‹ Traité pratique de médecine légale v. 2Chapitre 51 sur 166 · PROCÉDÉ DU MEURTRIER DAÎIS L'EXÉCUTION DU CRIME · texte numérisé non relu

PROCÉDÉ DU MEURTRIER DAÎIS L'EXÉCUTION DU CRIME

léger contre les rayons ardents du soleil. Bientôt après il Ait trouvé par un traisiéiBe passant, Z..., qui le trouva « sans connaissance; » il ne répondit pas, mais grogna, fit quelques mouvements avec la main et dit enfin clairement : « Je viendrai bienlét. » Mais Z... ne put le faire bouger de sa place, et quelques instants après Gl. . . fut trouvé mort.

Les violences avaient-elles causé à elles seules la mort ou l'avaient-elles aidée?

A raulopsie,la figure du cadavre était assez rouge, surtout les deux joues et les oreilles étaient d'un rouge bleu foncé. Au bras droit plusieurs ecchymoses, depuis la grandeur d'un petit pois jusqu'à celle d'un franc. Au bras gauche il y en avait do plus petites. Lorsque nous ouvrîmes le crâne, nous vîmes une congestion apoplectique très considérable qui avait évidemment amené la mort. La moelle épinière était normale. Les deux poumons étaient gorgés d*un sang foncé et épais. Le foie était gris comme cela arrive si souvent ches les ivrognes. Les autres résultats de Tautopsie n'étaient pas importants.

Dans le rapport, nous expliquâmes que l'autopsie, en montrant qu'il y avait con-

gestion apoplectique, expliquait parfaitement la coloration «r noire » de sa figure,

« son manque de connaissance » et ses « grognements ». Mous déclarâmes que

cette apoplexie avait été causée par Tivresse, la chaleur intense et l'effet des rayons

krùlants du soleil dardant sur la tèlë. Il était très vraisemblable que la congestion

irait déjà eu lieu lorsque les accusés l'attaquèrent ; les témoins ont déposé que les

noleoeta n'étaient pas importantes, et des coups de manche de fouet sur les

épaules, le dos, les fesses, des coups de pied, ne pouvaient pas, comme l'autopsie

Ta confirmé, élre asses graves pour amener la mort. 11 fut admis alors que les

^ioieoces n'avaient été pour rien dans la mort.

Obs. 61. — Coups morlels. Déterminer s'ils ont été seulement portés avec

la main.

Le 21 septembre 18..., on trouva dans un bois un enfant mort couché dans un pinier, le corps portait des traces de violences extérieures. 11 fut reconnu comme reofantde la femme du tisserand Pohlmann.

Cet enfiint légitime, ayant vingt et un mois, n'avait jamais été aimé par sa mère, ^iprès ce que rapportaient les témoins. Il avait été souvent laissé sans nourriture ^ M l'avait vu avaler avec avidité des épluchures de pommes de terre ; sa mère ûtlMunaine l'avait souvent firappé de la manière la plus révoltante. Les témoins assu- '^Kat que les époux Pohlmann avaient souvent enfermé l'enfant dans une chambre ^ ik ewsient eu soin d^hUroâuire une grande quantité de guêpes !

lise scène affreuse eut lieu le 23 septembre, peu de temps avant la mort de ^'eobot, dans la maison d'un voisin dont le fils, âgé de quinxe ans, dépose en ces

bennes : « A huit heures du soir, la femme P... vint chez nous chercher son enfant ;

^ l'aperçut qu'il s'était sali, elle le saisit par le bras et lui ordonna de se lever ;

*^0Buie l'enfant ne le fit pas, elle le jeta a une distance d'un mètre et demi et le

P^^Qua plusieurs fois avec le pied, de sorte qu'il roula jusqu'au milieu de la cham-

120 PAUTUE THAliAT0L0GlQU6«

bre ; puia elle le saisit par la tête avec les deux mains et le poussa à cinq repriief différentes le front contre le plancher. 'Enfin elle lui donna encore des coups mlents dans le cou, dans le dos et sur les fesses ; Tenfant était abattu, ne pouvait crier, mais soupirait. Alors elle le prit par la main et s'en alla avec lui en disant : « Si tu ne veux pas courir, je te battrai jusqu'à la mort. »

