PROCÉDÉ DU MEURTRIER DANS L*EXÉCUTION DU CIUHE
profiNMieiir d« 5 mUliaiètres et la largeur de i centimètre. On pouvait couper faciliept les silloni, qui étaient mous sous le couteau. H n*y avait pas d'ecchymoses mdle part.
Tout 1*01 temporal droit était écrasé en beaucoup de fragments, et la suture coronaire était écartée dans toute sa longueur , il y avait fissure de l'os frontal droit dans ta partie orbitale. Un morceau de la grande aile droite de Tos sphénoïde 5tait détacbé, ainsi que trois morceaux, de la longueur d'un pouce, de la partie écailleuse da temporal droit. Il y avait à la base du crftne une fissure qui traversait la selle tarciqoe. Les poumons ne contenaient pas de sang, les grands vaisseaux de la poitriaea'ea contenaient que très peu, ainsi que les quatre cavités du cœur. Le larynx et la trachée- artère non blessés étaient pâles et vides ; tout le reste du corps était ■oraul, mais il y avait une anémie générale.
Ici tons les résultats de l'autopsie s'accordaient avec les déclarations de l'accusé.
D'abord, quant à la cause de mort ; on pouvait facilement prouver qu'elle était
due aux blessures de tête et non k l'étranglement, car il n'y avait pas un seul signe
et mort par asphyxie, et l'on pouvait admettre que les liens, ayant été serrés dans
sa état d'agonie, l'asphyxie ne s'était pas produite. Quant aux instruments qui ont
M ètra employés, nous aurions admis, quaud même l'inculpé ne l'aurait pas avoué,
^'aa corpa lourd, tranchant et contondant, à surface carrée, comme le dos d'une
haebe, avait été l'instrument mortel. Il n'y a que les instrumenta contondants qui
feavent produira de telles blessures.
L'ecchymose quadrilatère qui a été trouvée à la région du maxillaire supérieur
froave qu'un instrument quadrilatère a été employé. La hache qu'on nous a pré-
leatèe avait un tranchant dentelé et un dos ordinaire quadrilatère, dont les bords
iUâent très tranchants. Par cette disposition de l'instrument, on devait admettre
foe l'ecchymose de la joue seulement provenait certainement du dos de la hache,
laidis que les autras blessures extérieures pouvaient provenir aussi bien du dos que
il tranchant.
L'autopsie confirmait parfaitement ce qu'avait dit Holland, que son maître était mchè sur le cAte gauche, puisque toutes les blessures extérieures se trouvaient du c4(é droit de la tète, tandis que les vertèbres et le celé gauche étaient complètement iMsets; d'après l'état des blessures profondes, il était évident que la victime était CMcliée quand elle a été frappée, car si elle avait été debout, les blessures 'viieolétédu cétégauche ; déplus, les blessures étaient si importantes, puisqu'elles ont amené l'écartement d'une suture, quelles avaient dû être faites de haut en bas. Qaaatàla position du meurtrier, il faut supposer qu'il a été placé derrière la tète 'a lit, car ce n'est que da« cette position que l'ecchymose aux joues a pu être faite ; ^ecchymose a été produite par l'extrémité du dos de la hache .Nous concluons donc : 1* Que la cause de la mort de Schulz n'a pas été un étranglement ; 2* Que cette cause doit être attribuée aux blessures de tète ; 3* Que ces blessures indiquent un instniment en partie contondant, en partie tnadMit, qui a été employé avec force ;
4* Que la hache présentée, ou au moins un instrument semblable, a prodait cet Wetwres;
M. iO
1A<5 PARTIE TUANATOLOGIQUE.
50 Que l'ecchymose quadrilatère de la joue a été produite par la turiaee domte de rinstrument ; que les autres blessures peuvent avoir été prodoitea en ■èow temps par le tranchant et par le dos de l'instrument;
6** Que le décédé a dû être couché sur le côté gauche quand il a été blessé el tué;
7"* Que le coupable était placé derrière la tâte du lit ;
8° Que, vu la grande fraîcheur du cadavre et la chaleur de ratmeapbère, 00 peut considérer la mort de 8chulz comme ne datant que de quelques jovt, à pei l>rés cinquante heures. Uolland a été condamné à mort.
Obi. 73. -*- Homicide par hl$t9ure» de tél$. Dans quelle po$Ui<m se fronvoM
la victime?
Dn menuisier avait tué sa femme, âgée de cinquante-cinq ans, avec laquelle il vivait en mauvaise harmonie. Il s*était servi d'une lime pesant 1 kilogramme 1/3.
