CHAPITRE V
rp«n4iso9> sTiunaPUTioN.
Qpnil la pep()f)uon l« mort » lieu par mile de la |ira8aian aitKéi sur le cou par le poids da eorps au moyen d'un objet strtBgulatefnï entourant plus ou moins le çon. Dans la strangulatjpn (i), )% inorti Im «oit par suite d'un^ pression (orto ou continua, aiarete au la cou avec les doigts sur les parties latérales ou rarement aor les parties antéro-postérieures, soit par suite ^^ûm pression circDlsirç exercée sur le çoo aq moyen d'uQ ol^^t ltnmglll«(oif9 qpftom4Mt
Par eas deux procédés, il y |i une pression sur les gfands ? aiaaaau qui arrête le flux et le reflux du sang, sur des nerft très |mpoiiaat| sur Tos hyoïde, sur le laryni^i sur la traçbéo, il y ii sQyvfmt mhhî vm comipotioA de \% moplle épinièro. Prdinairemanl la eaoao pkfsiaitq gique de la mort est la même, on trouve pourtant i Pantopsie des différences dans les phénomènes de réaç|ion| 9e)9i|*qnf) l'py ^p ç^ désordres sus-nommés a prévalu sur les autres. La mort par strangulation ou par pendaison a lieu par suite d'un arrêt subit de la circalatiop, arr^t qui p^ut prpdiiire les quatre sortes d'asaifleats aiiifants :
Ou une hypérémie cérébrale (apoplexie cérét>rale),
Ou une hypérémie des organes thor^ciques dans ses différentes formes (voy. le chapitre préçé4eQt), c'pst cp que l'on uppplle Tas? pbyxie proprement dite,
Ou en même temps une hypérémie cérébrale et thoracique (apoplexie cérébrale et asphyxie proprerpepl dite),
(0 Nous devons ici menMonner une difficolU de traduction : 0p aUenifi^ |çi tf^ erwuergen s'emploie pour exprimer la cqnstriction très forta pu eoaliqiMi 4vppmii moyen des doigts, soit qu'elle agisse latéralement, soit dans des cas plut rares d'avant en arrière ; le mot prdroitein exprima la aoippreiHoa çk^ukUrê du aM ai» mpym 4*U0 iiiatrumeiit qwBloon^ua.
En français nous n'avons qu'un seul et n^ème mot pour cet dam ^aarM 4e OMrf , c'ept le mot sfran/^uloffoit
PENDAISON y «TIUh'aVUTI(M- ^ PUtiNOSTlG. M^7
Ou enfio une oouropiu'alyûe, oa qui eil b««ttcoap plus fréquoitt qu'on Qe le (sroit ordinsirement ; on en trouve néaomoinii qaetqain obserfations dans les autanrs (Orflla, PevergiOi Eggert, Krombboli, Remer et autres). La cause de ce dernier genrf» de mort t éii dévo* loppée en parlant de Tasphyxie en général.
Outre que les phénomènes de la mort par strangulation ne MHii pas toujours présents sur les cadavres, il y a encore d'autrei cir« conatances qui rendent la ^uipstatation de ce genre de mort très difficile pour le médecin-légiste, Ainsi, je n'hésite pas é déclara qiHli cmiiris paribuif la mort par strapgulation est plus difficile i déter^ miner que la mqrt par submersion. Hais ponr ce qui çoncernfi 1| fauta d*na tiers, la snbroersion est beancoup plus difficile.
I«a statistique démontre que les meurtres ne sont presque îmm commis par pendaison, rarement par strangulation produite par nn corps circulatoire, plus souvent par la strfogulation provenant de lu pression des doigts ; comparé %u% homicides par blessnres, Tbomicidn par étranglement est encore assex rare. Ainai, en sens inversfi Il stranfulation produite pi|r la pression des doigts n'annonce ]iiniMi 1» suicide, la strangulation produite par un lien circnliira, très rartmnntf la pendaison an contraire presque toujours,
S a. llHigvoflif •
Nous distinguons, dans Tétude du diagnostic : 1* les phénomènes Igénâ^ux extérieurs ; 2* les phénomènes locaux au cou ; S*" les phénomènes que Ton trouve à l'intérieur.
t* ratNOIIÉlllS OÉMftiAUX BXTÉftlIDM.
a. On voit souvent^ dans )ei enteurs, décrire la figure violetlOi bleu rouge, tuméfiée des strangulés et des pendus. Rien n'est plus faux que de croire que tout pendu ou étranglé doifo présenter ce phénomène. Déjà Haller a Tait connaître des observations de pendus qui avaient une figure pile et des traits aflfaissés, beaucoup 4*aulres observations de cette espèce ont été faites depuis et non
3A8 PARTIE THAIfATQLOGlQUE.
pouvons, quant ft nous, dire d'après notre longue expérienee, que It plupart des strangulés présentent une figure semblable à celle des autres cadavres et non pas une figure bleu rouge et tnméfiée. Je suppose toujours qu'il est question de cadavres qui ne sont pas encore altérés par la putréfaction. Les divers procédés de pendaison et de strangulation ne présentent pas de différences sous ce rapport; quand il en existe, elles sont dues à Tindividualité du sujet.
Quelquefois, il est vrai, des hommes très robustes offrent, après h mort strangulatoire^ la tète turgescente, une coloration bleu rouge des oreilles (qui ont encore plus souvent une teinte cyanosée même quand la figure est pâle), le vidage violet, les lèvres tuméfiées. Mais il est important en pratique de bien savoir que Tabsencd de la turgescence de la tète ne peut pas faire conclure qu'il n'y a pas en mort strangulatoire. Car, je le répète, la plupart des slrangulés ont la figure pftie comme tous les autres cadavres.
b. Il en est de même pour la proéminence des yeux^ elle se voit rarement et seulement lorsque la figure est très turgescente. Il arrive plus souvent que l'on rencontre des ecchymoses sur la sclérolique.
c. Proéminence de la langue avec étranglement entre les dents ou les maxillaires. J'ai déjà signalé plus haut combien ce symptôme est inconstant, il ne se présente que chez la moitié des strangulés, qu'ils soient morts d'apoplexie cérébrale, d'apoplexie pulmonaire ou de neuroparalysie. Belloc, Fodéré et Orfila, d'après la position de la langue dans la bouche ou hors de la bouche, prétendent reconnaître quelle a été la disposition de Tobjet slrangulant et prétendent que In langue reste dans sa position ordinaire, si l'instrument strangulant a été situé au-dessus de Tos hyoïde, que la langue est entre?^ les dents si cet instrument a été situé au-dessous du larynx. Fleischmann dit que la position de la langue varie selon que la mort a eu lieu pendant l'expiration ou pendant l'inspiration. C'est avec raison que H. Devergie s'élève contre ces deux théories, sous ce rapport, nos observations sont en harmonie avec les siennes. Nous avons déjà prouvé par nos observations de toutes sortes que dans tous les genres de mort, par submersion, par hémorrhagie, par empoisonnement, U