‹ Traité pratique de médecine légale v. 2Chapitre 37 sur 166 · INSPECTION RITÉBIEUEE DES CADAVRES. — TATOUAGE. SÔ · texte numérisé non relu

INSPECTION RITÉBIEUEE DES CADAVRES. — TATOUAGE. SÔ

M. Hulia et moi, chacun de notre c6té, avaient employé principalement da cinnabre, tandis qae les individus observés par M. Tardien avaient été tatoués au moyen d'une composition chimique noire. M. Tardieu dit que le cinnabre et Tencre bleue restent moins longtemps que les préparations chimiques noires, la suie et le bleu de blanchissage. C*est-à dire que les premières matières sont plus facilement résorbables que les dernières. M. Follin a trouvé, dans les ganglions lymphatiques, la matière colorante provenant de marques de tatouage disparues; le regrettable Heckel, professeur distingué, a fait la mèoie observation sur plusieurs cadavres qui avaient été tatoués. 11 trouva, chex des individus qui n'étaient tatoués que depuis peu de temps, déjà des traces de matière colorante dans les ganglions.

Mous pouvons confirmer ces recherches par nos propres observations:

1* Un nojé de vingt ans avait sur le bras gauche un A très visible, roage. Noua trouvâmes à Tœil nu le cinnabre dans les ganglions de

2* Un individu, mort de pleurésie purulente, âgé de soixante ans, avait tatoué son avant- bras gauche d'un cœur très rougi, dans lequel il j avait les lettres J, C,G, 1858. Au bord du ganglion on voyait du cinnabre pointillé.

S* Le cadavre d'un homme de soixante ans qui se tua en 1856 en se coupant la gorge, présentait à l'avant-bras droit un cœur tatoué, aiec la date (encore très visible après quarante-trois ans) 181S, et au-dessous deux figures. Ces marques avaient été faites avec du cinnabre dont on retrouvait de nombreuses traces dans les ganglions de Tiisselle.

&* et 5* Quatre jeunes bouchers avaient été asphyxiés, en 1857, ^ de Toxjde de carbone. Deux avaient été tatoués avec du cinnalue au bras droit. A... avait une couronne, trois chiffres et la date IU5. Tout était encore très visible après deux ans, et dans les patdions il n'j avait pas encore de cinnabre. B... avait un joli dessin : ^oft tète de bœufy en dessous deux massues, des chiffres et la date 1S51. Excepté le chiflfîre 5 un peu pflle, tout était encore visible.

Nous troQvâmes déjà (après six aas) du cinnabre dans le ganglion axil • laire.

6** L'in?a1ide G..., âgé de soixante-huit ans, Tut écrasé en mars i8A8. Il avait des marques de tatouage faites avec du cinnabre aux deux bras, et très bien conservées; c'était un cœur, au dessus duquel se trouvait un pot de fleurs ; à gauche la date i 809, à droite celle de 181 A. Dans les ganglions de ce bras droit, nous trouvâmes le cinnabre plus abondant que dans tous les autres cas, à gauche il n*y avait que quelques points déposés.

7*" Le marchand H..., âgé de trente* huit ans, se pendit le 8 juillet 1868. A l*avant-bras droit se trouvaient des marques de tafona^^e faites avec du cinnabre : c'était un cœur, des chiffres et l'année 184 1. Tout était très bien conservé. Dans le ganglion axillaire (après dix-sept ans) on vit des traces de cinnabre.

Meckel trouva le cinnabre déposé dans les ganglions en plus grande quantité, quand les marques de tatouage étaient devenues presque pâles. De sorte que l'on peut s'attendre à trouver le cinnabre dans les ganglions, même si les marques sur le bras ont disparu complètement. Je ne puis dire quelle influence peuvent avoir sur la disparition des marques de tatouage, l'individualité, le genre de vie, la profondeur des piqûres, car la question est encore trop nouvelle.

Je trouve que H. Tardieu va trop loin, en disant que les dessins de tatouage peuvent â eux seuls fixer l'identité douteuse, la profession du décédé, parce que le soldat dessine sur son bras d'autres figures que le matelot et que les filles publiques.