Il y avait ici une particularité très intéressante : les os du crâne avait extrême* ment peu d'épaisseur, à peine 2 millimètres. Toute la moitié gauche du crâne était écrasée ; dix fragments d'os étaient détachés, et le fond de la blessure était fomé par la dure-mère déchirée, à travers laquelle le cerveau faisait hernie. L'hémisphère gauche du cerveau était écrasé et parsemé de caillots de sang ; l'on en troo» vait aussi dans le cervelet. Une tissure de l'os frontal s'étendait jusqu'au côté droit dans la partie orbitale. Les plexus choroïdes étaient très pâles, les sinus exsangues. I3ne autre blessure était importante pour juger la position de la blessée : c'était une plaie longue de 2 centimètres 1/2, un peu béante, à bords assez nets et faiblement ecchymoses, qui s'étendait à travers l'oreille gauche de haut en bas et d'arrière en avant. Tout le reste de l'autopsie était sans importance, Il y avait anémie générale.
Mous jugeâmes que les blessures de tête avaient été nécessairement mortelles; qu'elles avaient pu être produites par la lime présentée ; que la décédée, au moment où elle a été blessée, n'était pas couchée, mais bien debout ou assise, conmie le prouve la direction de la blessure de l'oreille, et que le coupable peut s'être -trouvé devant ou derrière elle. Le mari» que l'on amena lors de l'autopsie^ avoua que sa femme était assise sur un banc et tricotait lorsque la querelle s'était élevée entit eux, et que, étant devant elle, il avait saisi la lime et l'en avait frappée.
068. 74* — Écrasement du crâne par une hache. Déterminer s*U a été produit avec le iravchant ou avec le dos de l'instrument.
Le tisserand D. .. tua son llls, âgé de quatorze ans, pendant son sommeil. 11 s'était servi d'une hache, comme le déclarèrentles membres de la famille, qui étaient accourus et avaient presque assisté au crime. L'instrument avait séparé l'aponévrose et les os du crâne et avait pénétré profondément dans le cerveau. Le cadavre préa«aUit du côté gauche du crâne une plaie de 8 centimètres de longueur et de 2 centimètres 1/2 de largueur ; plusieurs fragments d'os avaient été détachés. La figure, la chemiae.
PROCÉDÉ DU MEURTfU£R DANS L'EXÉCUTION DU CRIME. 1A7
Jei bras éUi»ai couTerU de sang ; la cadavre avait la couleur de la cire blanche : aaéaiie générale. Néanmoioa il y avait des lividités cadavériques qui couvraient tout la dos. J'observe encore qu'à partir de l'angle supérieur de la blessure s'étendait une fissure en aigzags, parcourant horizontalement toute la voûte crânienne jusqu'à l'os temporal droit, el qu'il y avait une fissure à la base du crâne, dans la selle tnrcique, qui, contrairement à ce qui se passe ordinairement, ne la traversait pu transversalement, mais qui, arrivée au milieu de l'os, formait un coude el s'en •Daii en serpentant en arriére, en détachant le rocher droit. Sur le corps calleux, O y avait des caillots de sang, et il y en avait aussi dans la substance du cerveau.
La garçon ne s'était pas éveillé et était resté mort sur le coup, et le sang était cependant coagulé. Le cas était facile à juger, mais la question posée : a Le meurtrier a-l-il firappé avec le côté tranchant ou avec le dos de la hache ? » était assee dilBcile à réaoudre. Le dos de la hache contenait du sang comme le tranchant, et de pins il y avait des cheveux blonds du cadavre qui y étaient collés. L'état de la Uesaure indiquait qu'on s'était servi du tranchant ; mais la présence des cheveux wr le dos de la hache était en contradiction avec ce résultat. Tout nous portait à idaeltre que les cheveux avaient coulé avec le sang sur le dos de la hache, et nous a'cAmes plus de doute quand plus tard on nous présenta l'oreiller sur lequel le farçon était eoûché. Sur cet oreiller, il y avait, outre de grandes mares de lang, 4eux grands morceaux de cerveau el une grande quantité de cheveux blonds collés par le sang.
Le coupable fut déclaré fou et fut transporté dans une maison de santé, où H BoamL
Ou. 75. — Bleuure pénétrante du cœur. Le décédé a-t-it reçu un coup de poiptard de la mam d'un étranger , ou bien s'esta jeté lui-même sur le poignard queVétranger tenait à la main f
(tes une rixe, le 2S août 18.*>, 8... reçut trois coups de couteau de Helm et Ma flsert immédiatement après.