L'accusée prétend n'avoir donné à l'enfant que « quelques coups sur les fesses », être retournée chez elle avec lui et l'avoir de temps en temps porté parce qu'il était fatigué. Arrivée chea elle, l'enfant refusa de manger ; alors elle lui avait donné avec la main un coup qu'elle destinait à la fesse, mais que, malgré elle, elle avait donné dans le côté gauche. « Je ne lui ai donné, disait-elle, qu'un seul coup et il commença aussitôt à gémir, alors que je le promenai dans mes bras. Gomme il élaU 1res froid, je le rois au lit, il devint de plus en plus tranquille et au boul d'une heure et demie il était mort, m Alors elle enveloppa le cadavre, le mit au-deasooi de son lit dans lequel elle dormit tranquillement toute la nuit, ûuand aon mari revint elle dit qu'elle avait laissé l'enfant chez le voisin. Le lendemain elle posa le cadavre dans un panier qu'elle couvrit avec un tablier ; elle prit une pioche à ponme de terre, afin que l'on crût qu'elle allait travailler aux champs, et elle déposa le panier à l'endroit où on l'a trouvé. En revenant, elle eut soin de cacher la pioche dans une maison étrangère où on l'a retrouvée plus tard.

Nous trouvâmes à l'autopsie plus de soixante-deux ecchymoses à la tète, dei taches bleuâtres innombrables sur les membres, sur le côté droit du corps et an bas-ventre, une fracture en étoile à l'occipital qui permettait de faire crépiter lei parties de l'os II y avait aussi une fissure de l'os pariétal droit, une hypéréaiie do cerveau et une extravasation de sang à la base du crâne. Cette affaire se passait du temps où l'on admettait des degrés de lélhalilé, le rapport devait donc être rédigé en ce sens. Il est évident que nous déclarâmes les blessures léthales. D'autres questions étaient ejicore posées sur la manière dont les blessures avaient été faites, et cela à cause de la différence des déclarations de l'accusée et des témoins, et de la circonstance de la pioche qui paraissait suspecte. Nous y répondîmes, dans notre rapport, ainsi qu'il suit :

« Lorsque l'accusée prétend n'avoir donné qu'un seul coup dans le côté avec le plat de la main, elle ne dit évidemment pas la vérité, puisqu'un tel coup ne peut fracturer le crâne. Cette fracture n'a pu être produite que par le choc d'un corps dur sur le crâne de l'enfant, soit un bâton, un sabot, le dos d'une hache, etc., par conséquent cela a pu être la pioche saisie. Mais le choc contre le plancher et contre les meubles a pu aussi produire cette lésion. D'après ce qu'a déposé le garçon 8..., l'inculpée « jeta l'enfant, deux heures avant sa mort, à une distance d'un mètre et demi, le fit rouler à coups de pied sur le parquet, lui poussa cinq fois le front contre le plancher et lui donna des coups violents dans le cou, le dos cl les fesses. » De telles brutalités exercées sur un enfant si jeune ont pu très bien causer la mort. Des fractures et des fissures des os minces du crâne, une commotion cérébrale, des extravasations de sang à la base du crâne ont pu en être le résultat. Mais ces violences ne suffisent pas pour expliquer la fracture de l'os occipital. Il y a encore une autre raison qui nous fait croire que cette fracture n'a pas été produite par les bru-

PROCÉDÉ DU MEWTMI^K DANU (.'EXÉCUTION DU CRIME. i27

Utiles r^poiiéêf par le garcoo S... L'accusée a déposé. qu'elle a pris l'enfimi par la naain pour le ramener ches elle et qu'elle l'a porté de temps en (empx, qu'arrivée thm die elle l'a mis par terre pour aller cuire dans la cuisine des pommes de terre. L'eoCuii ne youlut pas manger ces légumes, parcç qu'il était « très mécontent » ; il se déeida à en prendre ensuite, mais les jeta bientôt et se coucha sur le côté. Elle ëii qu'après un nouveau châtiment l'enfant a gémi, est devenu froid et est BMHi. Donc, d'après la propre déposition de Tinculpée, l'enfant était arrivé à la après avoir souffert l'affreux châtiment chez les parents de S..., et avait asses de force pour être assis et assez de connaissance pour accepter une de terre et la jeter. Un tel état corporel et mental est incompatible avec repûikMi qu*à ce moment les blessures trouvées à l'autopsie existaient déjà, car l'enteit aurait été sans connaissance et incapable de se tenir debout. »

