INSPECTION DES VÊTEMENTS. — TACHES DE SANG
matière colorante est en plus grande quantité, la couleur est d'un ronge brun; puis, plus tard, d*un rose plus ou moins foncé jusqu'au rouge briquOi ce qui a lieu ordinairement après deux ou trois heures, après quoi à la fin de la réaction la tache devient brune. Les transitions du vert au brun, violet, rouge et rose se perçoivent pour des liehes qui paraissent jaune pâle et qui sont devenues ainsi soit par rknbibition, soit par le lavage; ce phénomène s'observe d'autant plus pour les taches qui paraissent foncées; ces transitions distin* goent bien les taches de sang lavé, des taches de pus, d'urine et de mucus qui pourraient induire en erreur, mais qui ne sont pas soumises aux mêmes phénomènes sous l'influence de l'acide sulfu* riqne.
M. Pinia de Turin (1) a décrit aussi les métamorphoses des taches de sang traitées par l'acide suirurique. Nous avons répété ces expérieoces et nous nous sommes convaincu de la justesse de ces obser-» vatioiu. Nous avons très bien vu ces beaux changements de couleur nrdes taches fraîches aussi bien que sur des taches lavées, chanlements que l'on peut même observer à l'œil nu. Mais ce qui di- ■ùnie un peu la valeur diagnostique de cette expérimentation, c'est «pie l'on observe les mêmes changements de couleur si l'on traite des tiches d'albumine, de bile ou de graisse , avec de l'acide sulfurique. C'est pourquoi le procédé de M. Hoppe est de beaucoup le plus lûr. Il traite les taches de sang soit fraîches, soit lavées, avec de l'hydrate de soude qui opère un changement très sensible sur rUmatine, comme nous l'avons nous-même vérifié. L'hydrate de >oode versé goutte à goutte sur du sang frais ou sur des taches fû contiennent encore quelques traces d'hématine, produit, après <Nqnes minutes, une coloration olive plus ou moins foncée, ^ A l'on y ajoute de l'acide acétique, immédiatement la couleur primitive reparaît rouge ou rougeêtre , ou rouge jaune. La ^uleor verte reparaît si l'on traite de nouveau avec de la soude. Aocune autre matière colorante ne présente cette réaction, et nous
t) Demaria, dans la traducUon italienne de ce traité.
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préférons beaucoup cette méthode à celle de l'acide suIAirique. TiNlte les deuxy du reste, sont faciles à expérimenter. Si les taches sont M sèches on fera bien de les imbiber avec de l'eau distillée pourn mollir l'étoffe.
A côté des recherches chimiques des taches de sang, les reekfl ehes microscopiques sont nécessaires, d'autant plus qu'une nootél découverte permet de résoudre la question avec une grande sAreM lorsque la méthode chimique est impuissante à cause de la M petite quantité de sang.
Avant tout on cherchera à découvrir s'il y a des globale! i sang, sans négliger les globules blancs dont la présence ou VA sence est d'un grand secours dans la recherche d'une taehl En traitant le sang séché, soit avec de l'eau pure, soit avec i l'eau ioduréOy on obtient des globules très visibles. S'il y a m grande quantité de globules blancs, il est probable que Ttm affaire à du pus, du muco-pus, ou à une production pathologiqn analogue. S'il y en a relativement peu , il est probable que Pd a affaire à du sang. Pour compléter la preuve microscopique de I présence du sang il faut découvrir de la fibrine. Quand elle existe o voit les globules sanguins unis les uns aux autres quand ils ont et traités par l'eau.
La découverte de L. Teichmann (1) est très importante. Il trouvé que par l'influence de l'acide acétique sur le sang on obtief des cristaux formés par la matière colorante, et qu'il a décrits sot le nom de cristaux d'hématine. Cette épreuve est surtout important pour les cas légaux dans lesquels on présente si souvent au médeci des étoffes déjà frottées ou lavées qui, par conséquent, ne permettei plus de reconnaître les globules qui sont détruits, tandis que son vent il reste encore quelque matière colorante que l'on peut pi répreuve de Teichmann parfaitement apprécier. De plus, cette op^ ration permet d'éprouver toute espèce de sang frais, sec, sali, décc
(1) Delà cristallisation des éléments organiques du sang dans Henle et PfeufTf ZeiUtchr, fUr ratinnelle Medidn, Tir, p 375.