‹ Traité pratique de médecine légale v. 2Chapitre 121 sur 166 · RESPONSABILITÉ MÉDICALE. — OBSERVATIONS. &6Ô · texte numérisé non relu

RESPONSABILITÉ MÉDICALE. — OBSERVATIONS. &6Ô

tionnés. Dans les ventricules latéraux, il y avait 90 grammes de liquide ; les sinus étaient gorgés de sang ; le reste de la cavité crânienne était normale ; les deux poumons étaient tuberculeux, plusieurs de ces tubercules étaient déjà ramollis, la rate était également parsemée de tubercules ainsi que le pancréas. Tous les autres organes étaient normaux.

Dana mon rapport, je déclarai que l'enfant était mort d'hydro-encéphalie et je parlai du rapport qui existe entre celte affection et la dialhése tuberculeuse, puis j'expliquai que cette affection n'avait chance d'être guérie que dans sa première période et par une thérapeutique énergique. « Panlillon, continuai- je, n'a pas agi ainsi : n'étant pas médecin, il n'a pu reconnaître le commencement et les progrès de la maladie, il s'est contenté d'administrer ses globules, qui se composaient de sucre, d'amidon, de belladone, d'aconit, de noix vomique et de semence de Saint- Ifnaee, et le mélange homœopathique en a fait des matières insignifiantes. On ne peut donc pas dire qu'il ait causé ni aggravé le mal, mais il a péché par omission et il a négligé des méthodes de traitement applicables à la maladie de l'enfant, qui a ainsi parcouru toutes ses phases sans obstacle jusqu*à ce qu'enfin l'épanchement du liquide ait produit une pression mortelle. » Ainsi sans attribuer la mort à la manière d'agir de Pantillon, j'ai déclaré qu'il n'avait pas fait pour Tempècher ce que l'expérience médicale ordonne.

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