Nooi eonclûmes : que les blessures de tète étaient tout à fait léthales, qu'elles avaient pu être faites par la pioche saisie et qu'il n'est pas probable qu'elles ont été la suite de brutalités exercées dans la maison des parents de S. . .

ie soutins mon rapport à l'audience contre l'accusée qui nia jusqu'à la fin. Elle htcondanmée à mort. Elle fit un appel, disant qu'elle avait caché, jusqu'à présent, lae eireoostauce qui pouvait être cause de la mort de l'enfant ; elle avait mis les psounes de terre sur une table et placé l'enfant sur un tabouret, à côté. Pendant 91'dle était dans la cuisine, l'enfant est tombé du tabouret et est mort après une et demie. On lui objecta, bien entendu, que cette assertion devait être un I9 car elle n'aurait pas caché si longtemps une circonstance qui était en sa r. ie fus requis pour juger cette assertion et je dus la rejeter comme incompslibto «Yec les résultats de l'autopsie.

Ois. 68. — Ble$mres de tête mortelles. Déterminer si elles ont été causées par un bùUMf par le coin d'une fodle ou par une chute sur le parquet.

Ce cas était difficile. Il s'agissait d'une rixe qui avait eu lieu entre plusieurs penonnes et dans laquelle un homme avait été blessé à mort, et il Cillait détermi- ■cr^ était celui des adversaires qui avait causé la mort. Dans les cas de cette sipèee, les dépositions des témoins ne servent à rien, car tous les présents étaient VIm en moins ivres et plus ou moins complices, tout le monde niait et le médecin %iite seul pouvait éclairer la justice.

S..., le propriétaire d'une petite auberge, avait engagé une querelle avec ses ^ très échauffés par la bière, l'eau-de-vie et la politique (1848 1) et il en était 'Mé une rixe générale dans une petite salle qui renfermait un billard, des ^'sMsi et beaucoup de personnes. Les uns avaient jeté par terre l'aubergiste, ^ antres l'avaient frappé avec uu bâton, avec des queues de billard, et cet ^"■■e ayant succombé aux suites dé cette rixe, nous avions à en faire l'au-

On ne savait de la maladie que cette circonstance : elle dura quatre jours et le ^^^ conserva sa connaissance pendant les deux premiers jours, ^oiâ quels fitrent les résultats de l'autopsie : S..., âgé de trente -neuf ans, était

128 PARTIE TUANATOLUGIQUE.

de constitution assez robuste. Le pourtour des deux yeux, surtout de l'oeil givclie était fortement ecchymose. Sur le sourcil gauche il y avait une blessure un peu ciea trisée, en forme d'arc, à bords nets, de la longueur de 3 centimètres et de la lir geur de 1 millimètre. Au-dessous de l'os unguis gauche se trouvait une blessure d la grandeur d'un petit pois et abords nets. Tout le membre supérieur gauche mon trait de nombreuses ecchymoses. Les vaisseaux de la pie-mère étaient hypérémiquet toute la surface du cerveau, surtout à Thémisphère droit, était couverte de pc verdàtre. U y avait aussi une couche de pus à la base du cervelet. Sur la parti orbitale de l'os frontal gauche se trouvait une extravasation de sang coagulé, aa dessous de laquelle il y avait une fissure de Tosd'un centimètre de longueur, etdai laquelle on put introduire une sonde qui toucha le globe de l'œil. Nous ne parlerai pas de ce que nous avons trouvé dans les autres cavités, car les résultats en soi insignifiants. Outre la question sur les degrés de léthalité qui, à cette époque, éUiei encore en vigueur, nous eûmes encore à répondre aux questions suivantes :

1® Les blessures trouvées, surtout celle de la partie orbitale, ont-elles pu èli produites par des coups de bâton, ou par une table, ou bien par un choc de la tel contre le plancher ou les murs de la chambre ?