Je pense que cette théorie peut faire tomber dans des erreurs graves, et ne peut avoir une valeur assez précise pour qu'on en fasse' une règle générale. Mais M. Tardieu a fait une autre observation très importante et très juste ; il a trouvé que l'on pouvait faire disparaître artificiellement des marques de tatouage. Ayant reçu des aveux d'un prisonnier qui avait employé un procédé pour faire disparaître ses marques de tatouage et tromper la justice, M. Tardieu employa ce même procédé sur un malade d'hôpital, et obtint un succès complet. La marque de tatouage était un crucifix tatoué avec du noir. Elle fut

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frMée avec m onguent compost de graisse et d*acide acétiqne pur, pnit «fOG une solution de potasse, enfin avec de l'acide chlorhydrique étendu d*eau. L*ongoent resta pendant vingt-quatre heures sur le bras en couche épaisse, puis le lendemain on frotta quatre à cinq fois avec la solution de potasse. Ces opérations ne causèrent qu'une douleur très faible. Le jour suivant il se forma une croûte mince mais très adhérente, qui tomba au bout de sept jours. Il s'en forma une louvelle qui resta plus de quinze jours et qui, après sa chute, laissa nie cicatrice superficielle dans laquelle on ne pouvait reconnaître la moindre trace du dessin antérieur. Ces expériences ont besoin d'être répétées.

Jusqu'à présent, nos recherches, jointes à celles de MM. Hutin et Tardieu pour les cas d'identité douteuse, ont mené à ce résultat que : Dei marques de tatouage peuvent disparaître complètement pen* (bal la vie et disparaissent dans un assez grand nombre de cas ; Itwr existence antérieure peut être prouvée par l'état des gan^ flÛNw correspondants.

D, Blawures.

Ce point est le plus important de Tinspection extérieure du cada* ïïe. Nous le diviserons en plusieurs catégories :

1* n peut n'y avoir aucune lésion extérieure sur le corps, fttoique la mort ait été, selon toute apparence, produite par une vio< leoee extérieure, par exemple : par des coups de pied, l'écrasement f une Toiture, des chutes, etc. On dit alors : « il n'y a pas de trace de violence extérieure ). C'est la formule ordinaire des affiches judiciaires concernant les cadavres inconnus; on suppose, par cette phrase, qu'il n'y a pas eu mort violente et qu'une autopsie légale a'est pas nécessaire ; car on croit que, du moment où il n'y a pas de < traces » extérieures, on ne trouverait aucune lésion intérieure pnmîant la violence. Ce raisonnement est excusable chez des gens ilnagm à la médecine, quand on considère que les traités de méde- ^« légale ne parlent pas de cette question, comme si elle était évi-

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dente. Henke seul dit, à propos des ruptures de la rate, que quelque? fois on ne trouve sur le cadavre, extérieurement, ni uiie ecchymose ni aucun signe de lésion, et cela prouve qu'il n'a pas observé luimême. Car l'expérience démontre qu'ordinairement toutes les blessures qui ne sont pas pénétrantes, comme celles produites par des projectiles, et qui sont suivies d'une mori subite^ et surtout toutes les fois qu'il ; a rupture d'organe occasionnant une hémorrbagie interne mortelle, il n'y a pas de lésion à l'extérieur , La raison en est que la vie très courte du blessé ne permet pas la formation de Teccbymose. Les observations que je vais rapporter et qui nous offrent des blessures très graves, ne se trahissaient extérieurement par aucune trace ; elles démontreront la justesse de cette thèse. Nous fûmes asses souvent à même, sur les cadavres qui avaient péri par des chutes violentes, des écrasements, etc. , et qui ne présentaient rien extérieurement, de diagnostiquer, par cette seule raison, une rupture interne rien que par l'inspection extérieure. Dans ces cas, nous démontrâmes aux juges la nécessité d'une autopsie regardée auparavant comme inutile.

Obs. 34. — Fractures de côtes. Rupture du foie et de ta r<Ue sans IHkm

extérieure.

Un homme de soixante-trois ans avait été écrasé et était mort en dix minutes. Deux taclies d'un brun jaune parcheminé, de la grandeur d'un centime, se trouvaient : Tune à la région de l'os iliaque gauche sur la peau, et l'autre an coude. C'étaient là les seules lésions extérieures. Mais les septième et huitième côtes étaient fracturées à leur partie médiane, sans qu*H y eût aw:une trace d'épanchemenl de sang dans les parties environnantes^ et tout à fait comme si les fractures avaient été faites affres la mort. On trouva une rupture du foie de 8 centimètres de longueur, qui s'étendait diagonalement sur toute la surface inférieure du lobe droit et pénétrait en profondeur jusque dans la moitié du parenchyme. La rate était également complètement déchirée.