Koiii citerons les passages suivants du procès- verbal de l'autopsie : n Aumih'eu te bras gauche, à la surface interne, se trouve une blessure semi-lunaire, longue te 4 ceotimètrea, large de 3 centimètres, avec des bords très nets, secs, non ^}BMMés, mais qui n*a pas pénétré plus profondément que la peau. Sur le côté psche de la poitrine, près de l'aisselle, se trouve une blessure diagonale, à 4 cenlioêtres da Bamelon, i|a forme semi-lunaire, longue de 6 centimètres, large au Biliea de 3 centimètres, à bords nets, secs, non ecchymoses, du fond de laquelle iV|it un corps muscnleux. Du même côté de la poitrine, entre la cinquième et la ûiteM céte, à 4 centimètres du mamelon, se trouve une blessure allant de haut (Qkss ai de dedans en dehors, longue de 2 centimètres, large au milieu de 3 cen- MlMs, un peu semi-lunaire, avec des bords analogues à ceux d'en haut. Qvaaé on ouvrit le thorax, on vit que les deux blessures avaient pénétré ; elles li'étaieot séparées à Tintérieur que de 1 centimètre : l'inférieure de forme sumi-
1A8 PARTIE THANATOLOGIQUE.
lunaire, longue de 2 centimètres, avec des bords nets, non ecchymoses ; l'avlr était plus ronde, n'avait qu'un demi- centimètre de longueur et avait les wèmn bords. Dans la plèvre gauche se trouvaient 600 grammes de sang foncé et liquide; la bise du péricarde, tout près du diaphragme, il y avait une plaie siwi-lmialr longue de 1 centimètre 1/2, large de 2 centimètres, à bords nets, qui était eeeb; roosée tout autour dans une surface de 1 centimètre 1/2. Dans le péricarde, il y ati 125 grammes de sang liquide; à la base du cœur, il y avait une plaie ten lunaire, à bords nets, non ecchymosée, longue de 1 centimètre 1/2, large de 5 ee timètres, qui pénétrait dans le ventricule gauche. »
Le reste de Tautopsie n'était pas important ; il y avait une anémie générale, laquelle ne participaient pas les veines de la pie-mère. On était endroit dedéebi cette blessure nécessairement mortelle et de motiver qu'elle avait pu être prodn par le couteau de poche présenté, dont la lame était longue de 10 centimètres large au milieu de 2 centimètres ; elle était très pointue et très tranchante. H à l'audience l'accusé prétendit qu'il n'avait pas lui-môme fait la blessure, qu'ayt le couteau devant lui pour éloigner L..., celui-ci se jeta sur lui avec une bûciie bois, et se blessa lui-même mortellement. Il n'était pas difficile de démooti comme fausse cette explication par les résultats de l'autopsie. Le blessé avait re trois coups : un au bras, deux autres à la poitrine, il était très probable qi n'avait été que passif; de plus, la direction des blessures était tout à fait concluaiil elle était de haut en bas et convergeait à l'intérieur, Or cette direction ne pc s'expliquer que par des blessures faites le bras étant levé, tandis qu'il était imp< sible que le décédé en se jetant sur le couteau ait pu se faire trois blessvi ayant de telles directions. Les jurés furent de notre avis et Helm fut condanu
Obs. 76. — Blessure mortelle de la cuisse par instrument piquant ; déterminer eUe a été faite avec intention ou si c^est la blessée elle-même qui s'est jetée sur couteau.
Un homme très irascible, adonné aux boissons, qui avait l'habitude de malfarali sa femme, se querella un jour avec elle pendant le dtner, ayant son couteau à main. D'après 5a déclaration, la femme tomba « en avant, mais un peu de côté i une chaise qui était derrière elle », voulant la retenir il la blessa malgré lui. couteau était entré à la surface postérieure de la cuisse gauche à deux pouces profondeur, obliquement de dehors en dedans après avoir traversé une robe, de jupons ouatés et un caleçon. D'après la déclaration de la femme , le mari l'av d'abord poussée plusieurs fois en lui portant des coups de pieds « dans le côté m. lorsqu'elle se tournait vers la porte pour fuir il lui avait donné un coup de coûte par derrière. C'était, comme on voit, une explication bien différente ! La fem fut bientôt reçue dans un hôpital où l'on trouva à la région inguinale gauche t ecchymose et à la cuisse une blessure. Après trois jours il y eut une tuméfacti des ganglions inguinaux et après cinq jours, l'état s'aggrava, le pus sortant df blessure devint sanieux, les ganglions suppurèrent aussi, et vingt jours aprèt blessure la blessée mourut d'infection purulente.