2* Quelle est celle des blessures désignées dans le procès- verbal n** 1S, M 18 (1), qui a été la cause de la mort? Ces blessures ont-elles pu isolément cause la mort ou bien y ont-elles contribué toutes?

Nous répondîmes d'abord qu'il y avait léthalité absolue^ en exposant les raisoiH puis nous continuâmes :

La première question, conceniant les instruments qui ont pu causer lablessun doit être divisée. Les ecchymoses des deux yeux et celles qui se trouvent au bn gauche doivent être considérées comme causées par des coups de bâton. Quoique ci violences pourraient être aussi considérées comme produites par des coups d poings, de pieds, la petite blessure ronde sur le côté gauche du nez doit, aelo toute probabilité, être le résultat d'un coup de bâton et, vraisemblablement, du fc du bâton. On ne peut donc rien assurer et ce serait de peu d'importance, car ce n sont pas ces blessures qui ont causé la mort.

La plaie qui se trouve sur le sourcil gauche a des bords assez nets et a dû èlf causée par un instrument asseï tranchant, et l'on peut regarder comme tel le bof d'une table ou le coin d*une muraille ; elle peut aussi avoir été produite par un chute contre le parquet, si le parquet présentait à cet endroit une proéminence. L blessure mortelle se rattache, sans aucun doute, à la blessure dont nous venons d parler, sur l'œil gauche. It est certain que cette fracture du crâne n'a pu étr produite que par une forte violence ; aussi il est peu vraisemblable que de seul coups de bâton aient pu amener un tel résultat, c'est plutôt un choc violent conti une muraille, un meuble ou le plancher. D'après cela, nous concluons :

1"* Que la fissure de la partie orbitale de l'os frontal peut avoir été produit par des coups avec un bâton, mais qu'il est plus vraisemblable qu'elle a été produit

(1) C'est-à-dire «uppuration au cerveau, nu cervelet, fusure do Toi fruulal.

PROCÉDÉ DU MBORTRIBR DANS l'EXÉGUTIOX DU CRIME. 129 fi^r le bord d'une table ou par la chute de la tète contre !e plancher ou contre les

L* Que ladite fissure a été cause de la mort; ^* Que celte blessure a été absolument mortelle.

63. — BUsiwres mortelles de la tête et de la face. Déterminer si elles ont été prodmtês par un sabre d'infanterie ou un sabre de cavalerie?

Dans ce cas singulier, on ne pouvait donner un jugement aussi exact que la ioslice l'aurait désiré. Dans une émeute. G..., âgé de quarante ans, avait été frappé siar la léte à coups de sabre par des soldats, et était mort de ses blessures au bout de cinq jours.

Une des blessures traversait la figure à partir du sourcil gauche, longue de i 3,centimètres ; elle avait été réunie par première intention et était en voie de cicatrisation. Le coup avait feudu les paupières et avait ouvert le sinus maxillaire ; il 9 «Tait aussi une seconde blessure à l'os pariétal droit, longue de 7 centimètres, V^i avait fendu l'os et les méninges, la plaie avait des bords lisses ; la couche interne ^ Tos avait des fissures en zigxags, et un morceau de la grandeur d*un centime était détaché. Lee veines de la pie-mère étaient vides, et le cerveau ainsi que le cendet étaient couverts d*ttne couche de pus.

Oa demandait si Içs deux blessures de G... avaient été faites avec le même ÎMtnunent, car phisieurs soldats appartenant les uns à l'infanterie, les autres a la canlerie, avaient coopéré à la rixe. Après avoir posé le degré de léthalilé qui à celte époque était encore demandéi nous déclarâmes, quant à l'instrument, ce qui iiit:

• Koos ne pouvons pas dire si les deux blessures ont été faites avec le même iflilnunent. L'état des deux blessures annonce seulement avec certitude qu'elles OBt été produites par un instrument tranchant, vu la netteté des bords et la profon* ^ des plaies. On ne peut dire si l'instrument a été un sabre d'infanterie ou de caralerie ; mais nous croyons important de remarquer qu'il s'est présenté à nous V eu analogue d'une blessure de tète pénétrante, qui certainement avait été produle par un sabre d'infanterie, m

