PROCÉDÉ DU MEURTRIER DANS L*EXÉCUTION DU CRIME. ISS
fttt eatoidiie d'asses loin. Il se releva et voulut continuer à courir, lorsqu'rn soldiUi, le rejoignant, jeta vers lui son fusil, la baïonnette en avant, Tatteignit, et le força de s'arrêter. Il fut pris, mais ne put bientôt plus se tenir debout. Il (illot le porter jusqu'à la prison, où il mourut bientôt après.
Les résultats les plus importants de Tautopsie étaient les suivants : entre la
sasiéme et la dousièroe côte à gauche, a 12 centimètres de la colonne vertébrale,
m irouvait une plaie triangulaire dont chaque côté avait 1 centimètre ; ses bords
Haieni nets et faiblement ecchymoses. Les téguments étaient très gras. La paroi
fOftiérieore du péritoine était complètement infiltrée de sang foncé, moitié coagulé,
Acmt on ne pouvait trouver la source. Dans sa cavité abdominale, il y avait •
91 graounes d*eau sanguinolente. La plate n'avait pas pénétré dans la cavité et finis-*
sait en cul-de-sae dans les téguments gras, dans lesquels se trouvait une infiltra-
liaa. On trouva en outre une hypérémie des veines et des plexus du cerveau et une
adhérence complète du péricarde avec le cœur.
Ainsi la mort avait eu lieu par suite d'une hémorrhagie dans l'abdomen, mais la Uessare avec la baïonnette n'avait provoqué ni Thémorrhagie ni la mort, puisque fimtlnunent n'avait pas pénétré. La cause de l'hémorrhagie était problablement la dratede L... sur le pavé avant le coup de baïonnette. Il était avéré que cette chute de riMHnme ivre sur le pavé glissant avait été très violente, et la commotion qu'elle mit aosée avait produit la rupture d'un vaisseau. Cette hémorrhagie interne avait dû letsire lentement, car elle avait eu le temps d'infiltrer le tissu cellulaire et les BBKlei, tandis que les hémorrhagies internes subites produisent d'autres résultats. C'eit poirquoi le décédé, aussitôt après la chute, a pu se relever et faire encore qwiqnes pas, jusqu'à ce que le fusil, resté accroché dans ses habits, le fit s'arrêter ; fui lliéaiorrhagie interne augmentant de plus en plus, il fut obligé de s'arrêter, et il retomba. Ainsi, quoique le blessé fût tombé immédiatement après la blessure, elle s'avait pas été la cause de la mort qui n'a pu être produite que par la chute.
On. 69. — Biêsture morMe de rartère interosseuse. Déterminer si elle a été produite par un morceau de fer-hlanc 6u par un couteau.
Leioirdu 20 décembre, deux camarades de lit se querellèrent. L'un d'eux, nhoBune robuste, âgé de trente-trois ans, fut si gravement blessé qu'on vit tout de ""le le lang eouler à flot de son bras gauche. Une heure après, il fut transporté à ^^^V^\ : on mit un tourniquet au malade qui était très abattu , et se plaignait 'gestion. On constata les {^assures suivantes :
1* Au bras ; une plaie longitudinale longue d'un centimètre, large de huit "■Uimètres, profonde d'un centimètre; il en sortait seulement du sang veineux.
^ Aa-desaous de cette blessure, se trouvait une plaie superficielle.
3*DtBS la région de la saignée, à l'insertion inférieure du biceps, il y avait une pbie Iriangttlaire à bords recourbés en dedans, profonde de trois centimètres à
' peu près. Lorsqu'on relâchait le tourniquet, il sortait de cette plaie du sang ar«
iériel.
^'Ala partie extérieure du bras, une petite blessure de la peau.
ISA PARTIE THÀNATOLOGIQUE.
5" Dans la région du cœur, deux petites écorchures produites probablement fir l'instrument qui avait glissé du bras.
Le tourniquet fut laissé en place, les plaies furent réunies et couvertes de|lice. Le 22, le malade se plaignit de douleurs vives au bras à tel point qu'il fallut Mer tout le pansement. L'hémorrhagie artérielle recommença de suite, et, d'après ce que dit le journal de Thôpital, comme on ne réussissait pas à lier les artères daoi le fond de la plaie, il ne restait plus pour sauver le malade qu'à lier l'artère brachiale, ce qui fut fait dans d'assez bonnes conditions.
Le malade reçut à l'intérieur de l'acide phosphorique, et la plaie (ùt couverte • avec de la glace. Dans les deux jours suivants il ne se passa rien de Aeheux. Mais lorsque le 26 on ôta le pansement, il y eut encore une bémorrhagie artérielle que l'on arrêta par compression. Les plaies avaient mauvais aspect, le malade le tentait abattu, il y avait du délire et de la somnolence, le pouls était trèa firéquent, les bords de la plaie avaient une couleur bleuâtre qui s'étendit vite, la peso environnante devint gangreneuse. On pansa avec de l'acide pyroligneuz, on ÎQÎecU et on fomenta avec du vinaigre aromatique. L'état général continua à être mavfaii, les forces diminuaient, le pouls devenait très fréquent : le matin ilOetle foir tS8 pulsations. *
Au commencement de janvier l'état s'améliora jusqu'au 10 ; ce jour-là, le naïade commença h se plaindre de douleurs de ventre (frictions opiacées, cataplaames, poudre de Dower). Dans la nuit, une diarrhée violente se déclara et aogmeota malgré l'usage de l'opium. La Aôvre s'accrut, les forces diminuèrent et un dèeubitus commença à se manifester. Le il janvier, le malade toussait sec. Lea piedi devinrent œdémateux, la toux et la diarrhée continuèrent/, le 14, le maUde perdit connaissance, et le 15 janvier, ainsi vingt* cinq jours après la blessure, le malade mourut.
Les résultats les plus importants de Tautopsie étaient les suivants : Le cadavre était très maigre, les extrémités inférieures étaient œdémateuses ; on voyait un dé* cubitus important, la surface interne de tout le bras gauche était dénudée, de sorte que l'on voyait les muscles et leurs tendons. Le tout était enduit de pus sanieux. Les autres plaies étaient cicatrisées, mais dans la région de la saignée il y avait encore une plaie béante de 2 centimètres avec des bords arrondis, quoique dans l'origine ils fussent nets. Dans la cavité crânienne, anémie. Tout le poumon gauche était œdémateux, le droit était couvert d'hépatisation grise et la plèvre était couverte de pus. Dans la plèvre gauche il y avait à peu près 300 grammes d'un fluide sanguinolent. Le cœur était mou, exsangue, ainsi .que les grands vaisseaux de la poitrine et les vaisseaux de la cavité abdominale. L'artère blessée était, comme on l'avait déjà diagnostiqué à l'hôpital, l'artère interosseuse.
L'accusé prétendait qu'il avait seulement piqué K... avec un morceau dé ferblanc. L'état des cicatrices montrait que cette déclaration était fousse ; nous déclarâmes que l'on avait dû employer un autre instrument tranchant et piquant.
Pendant l'instruction, on trouva sous le lit de l'accusé un couteau de table pointu sur lequel il y avait des taches suspectes. On nous remit cet instrument en nous faisant cette question : Les taches de rouille qui sont- sur le couteau proviennent-