotion et voix sont abolis ; mais quand le sommeil n'est que partiel, le jugement, c'est-à-dire les facultés morales et intellectuelles peuvent rester en activité, soit seules, soit avec It voix ou la locomotion ; c*est ce qui constitue les rêves.

Les rêves sont donc des productions de Timagination , provenant spontanément des fonctions cérébrales, lorsque ces dernières agissent sans le secours des impressions transmises de Texlérieur par les sens. Les rêves sont causés tantôt par des souvenirs d'impressions antérieures qui se reproduisent dans des combinaisons diverses et plus ou moins fantastiques, tantôt par des sensations corporelles douloureuses (cauchemar) qui provoquent les jeux de Timaginalion les plus extravagants et les plus pénibles. Nous ne nous étendrons pas plus au long sur le sommeil et les rêves, dont l'élude appartient à la physiologie psychologique ; nous remarquerons seulement que les sens qui exercent une action spontanée dans les rêves sont presque exclusivement ceux de la vue et de l'ouïe.

Ce qui nous intéresse surtout, c'est Vtvresse de «Dmmet'ï, c'esl-èdire cet état qui précède immédiatement le sommeil ou qui le suit, dans lequel les liens avec le monde extérieur ne sont pas encore interrompus par le sommeil ou pas encore rétablis par le retour de la veille. Les sens sont alors comme entourés d'un nuage qui ne leur permet que de Iransinellre des sefisilions confuses. L'homme en

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