Us actes ajoutaient : « D'après la déposition de plusieurs témoins, le dragon L... idooné a G... plusieurs coups sur la poitrine et le ventre quand celui-ci était déjà étende sur le pavé, la tète ensanglantée ; néanmoins le procès-verbal de l'autopsie Be hit pas mention de lésions a la partie antérieure du corps. »

NoBs répondîmes à cette observation que, puisque nous n'avons trouvé aucun signe de lésion à l'extérieur, nous ne pouvons rien dire de ces violences, et que souvent ^ bkisures plus importantes ne laissent aucune trace sur le cadavre, ^ui conclûmes :

t" U décéJé est mort par suite de la blessure faite à h tète; -' Us autres lésions trouvées sur le cadavre n'ont pu participer en rien à ce faUl rétsiUi;

130 PARTIE THANATOLOGIQUE.

3<* L'autopsie ne permet pas de dire si des armes différentes ont causé les blessures ;

4° Nous ne pouvons pas dire si cet homme a reçu des coups étant déjà blessé et étendu par terre.

Obs. 64. — Blessure mortelle du cerveau. Déterminer si elle a étéproduUeparm

sabre ou par une hache.

Dans une nuit d'été, il y eut une rixe dans un bal public, et le maçoo D... fut mis à la porte. La rixe continua dans la rue, elle devint même plus grave, et un des sergents de ville accourant avait frappé, dit- on, avec son ubre sur la lète de D... Ce qu'il y a de certain, c'est que D... tomba en criant : « ma tête ! • eut voe violente hémorrhagie, fût transporté à l'hôpital, où il mourut au bout de soixante heures.

Trois Jours après la mort, nous trouvâmes, à l'autopsie, une bletsore traversant le front de haut en bas, longue de 4 centimètres, réunie par première intention ; elle avait des bords nets , lisses et non ecchymoses , et ao Ibod de cette blessure on voyait très bien une fissure des os. A l'articulation de l'éptiile droite, il y avait encore une blessure se dirigeant d'avant en arrière, longue de 4 centimètres, et réunie aussi par première intention, dont les bords étaient oeCi et entourés d'une ecchymose ayant la largeur de 2 millimètres. La blessure de Vm frontal commençait à la suture coronaire ; elle était large de 8 millimètres, dans h longueur de 3 centimètres, et se continuait par une fente jusque dans la eavité orbitaire droite. A partir de la suture coronaire commençait une autre fissure anlogueà celle que nous venons de décrire, traversant perpendiculairement l'os pariétal droit. Les bords de l'os étaient tout à fait nets et extérieurement non ecehymoiés ; mais à l'intérieur ils étaient infiltrés de sang dans la largeur de 2 centimètres, et la couche interne de l'os était détachée à plusieurs endroits ; six morceaux étaient libres sur la dure-mère. Les os du crâne avaient l'épaisseur normale. Toutes les membranes du cerveau, a la partie frontale, étaient coupées avec des bords nets, et le cerveau formait hernie par cette fente ; sa couleur était d'un brun sanguinolent. En l'examinant de près, on voyait que le cerveau lui aussi avait été blessé à sa substance corticale dans la longueur de 3 centimètres. La tente du cervelet était couverte de pus sanguinolent ; la base du crâne était également couverte de puf . La fissure do l'os frontal se continuait dans la partie orbitale. Il était facile de voir que celte blessure avait causé la mort.

Quant à l'instrument qui Tavait produite, on parlait, dans les actes, non-seulement du sabre du sergent de ville, mais aussi d'une hache. Nous déclarâmes qu'une hache très tranchante pouvait, à la rigueur, faire une blessure d'os à bords nets,, mais qu'ordinairement il y a alors un plus grand nombre de fissures et de fractures, el l'expérience démontre que des coups portés avec des sabres tranchants peuvent fendre la tôle jusqu'au cerveau en faisant des blessures à bords très nets dans le genre de celle-ci.

De là nous conclûmes qu'il était plus probable que ces blessures ataieat été Mtes avec un sabre qu'avec une hache.

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