SUBMERSION. — SYMPTÔMES EXTERNES. S
n esl certain qde, quand on trouve chez un noyé, une hypéréroie cérébrale comme seul phénomène positif, cette hypérémie est toujours M importante, et qu'une hémorrhagie est excessivement rare ; je 'ai rencontrée chex un homme de trente ans qui, en état d'ivresse, lait tombé dans un marais et s'y était noyé. Le liquide vaseux fut nNiTé dans la trachée, ainsi que tous les autres signes de la mort par ■bmersion. Les méninges gorgées de sang, et au-dessous de la iore-mère, il y avait une extravasation de 2 centimètres de diaaèirs*
La mort par hypérémie des organes de la poitrine ^ et la mort par ]em'oparaly$iey sont plus fréquentes dans la submersion. On ne lest pas dire dans quelles circonstances chacune de ces morts a plus ordinairement. Les dispositions individuelles, la tempérade l'eau, la perte de connaissance, l'ivresse, la frayeur au du contact de l'eau, la lutte, l'état passif, volontaire ou Dfolontaire sont autant de circonstances qui peuvent avoir de Tinluence. Cela ne peut, du reste, pas avoir une grande importance en iraliqne oA l'on doit se contenter des faits qu'offre Tobservation.
Outre ces phénomènes généraux de la mort phviâologique, la ■bmersion a, ainsi que la pendaison et la strangulation, des effets ptfticaliers qui doivent être également pris en considération pour le diagnostic.
S 9.*— Biagnostie. 8ympt6iiiet eztemef.
Tontes le#fois qu'un cadavre est tiré de l'eau, deux questions se présentent :
Le décédé est-il entré dans l'eau vivant ou mort?
Y est-il entré par accident, volontairement ou par suite d'un criae?
n bot d*abord considérer que les hommes qui tombent dans l'eau sant beaucoup plus souvent vivants que morts, on doit donc d'abord aipposer que le corps était vivant. Car on sait que c'est le genre f aecidrat le plus fréquent, soit dans les bains, soit par suite des
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iaoïidations, soilen péchant, en lavanf, en tannant, etc., tironsail ; auaai que, du moins en Prusse, après la pendaison, e*ast le genre Ae suicide le plus fréquânl, surtout en été. A côté de ce grand nonibn de noyés, le nombre des cadavres jetés à l'eau, surtout des cadatm d'adultes sept très peu nombreux.
Comme il n'y a pas de symptôme spécifique, infaillible, qui pakse guider sûrement le diagnostic de la submersion, un grand Donrin d'auteurs parlent de ce diagnostic comme de quelque chose de presque insurmontable, ce qui est faux. Il est vrai qu'il y a soovoit des cas difficiles et compliqués, mais, plus j'ai vu de noyés, plus je me suis convaincu qu'on a exagéré les difficultés du diagnoêîie de la mort par submersion ; et je n'hésite pas à croire M. Devergie quand il déclare qu'il pourra dire dans les neuf dixièmes des cas, si la submersion a eu lieu pendant la' vie ou après la mort.
Il va sans dire, qu'ici aussi l'ensemble de tous les ejoipttees doit être considéré et qu'on doit comparer les signes négatifs aux signes positifs.
Les auteurs qui ont traité cette question sont très nombreux, mais les opfaûons se eontredisent les unes les autres. Ayant devant les yeux le but de cet ouvrage, j'énoncerai les principes que m'ont suggérés mes propres observations.
Je n'ai pas fait d'expériences sur les animaux, nais les résultats ^ qu'elles peuvent offrir me semblent épuisés par les recherches^^ savantes de HM. Piorry, Orfila, Albert, Riedel, Mayer, Lœffler,.^ Kanzler et autres ; dans tous les cas, il faut toujours, en médecine légale, être réservé eu fait de comparaisons que Toii est tenté d^ faire entre les phénomènes présentés par les animaux et ceux pré-^* sentes par les hommes.
Voici quels sont les signes extérieurs :
1*^ Fraîcheur du cadavre. Mertzdorf a déjà, depuis longtempf, fait remarquer combien les cadavres des noyés étaient froids. Siebenhaar a dernièrement parlé également de rette basse tempe*
rature.
Aussi longtemps qu'on n'aura pas contrôlé ce signe par des