Obs. 35. — Fractures de côtes et rupture du foie par écrasement^ aons lésion

e0rieure.

Un ouvrier avait été renversé par une voiture et avait reçu une blessure qui avait amené promptement la mort. Excepté une tache grande comme la paume de la main, semblable à une brûlure et qui se trouvait sur le côté gauche de la poitrine, et une ecchymose insignifiante sur l'os iliaque droit, le cadavre ne préseBtail rien d'anormal. Les endroits cités ne répondaient à aucune lésion interne; mais il y avait

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une rupture loofitudinale complète du foie, qui présenUil deux portions séparées, ^t une fracture transversale des cinquième et sixième cdtes droites. Ces lésions internes seraleot restées inconnues, si les quelques ecchymoses insignifiantes qui se troufaient k l'extérieur n'avaient pas donné lieu à une autopsie légale.

Obs. 86. — Rupture du [oie par écrasemenij tans trace de lésion à Vextérieur.

Cn garçon de quatorxe mois, robuste, fut écrasé par une voiture; excepté de petites écorehures à l'arrière-tête et une ecchymose de la grandeur d'une noix à la région du grand trochanler droit, le cadavre ne présentait rien d'anormal à Texte rieur. La tète était tout à fait intacte. Devant ce cadavre, je diagnostiquai avant la disseetioQ nae rupture du foie ou de la rate. Il y avait rupture du foie. Le lobe droit était presque séparé par une rupture longitudinale.

Obs. 37. -* C/n cae tetnMable,

Gu garçon de six ans fut écrasé par une voiture. Excepté des ecchymoses tout à fait insignifiantes, de la grandeur d'un haricot, à la région de l'os iliaque gauche. In joue gauche, la malléole gauche et le frontal droit, il n'y avait aucune anomalie extérieure. £t ici aussi, on trouva une rupture longitudinale du foie divisée en deux parties, qui avait causé la mort.

Ois. 38. — Hupiwre de Vartère pulmonaire par une roue de macMne^ sans lésion

extérieure importante»

Va garçon de cinq ans avait été écrasé par une grande roue en fer destinée à ne machine ; la mort était survenue instantanément. Au milieu de la poitrine il y mit une tâche d'un pouce de longueur d'un bleu pâle, non ecchymosée ; il n'y mit ni flraeture du sternum, ni fracture des côtes. Toute la plèvre droite était rempile de sang liquide provenant, ce qui est très rare, d'une rupture de 9 millimètres de l'artère pulmonaire, près de son entrée dans le poumon droit. Il y avait anémie féoérale et cependant il y avait une hypostase sanguine cérébrale très nette, et k aamhreuses lividités cadavériques.

Obs. 39. — Ruptures du poumon par écrasement.

Cn cocher fut écrasé par une voiture, le 11 mars, et vécut jusqu'au 15. Aniessns de l'oreille gauche il y avait une plaie semi-lunaire de 6 centimètres de Ion- Caevr, de laquelle coulait du pus. Tous les tégumenU mous de la tète étaient infiltrés de pus, les os crâniens étaient intacts; le poumon droit était affaissé ; à la VÊSÎÊce interne du lobe moyen il y avait une rupture formant un angle obtus de S eeotimètres de longueur, et, à 4 centimètres de là, il y en avait un autre formant aae ouverture qui aurait pu donner passage à une noisette. Il y avait 500 grammes de sang liquide dans la plèvre. Le lobe inférieur de ce poumon avait un fort eni • fkytème, son tissu était détruit en partie et rempli de sang ^coagulé. Cette partie

M) PARTIE TRANATOLOGIQVE.

avait perdu la ficullé de nager sur Teau. Le poumon o^auclie non faleasé oRIrtit un fort œdème cadavérique. Au bras droit il y avait une ecchymose grande comme la main. D*après cela, nous déclarâmes que Taccusé prétendant que^ voiture n*i donné qu'un el)oc au décédé, ne disait pas la vérité, puisque les blessures de la tôte, de la poitrine et du bras ne pouvaient pas dire le résultat d'un seul choc, et qu'il était plus que probable que la voiture avait écrasé le décédé.

Obs. 40. — Chute du cœur séparé des grands vaisseaux par un choc extérieur très violent, fracture d'une apophyse épineuse, rupture d'un poumon et du foie, sans lésion extérieure.

C'est là certainement un cas des plus rares, un cœur tout à faU séparé dê$ par* lies environnantes !

Un vitrier de vingt-quatre ans, par une nuit très froide, conduisait une voiture très lourde qui descendait la petite côte de Spandau et, pour mieux conduire les chevaux, il marchait auprès d'eux. La voiture très lourde se mit à rouler très vite, sans que les chevaux pussent la retenir, et le malheureux Ait lancé avec une grande force contre un des peupliers qui bordaient la route. On le trouva mort le len* demain.

A l'inspection extérieure on ne découvrait rien, excepté une petite écorchure i la joue droite et sur le bras gauche. Qui aurait pu soupçonner ce que nous trouvâmes quand nous ouvrîmes le corps !

Dans la tête il n*y avait rien d'extraordinaire, si ce n'est que le sinus transversal contenait plus de sang qu'à l'ordinaire.

Dans la colonne vertébrale il y avait un litre de sang épais et foncé. L'apophyse épineuse de la première vertèbre dorsale était tout à fait fracturée et était suspendue ^ans les parties molles. Les muscles du dos étaient fortement ecchymoséi dans leur profondeur. La moelle épinière était intacte. Dans le thorax du côté gauche il y avait 500 grammes de sang foncé, liquide. Le péricarde était détaché dans toute sa longueur. Les ouvertures des gros vaisseaux étaient béantes et visibles. Le cœur, séparé des vaisseaux et libre dans la cavité pectorale, contenait, dans les ventricules surtout, beaucoup de sang foncé et coagulé. Le poumon gauche était presque tout à fait déchiré dans sa fente transversale, et enfin nous trouvâmes dans le lobe droit du foie une déchirure de 5 centimètres de longueur et de 1 centimètre de profondeur.

Et avec tout cela, pas de lésion extérieure sur le cadavre !

Obs. i I . ~ Violence. Fracture de cinq côtes sans trace de lésion extérieure,

M..., un homme très enclin à la colère, vivait en concubinage avec la femme B..., mais aussi en querelles continuelles.

Le 20 décembre, au matin, on avait encore vu la femme B. . bien portante. A midi, un voisin, en rentrant dans la maison, vil M... la maltraitant de la manière la plus brutale, la frappant avec son poing et son sabot, sur la (été et la figure ; il la jeta sur une table et sur le plancher, en ré<(istant au témoin qui voulait

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le séparer. Une femme aperçut la femme B... moitié déshabillée, as&ise sur le plancher de sa chambre, ayant du snng sur la figure, la bouche enflée, les cheveux épars ; elle vit M... lui donner un coup dans la poitrine, qui la renversa. La femme B... voulut se lever et aller jusqu'au poêle, mais elle chancela; alors M... Il saisit de nouveau, la renversa sur le dos, lui donna des coups de pied sur la poitrine et sur le ventre.

Le soir, à sept heures, la femme B... mourut. On trouva bien des écorchurcs et des ecchymoses sur le cadavre, une ecchymose des paupières, la muqueuse det lèvres déchirée, ce qui devait être le résultat des coups de sabot ; mais ce qu'il y

avait de plus important, c'est la fracture des cinq premières cdtes à droite, ne le.

trahissant par aucune trace extérieure, et une extravasation de 1 centigramme de

sauf moitié coagulé sur le pont de Varole. Ce cas ressemble à celui qui est rapporté plus haut, où il y avait rupture de

quatre côtes et du foie sans trace extérieure.

Obs. 42. — Huplure du cerveau par écrasement, sans signe extérieur.

Un tailleur d'un certain âge avait été tué par un écrasement de voilure. Le cadarre ne présentait à l'extérieur rien d'anormal, même sur la tête. Et pourtant on troava une Assure allant depuis la suture pariétale jusqu'au milieu de la partie écailleuse du temporal, et, sur la place correspondante du cerveau, on vit fiO grammes de sang noir coagulé. Au-dessous de cette extravasation, il y avait une rupture du cerveau béante, de 2 centimètres de longueur, remplie par 60 grammes àt sang; l'homme avait encore vécu sept heures, et onjui avait mis des ventouses dont les traces se retrouvaient sur le cadavre. »

Parmi des centaines d'autopsies, je n'ai vu que deux ruptures de cerveau (voir 3t8* obs.). Il est évident qu'une telle rupture doit faire supposer des violences extérieures terribles.

Ois. 43. — Ckute d'une grande hauteur; fracture du crâne, déchirure du péricarde, du foie et de la rate ; enfoncement de côtes sans lésion extérieure.

Un riche brasseur trouva dans sa fabrique une mort aCTreuse. On avait laissé ouverte une trappe qui menait dans une cave de quarante-six |Heds de profondeur, et dans l'obscurité'de la nuit le malheureux tomba dans cette rave, d'où il fut relevé mort. 11 était âgé de quarante -quatre ans. Les téguments de la tète étaient arrachés et formaient un lambeau anguleux, ce qui prouve qu'il était tombé sur une surface anguleuse. Tout le cerveau était couvert d'une couche de lang de 2 millimètres d'épaisseur, foncé et coagulé ; cette extravasation pénétrait jusque dans les ventricules latéraux. La base du crâne était fendue transver- Mlement en deux parties, et cette dernière lésion à elle seule montrait combien la violence avait été grande. De plus, il y avait une déchirure du péricarde dans toute sa lon;:ueur, tandis que le cœur était intact ; une déchirure transversale de 5 centimètres au foie, à la surface inférieure du lobe gauche, et une déchirure de la rate ; ^nfin, nous trouvâmes encore les quatre premières côtes enfoncées. Avec ces

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blessures affreuses il n*y avail aucune trace d*ecchymose, ni h la région du foie, ni à celle de la rate, ni à celle des côtes enfoncées.

Obs. 44. — Chute d'une grande hauteur; fracture du tternum et det cûtet^ fracture d'une vertèbre cervicale, rupture de la moelle épinière et du foiê^ tans marque ext&ieurer

Un ouvrier, âgé de trente ans, était tombé d*une hauteur de soixante pieds dans une grange ; il resta sans connaissance et mourut au bout de trois heures.

Excepté des écorchures insignifiantes aux mains et dux pieds et une ecchymose "peu importante au cou, on ne trouva extérieurement aucune trace de bleasurv. L'autopsie nous montra :

1^ Hypérémie apoplectique dans le grand et le petit cerveau;

2^ Une rupture de la troisième vertèbre cervicale et une fracture complète de Tapophyse épineuse ;

3^ A cet endroit , la moelle déchirée et le canal gorgé de sang moitié coagulé ;

4® l4i partie supérieure du sternum brisée ;

5^ Les deuxième, troisième et quatrième côtes droites fracturées ;

6^ Au lobe droit du foie une rupture superficielle en forme de T ;

7^ Une rupture plus petite dans le lobe quadrilatère.

Obs. 45. — Violent choc ; rupture du foie^ Hen d^anormal à Vextérieur.

Une fille de onxe ans avait été prise par la roue d*une machine et lancée contre la muraillB.'La mort était arrivée après une heure et demie. Le cadavre n*oflhiit aucune trace de blessure extérieurement, et nous prévîmes, parla rapidité delà mort, qu'il devait y avoir une rupture interne. En effet, le foie présentait une rupture longitudinale de 16 centimètres de longueur, de sorte que le lobe droit était presque ftéparé. Dans la cavité abdominale il y avait 500 grammes de sang épanché en partie coagulé,

Obs. 46. — Chute de Vintérieur d*une voiture : fracture du sternum et des côies^

rupture du foie. Pas de trace extérieure.

Pendant un hiver rigoureux, un cocher tomba de sa voiture et mourut bientôt après. On dit qu'il était mort « d'apoplexie » ; il ne présentait aucune trace extérieuriB de violence. On pouvait pronostiquer une rupture interne, d'autant plus que le cadavre avait une couleur vert blanchâtre sale qui rendait probable une forte hémorrhagie interne. La rupture existait dans le foie, de sorte qu'il fallut supposer une chute très violente. Le lobe droit était tout à fait séparé, et une grande quantité de sang gelé reposait dans la cavité abdominale. La vessie était remplie, mais le contenu était gelé. Le sternum était transversalement fracturé à sa partie supérieure, les cinq dernières côtes du côté droit étaient également fracturées. Et ce-

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